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Un développeur de jeux russe demande aux gamers de « hisser le drapeau pirate » suite à la décision du gouvernement russe de légaliser le piratage de logiciels
Pour contourner les sanctions

Le , par Patrick Ruiz

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8  0 
Les joueurs russes n'ont désormais plus la possibilité d'acheter des jeux sur la plupart des grandes plateformes dédiées en raison des sanctions prises à l'encontre du pays en représailles à l’opération militaire russe en Ukraine. Le développeur russe à l'origine du jeu indépendant Loop Hero encourage les clients russes à « hisser le drapeau pirate » pour s’approprier des copies du titre. La manœuvre fait suite à la décision du gouvernement russe de légaliser le piratage de logiciels afin de contourner les multiples sanctions dont le pays est victime.

La Russie est sur le coup de nombreuses sanctions : la chaîne d'information russe RT (Russia Today) a dû se retourner vers la plateforme de vidéo en ligne Rumble sur laquelle elle poursuivra ses diffusions. Google a procédé au blocage des applications mobiles liées à RT et Sputnik sur sa boutique d’applications Play en Europe, les spécialistes de la filière IT ne peuvent subvenir à leurs besoins en raison des restrictions imposées par Visa et Mastercard, etc. Red Hat a interrompu ses ventes et services en Russie et en Biélorussie, etc.

« En ces temps difficiles, nous ne pouvons qu'aider tout le monde à hisser le drapeau pirate (avec le vpn) pour entrer en possession du jeu », commente-t-il après avoir pris soin de publier un lien vers une copie du jeu sur un populaire tracker de torrents russe. Le développeur souligne en sus que les joueurs souhaitant offrir des dons doivent s'abstenir. « La vérité est que tout va bien pour nous. Envoyez ce soutien à votre famille et à vos amis en ce moment difficile », précise-t-il.

Une décision qui fait suite à celle du gouvernement russe de légaliser le piratage de logiciels

Le ministère russe du Développement économique a publié récemment un document qui présente en détail les différentes mesures qu'il entend mettre en place pour alléger les sanctions qui frappent l'État et les Russes.

Le projet est intitulé "Plan d'action prioritaire pour assurer le développement de l'économie russe dans les conditions de pression des sanctions extérieures". Selon les autorités russes, si ces mesures sont adoptées, elles toucheront les titulaires de droits d'auteur, de brevets et de marques qui agissent contre les intérêts de la Russie. Le point 6.7.3 vise à résoudre le problème des sociétés étrangères qui révoquent ou qui refusent de délivrer des licences de logiciels. En l'état actuel de la législation, les logiciels sans licence sont illégaux, mais si les nouvelles mesures sont adoptées, dans certains cas, le piratage de logiciels deviendra non punissable.


Concrètement, ces nouvelles mesures proposent "l'exonération de responsabilité pour l'utilisation de logiciels sans licence dans la Fédération de Russie, détenus par un titulaire de droits d'auteur de pays ayant soutenu les sanctions". « Annulation de la responsabilité pour l'utilisation de logiciels (SW) sans licence dans la Fédération de Russie, appartenant à un titulaire de droits d'auteur de pays ayant soutenu les sanctions », indique la mesure proposée. Tel qu'elle est rédigée, la proposition couvre à la fois la responsabilité civile et pénale (Code des infractions administratives et Code pénal de la Fédération de Russie).

Elle indique également que tant que les sanctions sont en place, le piratage de logiciels pour lesquels il n'existe pas d'alternatives russes serait autorisé. L'on ne sait pas exactement comment cela pourrait se passer pour les services accessibles via le cloud, mais l'objectif global est de faciliter la transition de la Russie de la dépendance aux produits des sociétés étrangères vers des solutions développées dans le pays. Compte tenu de l'ampleur de cette entreprise, le piratage de logiciels risque de devenir la norme pour les années à venir. Les centres de recherches sur les technologies clés devraient être les cibles prioritaires.

En outre, le point 6.7.1 du document propose l'introduction d'un mécanisme de licence obligatoire pour les programmes informatiques et les bases de données, donnant au gouvernement les "droits sur une invention, un modèle d'utilité, un dessin industriel en rapport avec des programmes informatiques, des bases de données, des topologies de circuits intégrés". La Russie a également un plan pour les importations parallèles, c'est-à-dire les produits importés d'un autre pays sans l'autorisation du propriétaire de la propriété intellectuelle. Ce plan devrait frapper durement les propriétaires de droit d'auteur et marques.

Comme la Fédération devra importer beaucoup de choses sans autorisations officielles, le gouvernement russe envisage de supprimer la responsabilité en cas de violation des droits exclusifs, y compris les droits d'auteur et les marques. Par ailleurs, un parlementaire suggère de lever l'interdiction de RuTracker. En effet, vendredi dernier, le site d'information Gazeta.ru a rapporté que le politicien russe Dmitry Ionin avait suggéré que, face aux sociétés occidentales qui refusent de sortir de nouveaux films en Russie, les citoyens pourraient peut-être se tourner vers le tristement célèbre site de torrents RuTracker.

Cela a donné lieu à des spéculations selon lesquelles RuTracker, qui est bloqué de manière "permanente" par les fournisseurs d'accès à Internet en Russie en raison de violations répétées des droits d'auteur, pourrait être débloqué pour servir les citoyens locaux. Les utilisateurs d'un FAI, MTS, ont par la suite signalé qu'ils pouvaient accéder au site, mais les raisons de ce déblocage ne sont pas claires. Un vérificateur de liste de blocage exploité par le groupe de défense des droits numériques Roskomsvoboda montre que les principaux domaines du site sont toujours bloqués.

