IdentifiantMot de passe
Loading...
Mot de passe oublié ?Je m'inscris ! (gratuit)

Vous êtes nouveau sur Developpez.com ? Créez votre compte ou connectez-vous afin de pouvoir participer !

Vous devez avoir un compte Developpez.com et être connecté pour pouvoir participer aux discussions.

Vous n'avez pas encore de compte Developpez.com ? Créez-en un en quelques instants, c'est entièrement gratuit !

Si vous disposez déjà d'un compte et qu'il est bien activé, connectez-vous à l'aide du formulaire ci-dessous.

Identifiez-vous
Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ?
Créer un compte

L'inscription est gratuite et ne vous prendra que quelques instants !

Je m'inscris !

« Pourquoi Microsoft bannit-t-il mon pays l'Iran de Minecraft ? », se plaint un gamer auprès de l'entreprise qui évoque les sanctions US
Qui entraînent des élans d'affranchissement des technologies US

Le , par Patrick Ruiz

306PARTAGES

8  0 
Microsoft a banni l’Iran de Minecraft. L’entreprise a confirmé la décision au travers d’un billet de blog de réponse aux plaintes des gamers iraniens. Cette dernière s’inscrit dans le contexte plus large des sanctions américaines à l’encontre de pays considérés comme adversaires des USA. Les grandes entreprises technologiques s’alignent et sèvrent plusieurs pays de leurs technologies dont leurs services d’informatique en nuage. La situation entraîne des élans d’affranchissement des technologies américaines.


« En ce qui concerne les problèmes de disponibilité de Minecraft en Iran, ils résultent souvent du respect des lois et des sanctions internationales. Microsoft et d'autres entreprises technologiques sont parfois tenues de restreindre l'utilisation de leurs logiciels et services dans certains pays en vertu des lois et réglementations du gouvernement américain. Il ne s'agit pas d'une action contre des joueurs ou des pays individuels, mais plutôt d'une obligation légale que les entreprises doivent respecter », répond Microsoft aux plaintes d’un gamer iranien sevré d’accès au jeu en ligne Minecraft pour lequel il a pourtant déboursé de l’argent.

La Russie est la cible de sanctions similaires au travers de mesures appliquées par Amazon, Microsoft et Google

La mesure a pris effet le 20 mars 2024 : Amazon, Microsoft et Google vont sevrer les entreprises russes de leurs services d’informatique en nuage. Ces développements sont issus de la société russe Softline, qui a déclaré avoir reçu une notification directe de Microsoft et d'Amazon au sujet de la suspension. Softline a partagé cette information par différents canaux, notamment par une déclaration d'Elena Volotovskaya, vice-présidente de l'entreprise chargée des investissements, sur son canal Telegram. Selon Softline, l'arrêt de ces services signifie qu'à partir de la date spécifiée, les entreprises russes ne pourront plus utiliser ces produits en nuage, ni accéder aux données qui y sont stockées.


C’est la raison pour laquelle Vladimir Poutine multiplie les initiatives d’affranchissement des technologies américaines

Vladimir Poutine a chargé le gouvernement d’organiser la production nationale de console de jeux vidéo, de services de gaming en nuage et de systèmes d’exploitations souverains. Le gouvernement est susceptible de confier les aspects logiciels de l’initiative à la société russe VK derrière le lancement du magasin d’applications RuStore en réponse au retrait des alternatives occidentales. L’industriel GS Group spécialiste en production des systèmes électroniques est pressenti comme chargé de la fabrication en sous-traitance des appareils dans le cadre de ce projet de création de consoles de jeux vidéo, de services de gaming en nuage et de systèmes d’exploitations souverains.

Le tableau n’est pas sans faire penser au Runet – l’Internet souverain russe. L’une des idées derrière l’Internet souverain russe est de permettre à Moscou de se doter d’un poste de commandement unique à partir duquel les autorités peuvent gérer les flux d’informations dans le cyberespace russe (alias Runet) ; cela inclut la surveillance, la limitation ou le blocage de ces flux sur toute ou partie de l’étendue du cyberespace russe. Ce dernier s’appuie donc sur son propre système de noms de domaine pour lui permettre de continuer à fonctionner, ce, même s'il était coupé du web mondial. L'objectif, selon les autorités russes, est de « garantir un Internet stable, sûr et transparent. »

D’un point de vue technique, le Runet est architecturé autour de dispositifs spéciaux qui intègrent un logiciel de surveillance des milliers de points d’échange entre la Russie et le Web au sens large. Ces derniers sont chargés d’alimenter le centre névralgique d’analyse en temps réel des volumes et les types de trafic installé au sein du Roskomnadzor – le régulateur russe en matière de télécommunications.

D’après les retours des autorités russes, le premier test en 2019 s’est passé avec succès. « Il s'est avéré qu'en général, tant les autorités que les opérateurs de télécommunications sont prêts...
La fin de cet article est réservée aux abonnés. Soutenez le Club Developpez.com en prenant un abonnement pour que nous puissions continuer à vous proposer des publications.

Une erreur dans cette actualité ? Signalez-nous-la !