Selon une analyse d'études internationales réalisée par des auteurs australiens, certains joueurs dépensent plus d'argent qu'ils ne peuvent se le permettre pour acheter des coffres-surprise, ce qui laisse supposer que, pour certains d'entre eux au moins, les coffres-surprise sont potentiellement préjudiciables sur le plan financier. L'équipe a analysé des ensembles de données provenant de deux études internationales portant sur l'argent dépensé dans les coffres-surprise dans les jeux vidéo, ainsi que sur le bien-être et la détresse psychologiques.En 2018, des États comme l’Angleterre, la Nouvelle-Zélande, les Pays-Bas, ou la Belgique ont initié des actions en justice pour combattre le système des loot box ou coffres-surprise mis en place par certains éditeurs de jeux vidéo. Ils estimaient que les coffres-surprises retrouvées sur des titres comme FIFA 18 ou Overwatch pouvaient être considérées comme des jeux d’argent ou de hasard et représentaient un réel danger pour certains joueurs, notamment les plus jeunes. La justice belge avait notamment estimé que les coffres-surprise des jeux vidéo sont illégales et exposeraient les joueurs vulnérables à la dépendance.
Pour rappel, la Commission d’enrichissement de la langue française a publié en 2021 que le terme coffre-surprise est préféré au terme lootbox. Elle définit coffre-surprise comme étant un élément de jeu vidéo qui contient un ou plusieurs objets virtuels censés faciliter la progression du joueur ou enrichir son expérience d'utilisateur, ou parfois aucun objet, et dont le contenu n'est connu généralement qu'après paiement. Elle précise que les objets virtuels peuvent être, suivant les jeux, des armes, une vie supplémentaire, un bonus de temps.
Selon une analyse d'études internationales réalisée par des auteurs australiens, certains joueurs dépensent plus d'argent qu'ils ne peuvent se le permettre pour acheter des coffres-surprise, ce qui laisse supposer que, pour certains d'entre eux au moins, les coffres-surprise sont potentiellement préjudiciables sur le plan financier. L'équipe a analysé des ensembles de données provenant de deux études internationales portant sur l'argent dépensé dans les coffres-surprise dans les jeux vidéo, ainsi que sur le bien-être et la détresse psychologiques.
Bien que les études ne soient pas parvenues à un consensus sur de nombreuses conclusions, elles ont constaté que certains joueurs déclarent dépenser plus en coffres-surprise qu'ils n'ont de revenu disponible chaque mois. Elles ont également constaté que, dans certains contextes au moins, la détresse psychologique augmente et le bien-être psychologique diminue à mesure que les participants dépensent une plus grande part de leur revenu disponible dans les coffres-surprise.
Les dépenses liées aux coffres-surprise sont associées à une plus grande détresse lorsqu'elles sont normalisées par rapport au revenu disponible
Les coffres-surprise sont des récompenses aléatoires achetables disponibles dans certains jeux vidéo. Ces mécanismes présentent d'importantes similitudes psychologiques et juridiques avec les formes conventionnelles de jeu. Alors que la recherche a constamment démontré une association entre le risque de préjudice lié au jeu (tel qu'indexé par la symptomatologie du jeu problématique) et les dépenses pour les coffres-surprise, les résultats sont mitigés quant à savoir si l'achat de coffres-surprise est associé à la détresse psychologique. Les résultats divergents peuvent refléter des facteurs de confusion socio-économiques non contrôlés.
Une nouvelle étude a analysé deux ensembles de données récentes et accessibles au public pour déterminer les associations entre les achats de coffres-surprise et le bien-être et la détresse psychologiques. Les chercheurs ont trouvé des résultats divergents. Dans une étude, lorsque les dépenses liées aux coffres-surprise sont normalisées par rapport au revenu disponible des participants, elles sont associées à la détresse psychologique, ce qui se traduit par un risque accru de détresse extrême, partiellement ou totalement pris en compte par le statut de risque lié au jeu problématique. En revanche, l'autre étude, qui utilisait une échelle de détresse plus courte, n'a montré aucune relation entre les dépenses liées aux coffres-surprise et la détresse, quelle que soit la manière dont les dépenses étaient prises en compte.
Les résultats suggèrent que les dépenses liées aux coffres-surprise devraient être prises en compte dans le contexte des moyens financiers disponibles, bien qu'avec des mesures améliorées. Cette nouvelle étude concorde avec les travaux menés sur les jeux de hasard classiques, qui montrent que certains joueurs misent plus que ce qu'ils peuvent se permettre de perdre, ce qui correspond à la quintessence des définitions du préjudice financier.
Voici les commentaires des chercheurs concernant l'étude :...
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