Source : réseau social VK

Et vous ?

Quel est votre avis sur le sujet ?
Que pensez-vous de ces mesures exceptionnelles de la Russie pour contourner les sanctions ?
Quels pourraient être les impacts de ces mesures sur les entreprises ou sur le monde informatique en général ?

Voir aussi :

L'Ukraine acceptée au centre de cyberdéfense de l'OTAN, apprès le refus de l'ICANN de couper la Russie de l'Internet mondial

La demande de l'Ukraine de couper la Russie de l'Internet mondial a été rejetée, le fonctionnement de l'Internet n'est pas politisé repond l'ICANN

L'Ukraine fait pression pour débrancher la Russie d'Internet, les experts estiment que cela pourrait être un désastre

Microsoft identifie et atténue de nouveaux malware ciblant l'Ukraine « en 3 heures », une opération qui aurait duré des semaines voire des mois il y a quelques années, selon le VP de la sécurité

L'Ukraine affirme que son "armée informatique" a mis hors service des sites Web clés de la Russie, ce qui montre que la ligne de front cybernétique entre les deux pays s'intensifie

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Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 07/09/2022 à 12:50
Une « liste de courses » qui a fuitée révèle la technologie de guerre dont la Russie a le plus « désespérément » besoin,
l'Ukraine affirme que l'arsenal militaire russe a diminué de près de moitié.

Cette semaine, le Premier ministre ukrainien Denys Shmyhal a déclaré qu'il s'attend à ce que la diminution de l'accès à la technologie soit la force motrice pour conjurer les attaques en cours de la Russie. Depuis qu'elle a envahi l'Ukraine, la Russie a passé des mois à brûler près de la moitié de la technologie militaire critique de son arsenal, et maintenant Politico a partagé une « liste de courses » divulguée de la technologie que la Russie cherche de toute urgence pour reconstituer son stock. « Selon nos informations, les Russes ont déjà dépensé près de la moitié... de leur arsenal d'armes », a déclaré Shmyhal à Politico.

Parmi environ deux douzaines de technologies dont la Russie a « le plus désespérément » besoin pour continuer son offensive, figure des micropuces fabriquées par huit entreprises technologiques américaines auxquelles l'Amérique espère empêcher la Russie d'accéder par le biais de sanctions.

Ces sociétés comprennent Marvell, Intel, Holt, ISSI, Microchip, Micron, Broadcom et Texas Instruments. Cependant, les sanctions ne peuvent aller que jusqu'à limiter la distribution de ces entreprises, car la Russie se tournera probablement vers des tiers ou des marchés non réglementés pour combler le vide.


Ce sont les micropuces qui pourraient mettre un terme à l'offensive de Vladimir Poutine. Six mois après son invasion de l'Ukraine, la Russie serait étranglée par un grave déficit technologique infligé par les sanctions.

Après avoir tiré bien plus de puissance de feu de leurs missiles qu'ils ne l'avaient prévu à l'origine, les soldats de Moscou s'appuieraient désormais de plus en plus sur d'anciens stocks de munitions primitives de l'ère soviétique, tandis que les forces ukrainiennes armées par l'Occident se battent pour renverser la vapeur dans une contre-offensive au sud avec des frappes ponctuelles sur des décharges de munitions et des infrastructures clés telles que des ponts.

Kyiv est parfaitement consciente que l'issue de la guerre dépendra probablement de la question de savoir si la Russie trouvera un moyen de retrouver l'accès aux puces de haute technologie et s'efforce de s'assurer qu'elle ne les obtiendra pas. Afin de signaler le danger, l'Ukraine envoie des avertissements internationaux indiquant que le Kremlin a dressé des listes d'achats de semi-conducteurs, transformateurs, connecteurs, boîtiers, transistors, isolants et autres composants, la plupart fabriqués par des entreprises aux États-Unis, en Allemagne, aux Pays-Bas, le Royaume-Uni, Taïwan et au Japon, entre autres, dont il a besoin pour alimenter son effort de guerre.

Le message est clair : ne laissez pas les Russes mettre la main sur ces gadgets.

Poilitico a vu l'une des listes russes, qui est divisée en trois catégories prioritaires, des composants les plus critiques aux moins. Elle inclut même le prix par article que Moscou s'attend à payer, jusqu'au dernier kopeck. Bien que Politico n'ait pas pu vérifier de manière indépendante la provenance de la liste, deux experts des chaînes d'approvisionnement militaires ont confirmé qu'elle était conforme à d'autres résultats de recherche sur l'équipement et les besoins militaires de la Russie.

À première vue, la Russie ne devrait pas être en mesure d'acquérir la technologie la plus sensible des listes. Avec seulement une technologie domestique très basique, le Kremlin s'est appuyé sur des acteurs clés aux États-Unis, dans l'UE et au Japon pour les semi-conducteurs au cours des dernières années et ceux-ci devraient être hors de portée grâce aux sanctions. La difficulté serait de savoir si un pays intermédiaire comme la Chine devait acheter des technologies, puis les revendre à Moscou. Dans les cas extrêmes, les Russes semblent récupérer les puces des appareils électroménagers comme les réfrigérateurs.

Le Premier ministre ukrainien Denys Shmyhal a souligné que la guerre était arrivée à un point d'inflexion où l'avantage technologique s'avérait décisif.

« Selon nos informations, les Russes ont déjà dépensé près de la moitié... de leur arsenal d'armement », a-t-il déclaré à Politico.

