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De nombreux développeurs internationaux de jeux vidéo boycottent la GDC 2026 par crainte de l'ICE et des contrôles aux frontières des États-Unis
La politique migratoire de Trump brise les échanges tech

Le , par Stéphane le calme

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La Game Developers Conference, grand-messe annuelle de l'industrie vidéoludique, s'ouvre cette semaine à San Francisco sous de sombres auspices. Des dizaines de professionnels étrangers ont renoncé à faire le déplacement, non par manque d'intérêt, mais par peur — peur des agents de l'immigration, des contrôles aux frontières, et d'un climat politique américain jugé hostile aux minorités et aux voix dissidentes. Ce qui était jadis le carrefour incontournable du jeu vidéo mondial est en train de devenir, aux yeux d'une partie de l'industrie, un territoire à risque.

Il n'y a pas eu d'annonce officielle, pas de lettre ouverte collective, pas de boycott coordonné au sens strict. La désaffection s'est construite progressivement, en quelques mois, sur LinkedIn, dans des groupes Slack professionnels, et dans des conversations privées au sein de la communauté. Des publications sur LinkedIn et dans des groupes Slack sectoriels décrivent des développeurs annulant leurs plans, citant des opérations renforcées de l'agence américaine de contrôle de l'immigration et des douanes (ICE), des contrôles aux frontières imprévisibles, et des incidents récents très médiatisés impliquant des agents fédéraux.

Des dizaines de développeurs interrogés par Ars Technica au cours des derniers mois se disent méfiants à l'idée de voyager dans un pays qui a montré un mépris flagrant — voire une hostilité ouverte — envers la sécurité des voyageurs internationaux. C'est particulièrement vrai pour les développeurs issus de minorités, ceux qui ont une identité transgenre, et ceux qui pourraient être ciblés pour leurs opinions politiques.

La formule d'Emilio Coppola, directeur exécutif de la Godot Foundation basé en Espagne, résume à elle seule l'état d'esprit : « Je ne connais honnêtement personne qui ne soit pas américain et qui prévoie d'aller au prochain GDC. On ne s'est jamais senti vraiment en sécurité, mais maintenant nous ne sommes pas prêts à prendre le risque. »

Quatre raisons, une même conclusion

Cassia Curran, fondatrice de Curran Games Agency, a synthétisé les quatre motifs principaux invoqués par les professionnels européens et canadiens pour ne pas assister au GDC 2026. Dans l'ordre de fréquence : San Francisco est perçue comme une ville désagréable et coûteuse ; ensuite vient le souhait de protester contre l'agressivité de l'administration américaine envers leurs pays ; en troisième position, la crainte d'être contraint de divulguer ses communications sur les réseaux sociaux à la frontière (en décembre, dans une proposition de loi américaine, il était suggéré que les touristes étrangers soient tenus de divulguer leurs activités sur les réseaux sociaux des cinq dernières années, ainsi que tous leurs numéros de téléphone, adresses e-mail, adresses IP et métadonnées photographiques); et enfin, des peurs personnelles liées aux agissements d'ICE.

Ces quatre raisons forment un tableau cohérent : l'américanophobie n'est pas en cause, mais bien la combinaison d'un coût prohibitif, d'un contexte géopolitique dégradé, et d'une exposition réelle à des risques légaux et physiques. Callum Cooper-Brighting, PDG de Netspeak Games, a été particulièrement direct : « Il n'y a aucun moyen, en conscience, que j'envoie un employé là-bas si je ne suis pas prêt à prendre moi-même le risque. » Il a ajouté que son entreprise est inclusive et « woke » — des qualités qu'il ne croit pas les bienvenues aux États-Unis en ce moment.

Des incidents concrets qui alimentent la méfiance

La peur n'est pas abstraite. Elle repose sur des témoignages précis. Neha Patel, de Pamplemousse Games, a subi un interrogatoire intrusif à la douane en 2025. Le développeur franco-libanais Nazih Fares craint désormais d'être arrêté en raison de ses opinions politiques. Le développeur trans Felix Kramer décrit une « tempête parfaite » de complications liées aux documents d'identité et d'un profilage accru.

Plus saisissant encore, l'industrie a commencé à développer des réflexes qui rappellent davantage les précautions prises avant de voyager dans des zones à risque que la routine d'un déplacement professionnel en Californie. Quand des gens commencent à envoyer leurs informations de passeport à des amis au cas où ils disparaîtraient à l'aéroport, c'est un signal assez clair que la stratégie d'accueil de la conférence ne fonctionne pas.

