Comment les animations vidéos de Sonic 3D ont été implémentées

L'auteur

I. Introduction

Dans cette vidéo, Jon Burton (fondateur du studio Traveller's Tales) explique comment la vidéo du logo et la vidéo de fin de partie de Sonic 3D ont pu être implémentées malgré les restrictions techniques.

II. Vidéo


Comment les vidéos de Sonic 3D ont été implémentées


III. Résumé

La vidéo du logo de SEGA et la vidéo de « game over » sont affichées à un rythme de 30 images par seconde en plein écran.

Pour réussir cela, les images de la vidéo ne sont composées que de deux couleurs. Toutefois, les images sont stockées et traitées en seize couleurs (comme pour tous les autres éléments de jeux tels que les sprites ou les fonds). Pour la plus petite résolution disponible, cela représente 28 ko de mémoire alors que la console ne peut copier que sept ko par image. Dans de telles conditions, il n'est possible d'afficher que des vidéos à quinze images par seconde.

L'animation est donc composée d'images de seize couleurs, mais animées à un rythme de 7,5 images par seconde (ce qui est lent). L'astuce pour obtenir une animation fluide est d'appliquer un masque sur les couleurs de l'image, résultant ainsi en une image ayant uniquement deux couleurs. L'animation est produite par la modification du masque. Ainsi, chaque image de 16 couleurs permet d'afficher quatre images de deux couleurs. Du côté de la console, c'est bien plus rapide, car il suffit de modifier la palette de rendu et de lire la vidéo à un rythme de 7,5 images par seconde.

Finalement, grâce à cette astuce, la vidéo ne consomme que 500 octets par image et permet donc d'atteindre jusqu'à quatre minutes et demie sur une cartouche de quatre Mo.

IV. Commenter

Vous pouvez commenter et donner vos avis dans la discussion associée sur le forum.

En complément sur Developpez.com

  

Copyright © 2017 Équipe rubrique 2D/3D/Jeux. Aucune reproduction, même partielle, ne peut être faite de ce site et de l'ensemble de son contenu : textes, documents, images, etc. sans l'autorisation expresse de l'auteur. Sinon vous encourez selon la loi jusqu'à trois ans de prison et jusqu'à 300 000 € de dommages et intérêts.