Il a ajouté que l'Ukraine estimait que la Russie n'avait plus que « quatre douzaines » de missiles hypersoniques. « Ce sont ceux qui ont de la précision et de l'exactitude en raison des micropuces dont ils disposent. Mais à cause des sanctions imposées à la Russie, les livraisons de cet équipement à puce de haute technologie … se sont arrêtées et ils n'ont aucun moyen de reconstituer ces stocks ».

Des puces, encore des puces

Sur les 25 articles que la Russie recherche le plus désespérément, presque tous sont des micropuces fabriquées par les sociétés américaines Marvell, Intel, Holt, ISSI, Microchip, Micron, Broadcom et Texas Instruments. Pour compléter la liste, les puces de la société japonaise Renesas, qui a acquis la société américaine IDT*; l'allemand Infineon, qui a acquis la société américaine Cypress ; les microcircuits de la firme américaine Vicor ; et connecteurs de la société américaine AirBorn. Certains des articles peuvent être facilement trouvés chez les détaillants d'électronique en ligne, tandis que d'autres sont en rupture de stock depuis des mois en raison de la pénurie mondiale de micropuces.

L'article le moins cher sur la liste des priorités, l'émetteur-récepteur Ethernet gigabit 88E1322-AO-BAM2I000 fabriqué par Marvell, peut apparemment être acheté par Moscou pour 430,83 roubles pièce, soit environ 7 €. L'article le plus cher, un réseau de portes programmables sur le terrain 10M04DCF256I7G fabriqué par Intel, peut être acheté à 66 815,77 roubles ou 1 107 € chacun, selon la liste (avant la pénurie de puces, il aurait coûté moins de 20 €).


Priorité 1 (importance critique)

En ce qui concerne la liste des priorités moyennes, des entreprises telles que l'allemand Harting et le néerlandais Nexperia (qui a été acquis par la société technologique chinoise Wingtech en 2019) figurent en bonne place. Les Russes sont à la recherche d'une gamme de boîtiers et de connecteurs Harting, selon la liste, y compris les 09 03 000 6201 et 09 03 000 6104, ainsi que les onduleurs 74LVC1G14GV, 125 de Nexperia/NXP et 74LVC244APW, 112 tampons octaux/pilotes de ligne.

James Byrne, directeur du renseignement et de l'analyse open source au sein du principal groupe de réflexion sur la défense et la sécurité RUSI, a déclaré qu'il est probable que la Russie achète des stocks de puces électroniques occidentales et d'autres équipements essentiels depuis des années, mais qu'elle pourrait maintenant s'épuiser.

Le programme d'approvisionnement militaire russe est « vaste, il est bien financé et ils ont une énorme base militaire et industrielle produisant des trucs », a déclaré Byrne. « Mais maintenant qu'ils en ont tellement dépensé en Ukraine, ils ont besoin d'un grand volume de nouveaux approvisionnements. Et les sanctions vont leur compliquer la tâche... Ils vont donc devoir prioriser les choses critiques, et c'est pourquoi nous voyons ces documents. Nous pensons évidemment qu'ils se bousculent pour sécuriser les approvisionnements ».

La réaction de certaines entreprises concernées de l'industrie des puces

« Nous prenons au sérieux notre responsabilité en tant que bonne entreprise citoyenne », a déclaré Brian Thorsen, porte-parole de Microchip. « Conformément aux lois sur l'exportation, et parce que les actions de la Russie contre l'Ukraine sont contraires à nos valeurs directrices, Microchip a cessé ses expéditions vers des clients en Russie, en Biélorussie et dans des régions sanctionnées en Ukraine ».

« Depuis plus d'une décennie, toutes les ventes d'Intel en Russie passent par des distributeurs qui sont tenus de se conformer aux contrôles américains à l'exportation », a déclaré Penny Bruce, directrice des communications d'entreprise d'Intel. « Intel a suspendu toutes les livraisons aux clients en Russie et en Biélorussie et continuera de se conformer à toutes les réglementations et sanctions applicables à l'exportation dans les pays dans lesquels il opère. Cela inclut le respect des sanctions et des contrôles à l'exportation contre la Russie et la Biélorussie émis par les États-Unis et les nations alliées. »

En mars, Marvell a publié une déclaration similaire adressée aux partenaires commerciaux*: « Marvell arrête toutes les transactions de ses produits directement et indirectement avec des clients basés en Russie, en Biélorussie, dans les régions de la République populaire de Donetsk (DNR) et de la République populaire de Luhansk (LNR) en Ukraine ».

Politico a rapporté que certaines des pièces technologiques recherchées par la Russie pourraient encore être facilement accessibles et introduites clandestinement en Russie via des marchés en ligne non réglementés, mais d'autres produits sont depuis longtemps en rupture de stock dans le monde.

Sans plus de micropuces - ainsi que d'autres articles sur la liste de courses du Kremlin comme « les semi-conducteurs, les transformateurs, les connecteurs, les boîtiers, les transistors, les isolants et d'autres composants » - la Russie pourrait perdre sa technologie de missile la plus puissante et peut-être même être forcée de se retirer du conflit.

Des failles dans le blocus

Depuis sa dernière invasion de l'Ukraine en février, les pays occidentaux ont renforcé les sanctions contre la Russie, ciblant de plus en plus ses chaînes d'approvisionnement de micropuces pour diminuer ses capacités militaires. Les nouvelles sanctions s'ajoutent à des années de contrôles plus stricts des ventes de puces - qui relèvent souvent des "biens à double usage" car elles sont utilisées à la fois dans des applications militaires et civiles - en vertu d'accords internationaux tels que l'arrangement de Wassenaar ainsi que de la législation européenne récente.