L'activité d'ICE dans de nombreuses villes américaines, ainsi que les tirs mortels récents à Minneapolis impliquant des agents de l'agence, ont amplifié ces craintes. Renee Nicole Good a été tuée le 7 janvier, et l'infirmier de soins intensifs Alex Pretti a perdu la vie le 24 janvier. Ces deux événements, largement relayés dans les forums de développeurs, ont cristallisé une angoisse jusque...
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Avatar de Pierre Louis Chevalier
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 10/03/2026 à 13:46
C'est peut être de base un problème US certes, mais l'ICE utilise des technologies sensibles comme la reconnaissance faciale, ou l'interception de réseaux wifi, et ça peut devenir un problème dans d'autres pays, comme en France.
D'autre part le comportement de ICE affecte le monde entier, pas que les US, par exemple des Français ont été brutalement arrêtés par ICE aux USA.

Ca te concerne si tu vas aux USA parce que tu seras soumis aux règles de ICE et de Donald Trump, donc on peut par exemple te demander de fouiller ton tel et ton PC et aussi te demander tous tes comptes réseaux sociaux, et ce que tu as posté sur tous les réseaux sociaux et sur ton blog depuis 5 ans.

Ici l'intérêt pour nous, présupposés lecteurs informatique avisés, c'est de savoir quelles sont les technologies informatiques utilisés, et en quoi cela peut nous affecter maintenant, ou dans le futur.
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Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 10/03/2026 à 15:56
Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
Des dizaines de développeurs interrogés par Ars Technica au cours des derniers mois se disent méfiants à l'idée de voyager dans un pays qui a montré un mépris flagrant — voire une hostilité ouverte — envers la sécurité des voyageurs internationaux. C'est particulièrement vrai pour les développeurs issus de minorités, ceux qui ont une identité transgenre, et ceux qui pourraient être ciblés pour leurs opinions politiques.
Avoir peur de l'ICE est stupide... Si t'es aux USA légalement, t'as des documents pour le prouver.
T'as un VISA, donc il ne peut pas y avoir de problème, si on te le demande tu le montres et voilà... C'est le protocole, quand on conduit et qu'on se fait contrôler on doit montrer son permis de conduire, ben là c'est pareil...

ICE n'est pas plus violent aujourd'hui que sous Obama...

Obama était connu sous le nom "deporter in chief" :
The Obama Record on Deportations: Deporter in Chief or Not?
Barack Obama was famously labeled “deporter in chief” by critics in the immigrant-rights community, even as enforcement-first advocates accused his administration of being soft on unauthorized immigrants. Which perception is accurate? With the Obama presidency just ended, a closer examination demonstrates the administration’s record is more nuanced than either criticism would imply.
FATAL NEGLECT - How ICE ignores Deaths in Detention
There have been 56 deaths in ICE custody during the Obama administration, including six suicides and at least one death after an attempted suicide.
ACLU Obtains Documents Showing Widespread Abuse of Child Immigrants in U.S. Custody
The report is based on over 30,000 pages of documents dated between 2009 and 2014. The documents were obtained by the ACLU Foundation of San Diego & Imperial Counties and the ACLU Foundation of Arizona through a Freedom of Information Act lawsuit co-counseled with Cooley LLP. The documents feature numerous cases of shocking violence and abuse against migrant children, many of whom arrived in the United States fleeing violence in their home countries.
ACLU sues Obama administration for detaining asylum seekers as intimidation tactic
Yet, instead of releasing these families as they await their asylum hearings, which the Department of Homeland Security (DHS) has typically done, the agency now categorically detains and denies their release on bond or other conditions. The Obama administration adopted this policy — "an aggressive deterrence strategy" — following this summer's increase in mothers and children coming to the United States.

"Locking up families and depriving them of their liberty in order to scare others from seeking refuge in the U.S. is inhumane and illegal," said Judy Rabinovitz, deputy director of the ACLU's Immigrants' Rights Project. "The government should not be using these mothers and their children as pawns. They have already been through devastating experiences, and imprisoning them for weeks or months while they await their asylum hearings is unnecessary and traumatizing."
Obama était démocrate donc personne ne l'attaquait.
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Avatar de YanOps
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 10/03/2026 à 12:14
Je ne suis pas du tout dans les polémiques internationales, et je déplore d'ailleurs que dans les médias, on voie plus passer Donald Trump que n'importe quel autre élu français. Bref… Mais je trouve un peu bizarre tout ce battage médiatique autour de l'ICE. L'ICE existe depuis 2003, il y a eu aussi des morts sous les gouvernements précédents. En suivant le principe de cause à effet, est-ce que l'ICE sous Donald Trump est plus violente ? Ou est-ce que les gens sont plus violents envers les agents, ce qui provoque des réponses violentes ou des erreurs ?
Si quelqu'un peut m'expliquer, parce que je ne suis pas un expert et je n'avais jamais autant entendu parler de l'ICE avant, alors qu'au vu des chiffres, on avait les mêmes problèmes avant.
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