Les experts avertissent que ces régimes de contrôle des exportations échouent trop souvent à arrêter les transferts de technologie vers des acteurs et des entités indésirables.

« Une fois que les puces ont quitté l'usine, il est très difficile de savoir avec certitude où elles finissent », a déclaré Diederik Cops, chercheur principal en exportations et commerce d'armes au Flemish Peace Institute, un organisme de recherche lié au parlement flamand.

Cops a déclaré que les entités russes fournissant l'armée disposaient de différentes manières pour acquérir des biens essentiels, allant de les acheter sur des marchés en ligne non réglementés à l'utilisation de boutiques tierces et de sociétés de boîtes aux lettres pour faire entrer en contrebande des kits de haute technologie dans le pays.

« Des pays comme la Corée du Nord et l'Iran ont accumulé des années d'expertise pour contourner les sanctions. La Russie s'est sûrement préparée à y faire face au cours des derniers mois... Les Russes peuvent également s'appuyer sur une expertise historique pour mettre en place de tels canaux : c'était la routine pendant la guerre froide. Et il a de longues frontières avec les pays voisins et un vaste réseau d'États alliés avec lesquels travailler », a déclaré Cops.

Les États-Unis, l'Europe et d'autres alliés occidentaux ont mis en place des régimes de licences pour empêcher les entreprises d'exporter de la technologie militaire potentielle à des clients qui pourraient être considérés comme un risque pour leur sécurité. Mais « c'est un énorme défi de surveiller les canaux de prolifération illégaux, et même les canaux légaux, pour voir qui est l'utilisateur final », a déclaré Cops.

Les sanctions imposées depuis l'invasion de février visaient à combler les lacunes et à resserrer davantage la vis de l'armée russe.

Source : Politico

Et vous ?

Cela vous semble-t-il crédible ? Pourquoi ?
Quelle lecture en faites-vous ?

Voir aussi :

Les États-Unis restreignent le commerce avec quatre sociétés informatiques et d'autres entités, pour combattre les groupes de piratage russes
Les États-Unis prévoient une contre-attaque cybernétique "agressive" contre la Russie, dans le cadre d'un changement majeur de tactique destiné à servir d'avertissement aux puissances rivales
« La Russie est prête à extrader des cybercriminels vers les États-Unis sur une base réciproque », déclare Vladimir Poutine, avant le prochain échange sur la sécurité avec son homologue américain
La Russie a été exclue de la réunion virtuelle de 30 pays pour lutter contre les ransomwares dirigée par les États-Unis, car les gangs de ransomware russes opéreraient avec l'approbation du Kremlin
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Avatar de micka132
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 07/09/2022 à 14:22
Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
Des failles dans le blocus
Le gros problème de l'occident c'est qu'elle se prend pour le monde. La faille est simplement là...il n'y a qu'un blocus occidental(isé), pas du monde.
16  2 
Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 07/09/2022 à 15:00
Depuis quand un service secret partage les infos qu'il a volé à ses adversaires aux médias et à la populace en général?

Et ben mon bon monsieur, depuis la guerre en Ukraine! Pas un jour sans que l'on nous abreuve d'une news percutante sur les maladies mortelles dont est victime le sieur Poutine ou l'état de délabrement de son armée...

Perso, je n'aime pas être pris pour un con! Donc, j'invite Zelenski et autres comiques qu'ils soient occidentaux ou russes a garder leur info "secrètes" pour eux! Pour la bonne est simple raison que les info fournies avec tant de générosité à la populace sont en réalité que de la propagande!!!

Définition du mot "propagande"? Action exercée sur l'opinion pour l'amener à avoir et à appuyer certaines idées

PS: La réalité du terrain nous dira assez tôt ce qui est vrai et ce qui est faux: Soit on enterre Poutine avant l'hiver et les armées russes partent en courant direction Moscou, soit les russes vont nous pourrir les 10 prochains hivers!!!

Pensée émue pour la France qui compte acheter l'électricité qui lui manque cet hiver à l'Allemagne qui elle compte acheter à la France l'électricité qui lui manque cet hiver avec la Suisse qui met tout le monde d'accord en se proposant d'acheter l'électricité qui lui manque cet hiver à la France ET à l'Allemagne
16  2 
Avatar de Bill Fassinou
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 15/04/2022 à 18:13
Les entreprises technologiques se joignent aux sanctions imposées à la Russie dans le cadre de la guerre en Ukraine
une situation qui pourrait paralyser l'industrie technologique russe

L'invasion de l'Ukraine par la Russie le 24 février dernier n'a pas laissé les grandes entreprises technologiques indifférentes. De Nvidia à Intel en passant par Amazon et Microsoft, un grand nombre d'entreprises informatiques ont pris des sanctions contre la Russie et ont suspendu tout ou partie de leurs activités dans le pays. Certaines de ces sanctions découlent directement des mesures prises par les gouvernements occidentaux contre la Russie. Cela a mis l'industrie technologique russe dans un mauvais état.

Le conflit russo-ukrainien a montré à quel point l'industrie technologique est importante et stratégique pour un pays. Elle peut de fait être utilisée pour paralyser son économie toute entière. Dans le cas présent, l'exportation de nombreuses technologies vitales et susceptibles d'être utilisées par Moscou pour la construction d'armes ou d'infrastructures militaires a été interdite. Il s'agit notamment des semiconducteurs et autres produits microélectroniques, des équipements de télécommunications, des capteurs, des technologies aérospatiales, des systèmes de navigation, des équipements navals, pour ne citer que ceux-là.



D'autres technologies grand public ont également été interdites ou l'accès a été restreint pour les Russes, notamment YouTube et Google Play, Apple Pay, Netflix, Spotify, etc. Voici un aperçu de ce qui s'est passé dans la sphère informatique depuis le 24 février.

Les entreprises suivantes ont arrêté les publicités ou supprimé la possibilité de les monétiser en Russie :

  • 25 février : Meta a interdit aux médias d'État russes de diffuser des publicités ou de monétiser dans le monde entier ;
  • 25 février : Twitter a temporairement interrompu les publicités en Ukraine et en Russie afin de mettre en avant les "informations critiques pour la sécurité publique" ;
  • 2 mars : Snap a mis en pause les publicités sur l'application Snapchat en Russie, en Biélorussie et en Ukraine ;
  • 3 mars : Alphabet a suspendu toutes les publicités en Russie, couvrant la recherche, YouTube et les partenaires d'édition ;
  • 7 mars : Apple a suspendu les publicités sur l'App Store en Russie ;
  • 10 mars : Google Play et YouTube ont suspendu les fonctions de monétisation et les services de paiement en Russie ;
  • 23 mars : Google a déclaré qu'il ne laisserait pas les chaînes, les sites Web ou les applications de YouTube vendre des publicités qui rejettent la guerre.


Certaines entreprises ont restreint ou étiqueté les chaînes d'information d'État russes, notamment RT et Sputnik, et la désinformation russe, ou ont mis fin aux liens avec les moteurs de recherche russes :

  • 28 février : Roku a supprimé RT de son magasin de chaînes ;
  • 28 février : TikTok a interdit aux organisations d'information soutenues par l'État d'accéder à leurs comptes ;
  • 1er mars : Meta a restreint l'accès aux médias d'État russes RT et Sputnik dans l'UE ;
  • 1er mars : DuckDuckGo a mis en pause sa relation avec le moteur de recherche russe Yandex ;
  • 2 mars : Reddit a interdit les liens vers les médias russes soutenus par l'État sur l'ensemble de son site ;
  • 3 mars : Spotify a supprimé tout le contenu de Sputnik et de RT ;
  • 4 mars : Telegram a interdit les médias d'État russes suite à la pression de l'Europe pour supprimer les chaînes ;
  • 8 mars : Instagram a déclassé les posts des médias d'État russes sur ses flux, en abaissant leur priorité dans la file d'attente des Stories et en donnant un avertissement aux gens avant qu'ils ne partagent à nouveau du contenu provenant de médias contrôlés par l'État ;
  • 10 mars : DuckDuckGo a décidé de déclasser les informations provenant des sites associés à l'État russe ;
  • 11 mars : YouTube a bloqué l'accès aux chaînes associées aux médias d'État russes dans le monde entier.


Les entreprises suivantes ont cessé leurs ventes en Russie :

  • 1er mars : Apple a coupé la Russie de "toutes les ventes de produits" ;
  • 3 mars : CD Projekt Group, développeur des jeux The Witcher, a interrompu toutes les ventes de ses produits en Russie et en Biélorussie ;
  • 4 mars : Samsung a interrompu ses expéditions de produits vers la Russie, suspendant les exportations de produits tels que les puces, les smartphones et l'électronique grand public ;
  • 4 mars : Microsoft a suspendu les nouvelles ventes de produits et de services en Russie ;
  • 4 mars : Activision Blizzard a arrêté les nouvelles ventes de ses jeux en Russie ;
  • 5 mars : Epic Games a annoncé qu'il "arrête le commerce" en Russie ;
  • 9 mars : Sony a suspendu les ventes de logiciels et de matériel en Russie.


Les entreprises suivantes ont interrompu leurs activités en Russie, cessé d'y prendre de nouveaux clients ou coupé la Russie de leurs services :

28 février : Netflix a déclaré qu'il n'ajouterait aucune chaîne russe à son service ;
1er mars : Mastercard et Visa ont bloqué l'accès des banques russes à leurs réseaux ;
3 mars : Spotify a fermé son bureau en Russie pour une durée indéterminée ;
3 mars : PayPal a suspendu ses services en Russie, affectant également son service de transfert d'argent Xoom ;
4 mars : Amazon Web Services (AWS) a cessé d'accepter de nouveaux clients en Russie ;
4 mars : Cogent Communications, un fournisseur de services Internet basé aux États-Unis, a interrompu ses services aux clients russes ;
6 mars : TikTok a suspendu les diffusions en direct et le téléchargement de nouveaux contenus en Russie ;
6 mars : Netflix suspend totalement ses services en Russie ;
7 mars : les sociétés de technologie d'entreprise EPAM Systems et Luxoft ont annoncé qu'elles coupaient leurs liens avec la Russie ;
7 mars : WeWork a cessé ses activités en Russie, interrompant ses plans d'expansion et se séparant de ses opérations dans la région ;
9 mars : Lumen, un fournisseur de services Internet basé aux États-Unis, a cessé ses activités en Russie ;
9 mars : Sony a interrompu les opérations du Playstation Store dans le pays ;
9 mars : Bumble a cessé ses activités en Russie et a retiré ses applications des boutiques Apple et Google dans le pays ;
9 mars : Amazon a cessé d'expédier des produits depuis son site de vente au détail et a restreint l'accès à Amazon Prime en Russie ;
16 mars : Qualcomm a déclaré qu'il cesserait de vendre des produits aux entreprises russes ;
25 mars : Spotify a annoncé qu'il allait "suspendre complètement" son service en Russie ;
5 avril : Intel a suspendu toutes ses opérations commerciales en Russie.

D'autres entreprises telles que Taiwan Semiconductor Manufacturing Company (TSMC), Nvidia, l'allemand SAP, Oracle, Nokia IBM, Cisco font également partie du lot. Du point de vue des Russes, le fait que TSMC se soit également joint à l'interdiction risque de peser encore plus lourd. En effet, les sociétés russes de semiconducteurs telles que Baikal, MCST, Yadro et STC Module conçoivent elles-mêmes leurs puces, mais les font produire par le fabricant sous contrat taïwanais.

Il est donc possible que la Russie soit complètement bloquée en matière d'approvisionnement en semiconducteurs pour le moment, d'autant plus que des fournisseurs tels que Samsung, Micron et SK Hynix ont également suspendu toutes leurs livraisons.

Et vous ?

Quel est votre avis sur le sujet ?
Que pensez-vous du nombre important de sociétés technologiques qui ont sanctionné la Russie ?
Selon vous, ces entreprises ont-elles fait le bon choix ? Pourront-elles reprendre leurs activités en Russie après le conflit ?
Selon vous, quels messages cela envoie-t-il aux gouvernements du monde ?
Quelles questions cela soulève-t-il du point de vue de la souveraineté numérique ?
Pensez-vous que ces entreprises en ont fait plus que témoigner leur solidarité envers les Ukrainiens ?

Voir aussi

YouTube et Google Play suspendent tous les services basés sur le paiement en Russie, y compris les abonnements, les sanctions occidentales commencent à poser des problèmes bancaires dans le pays

Les grandes entreprises technologiques se retirent de Russie, dont Google, Apple, Samsung, Netflix et Spotify, cela pourrait créer une opportunité pour les entreprises chinoises comme Xiaomi

Google a désactivé les données de trafic Maps en Ukraine pour protéger les citoyens, les données de Google Maps pourraient être dangereuses pendant l'invasion
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Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 20/04/2022 à 23:13
L'industrie technologique russe fait face à la « fuite des cerveaux » : plus de 50 000 professionnels de l'IT ont quitté le pays,
100 000 autres envisagent de faire de même dans les prochains mois

Plus de cinquante mille professionnels IT russes ont délaissé leur pays suite à l'invasion de l'Ukraine fin février. Selon un groupe commercial de l'industrie technologique russe, cent mille autres professionnels de l'informatique voudraient faire de même dans les prochains mois. La plupart de ces informaticiens russes sont allés en Arménie, en Turquie, aux Emirats Arabes Unis et en Géorgie, des choix orientés par le fait qu'ils n'avaient pas besoin d'un visa pour se rendre dans ces pays. Les autorités russes ont entre-temps pris des mesures pour s'opposer à l'exode des informaticiens, proposant entre autres des avantages fiscaux et la possibilité de plus facilement contracter un prêt hypothécaire pour l'achat d'une habitation. Selon une estimation, la Russie compte un à deux millions de professionnels IT.

Depuis que leur pays a envahi l'Ukraine, les travailleurs russes de la technologie sont partis par milliers. Ils semblent déterminés à reconstruire leur vie et leurs entreprises dans d'autres pays. Début mars, quelques jours après que la Russie a envahi l'Ukraine et a commencé à réprimer la dissidence dans son pays, Konstantin Siniushin, un capital-risqueur à Riga, en Lettonie, a aidé à affréter deux avions hors de Russie pour aider les gens à fuir.

Les deux avions sont partis de Moscou, transportant des techniciens de la capitale russe ainsi que de Saint-Pétersbourg, Perm, Ekaterinbourg et d'autres villes. Ensemble, les avions ont déplacé environ 300 développeurs de logiciels, entrepreneurs et autres spécialistes de la technologie hors du pays, dont 30 travailleurs russes de start-up soutenues par Siniushin.

Les avions ont volé vers le sud au-delà de la mer Noire jusqu'à Erevan, la capitale de l'Arménie, où des milliers d'autres travailleurs technologiques russes ont fui dans les semaines qui ont suivi l'invasion. Des milliers d'autres ont pris l'avion pour la Géorgie, la Turquie, les Émirats arabes unis et d'autres pays qui acceptent les citoyens russes sans visa.

Le 22 mars, un groupe commercial de l'industrie technologique russe estimait qu'entre 50 000 et 70 000 travailleurs de la technologie avaient quitté le pays et que 70 000 à 100 000 supplémentaires suivraient bientôt. Ils font partie d'un exode beaucoup plus important de travailleurs de Russie, mais leur départ pourrait avoir un impact encore plus durable sur l'économie du pays.


L'impact potentiel de cet exode

L'exode changera fondamentalement l'industrie technologique russe, selon des entretiens avec plus de deux douzaines de personnes qui font partie de la communauté soudée des travailleurs technologiques russes à travers le monde, dont beaucoup ont quitté le pays ces dernières semaines. Une industrie autrefois considérée comme une force montante dans l'économie russe perd de vastes pans de ses travailleurs. Elle perd bon nombre des jeunes esprits brillants qui bâtissent des entreprises pour l'avenir.

« La plupart des travailleurs technologiques russes font partie du marché mondial. Soit ils travaillent pour des entreprises mondiales, soit ce sont des entrepreneurs technologiques qui essaient de créer de nouvelles entreprises pour le marché mondial », a déclaré Siniushin par l'intermédiaire d'un interprète de son bureau à Riga. « Alors ils quittent le pays ».

Le récent exode renverse 10 à 15 ans d'élan dans l'industrie technologique russe, a déclaré Konstantin Sonin, économiste à la Harris School of Public Policy de l'Université de Chicago, qui a immigré de Russie aux États-Unis. « C'est maintenant comme dans les années 90, quand quiconque était capable de déménager a quitté le pays », a-t-il déclaré.

La technologie est une petite partie de l'économie russe par rapport aux industries de l'énergie et des métaux, mais elle a connu une croissance rapide. La perte de nombreuses personnes jeunes, éduquées et tournées vers l'avenir pourrait avoir des ramifications économiques pour les années à venir, ont déclaré des économistes.

« L'impact à long terme peut être plus important que l'impact à court terme », a déclaré Barry Ickes, chef du département d'économie de l'Université d'État de Pennsylvanie, spécialisé dans l'économie russe. « En fin de compte, la Russie doit diversifier son économie loin du pétrole et du gaz, et elle doit accélérer la croissance de la productivité. La technologie était un moyen naturel de le faire ».

Les raisons des départs sont multiples

Les travailleurs ont quitté le pays parce qu'ils s'opposaient à l'invasion de l'Ukraine par la Russie, ne voulaient plus vivre sous le régime de Poutine, craignaient de ne pas pouvoir s'exprimer s'ils restaient et/ou craignaient pour leur futur. Travaillant dans la technologie, une industrie relativement lucrative, ils avaient de l'argent pour fuir le pays. Et comme les autres travailleurs de la technologie dans le monde, ils pouvaient continuer leur travail de n'importe où avec un ordinateur portable et une connexion Internet.

D'autres sont partis parce que leurs entreprises les ont renvoyés.

Après que des gouvernements étrangers ont imposé des sanctions à la Russie et que de nombreuses entreprises américaines et européennes ont cessé d'y vendre des produits ou ont interdit l'accès aux services bancaires et Internet, certains travailleurs technologiques russes n'avaient pas les outils nécessaires pour faire leur travail. De plus, les entreprises ont eu du mal à les payer.

Certains travaillaient pour des entreprises basées en Russie et d'autres pour des entreprises ayant leur siège social ailleurs. De nombreuses start-ups aux États-Unis et en Europe – dont beaucoup ont été fondées par des entrepreneurs nés en Russie – s'appuyaient sur des développeurs logiciels, des ingénieurs et d'autres travailleurs de la technologie en Russie. Pour les entrepreneurs russes vivant à l'étranger, ces travailleurs n'étaient pas aussi chers que les spécialistes de la Silicon Valley et d'autres régions des États-Unis.


Les zones privilégiées

StudyFree, une start-up de San Francisco qui aide les étudiants à trouver des bourses et des subventions universitaires, employait environ 30 travailleurs en Russie, mais les garder là-bas est devenu un handicap, alors l'entreprise les a contraint à se déplacer, a déclaré Dasha Kroshkina, fondatrice de l'entreprise d'origine russe. .

En mars, un groupe qui offrait des conseils et d'autres aides aux personnes se déplaçant de Russie à Erevan (capitale de l'Arménie) sur l'application de messagerie Internet Telegram est passé à 18 000 membres. Pendant les journées de travail, les travailleurs russes de la technologie ont rempli les cafés et autres espaces publics, et alors qu'ils cherchaient des logements, les prix des loyers ont considérablement augmenté, selon de nombreuses personnes qui ont travaillé pour trouver des appartements via le groupe Telegram.

« Nous n'avons pas assez d'appartements de qualité pour les personnes très éduquées avec des salaires élevés et des normes élevées », a déclaré Aram Shahbandarian, un ancien employé de Google basé à Erevan qui aide de nombreux Russes à s'installer dans la ville. 1 Erevan est en train de craquer ».

Vahan Kerobyan, ministre arménien de l'Économie, a déclaré dans une interview qu'en tant que pays ayant une relation stratégique avec la Russie, il ne pouvait pas dire qu'il encourageait les entreprises à se retirer de Russie, mais que si les entreprises décidaient de quitter la Russie, alors son pays était près à les accueillir.

« La communauté technologique arménienne apporte son soutien à ses amis russes, et le gouvernement voudrait donner aux entreprises russes un endroit agréable et pas trop cher où elles peuvent travailler », a-t-il déclaré. Kerobyan a estimé que 43 000 personnes avaient quitté la Russie pour l'Arménie, dont la moitié détenaient des passeports russes et l'autre moitié des passeports arméniens.

Miro, une société américaine de logiciels, a affrété des vols vers Erevan pour ses employés russes et les a transférés dans deux hôtels au cœur de la ville, a déclaré Kerobyan. X-tensive, une société de développement de logiciels en Russie, a également déménagé ses employés dans la ville arménienne car son principal client, ServiceTitan, y a un bureau, a-t-il déclaré.

Miro a déclaré publiquement qu'elle déplaçait ses travailleurs hors de Russie. X-tensive n'a pas fait de déclaration publique.

Beaucoup de ces travailleurs peuvent éventuellement aller ailleurs car les restrictions de visa les obligent à quitter leur domicile actuel après un certain nombre de jours. Beaucoup ne savent pas où ils pourraient aller. D'autres envisagent de déménager dans des pôles technologiques prometteurs plus éloignés, tels que Dubaï et Lisbonne.

Les incitations du gouvernement pour conserver ses professionnels de l'IT

Artem Taganov, fondateur et directeur général d'une start-up russe appelée HintEd, a déclaré qu'il connaissait environ 70 fondateurs d'entreprises russes qui, comme lui, avaient fui en Arménie. Si les entrepreneurs restent en Russie, a-t-il dit, leurs entreprises ne pourront servir que le marché local.

« Avant que tout cela ne commence, la Russie avait une base technologique si solide », a regretté Taganov. « Maintenant, nous avons une fuite des cerveaux qui se poursuivra pendant les cinq à 10 prochaines années ».

La Russie a une tradition de production d'ingénieurs en logiciel et de développeurs Web talentueux. Des entreprises remarquables comme Telegram et Yandex sont venues du pays. Alors que les sanctions coupent le pays de l'économie mondiale, les entreprises technologiques devront s'inspirer de la Chine, un pays beaucoup plus grand, où les entreprises ont réussi en s'adressant aux clients nationaux.

Le gouvernement russe veut garder les travailleurs de la technologie dans le pays, offrant des taux d'imposition plus bas, des hypothèques à des taux préférentiels et même la promesse qu'ils ne seront pas enrôlés dans l'armée, selon les médias d'État. Il y a quelques jours, Mikhail V. Mishustin, le Premier ministre russe, a appelé les travailleurs technologiques russes à créer « notre propre écosystème ». « La patrie vous a donné tout ce dont vous avez besoin pour faire votre travail », a déclaré Mishustin dans son discours annuel au Parlement. « Vous pourrez travailler de manière fiable et sereine pour votre pays, pour votre entreprise, gagner de l'argent normalement et vivre ici confortablement ».

Beaucoup resteront en Russie et travailleront pour des entreprises affiliées à l'État. Mais ils seront confrontés à d'autres obstacles.

Ils devront peut-être reconstruire bon nombre des outils fondamentaux nécessaires au développement de logiciels et de services Internet modernes. Le matériel informatique crucial peut devenir plus difficile à trouver car les sanctions limitent la disponibilité.

Stepan Pachikov, considéré par beaucoup comme l'un des premiers entrepreneurs technologiques russes à avoir réussi après avoir créé Paragraph International, une société qui fabriquait des logiciels d'écriture manuscrite pour les machines Apple, a déclaré que les travailleurs technologiques les plus intelligents quittaient le pays depuis des années, mais qu'avec la situation actuelle, le rythme s'accélérait. .

Alors que Pachikov a vu la Russie devenir économiquement isolée du monde et plus restrictive chez lui, il est peu optimiste quant à l'avenir. « C'est dévastateur », a-t-il déclaré. « Si vous perdez trop de sang, c'est la mort pour le corps. La Russie a perdu beaucoup de sang ».

Et vous ?

Quel impact pensez-vous que cet exode des professionnels russes des technologies de l'information aura-t-il sur la filière en Occident ?
Connaissez-vous des développeurs bloqués en Russie à cause des sanctions de Visa et Mastercard contre ledit pays ? Partagez vos anecdotes

Voir aussi :

Les professionnels de l'IT de Russie partent du pays en raison de leur sevrage des services en ligne via lesquels ils gagnent leur vie, selon l'Association russe des communications électroniques
Les entreprises technologiques se joignent aux sanctions imposées à la Russie dans le cadre de la guerre en Ukraine, une situation qui pourrait paralyser l'industrie technologique russe
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Le 01/04/2022 à 17:59
La Russie interdit l'achat de logiciels étrangers pour les infrastructures critiques
y compris certaines infrastructures de télécommunications

Le président russe Vladimir Poutine a signé mercredi une ordonnance stipulant qu'à partir du 31 mars 2022, les logiciels étrangers, tels que les applications autonomes ou les logiciels intégrés dans du matériel ou des équipements, ne pourront plus être achetés sans l'aval de Moscou. Cette mesure s'inscrit dans le cadre des efforts déployés par la Russie pour se sevrer des technologies étrangères, après que l'industrie technologique s'est jointe à l'effort de sanctions mondiales contre le pays et a suspendu les ventes ou restreint ses plateformes, produits et services en Russie.

Depuis ce jeudi 31 mars 2022, aucune entreprise russe intervenant dans les infrastructures critiques et de télécommunications nationales ne peut acheter des technologies étrangères sans avoir reçu une autorisation spéciale du Kremlin. En effet, à la suite du soulèvement sans précédent des entreprises étrangères, principalement européennes et américaines, contre son incursion militaire en Ukraine, la Russie a ordonné aux organismes publics qu'ils doivent totalement cesser d'utiliser des applications étrangères à partir du 1er janvier 2025. L'on a appris toutefois qu'il y a certaines exceptions et que les importations parallèles sont autorisées.

Les infrastructures critiques mentionnées par les agences de presses russes comprennent les systèmes d'information et les réseaux de télécommunication essentiels au fonctionnement des soins de santé, de l'industrie manufacturière, des communications, des transports, de l'énergie, du secteur financier et des installations municipales. Les nouvelles règles font partir d'une nouvelle ordonnance intitulée "Sur les mesures visant à garantir l'indépendance technologique et la sécurité des infrastructures d'information critiques de la Fédération de Russie". L'ordonnance a été signée par Poutine le mercredi 30 mars 2022 et est entrée en vigueur le jour suivant.



La directive demande en outre aux agences gouvernementales russes de clarifier dans un délai d'un mois leurs besoins en logiciels liés aux principales infrastructures critiques et d'adopter des règles pour approuver l'achat de logiciels étrangers nécessaires. Elle demande également au gouvernement russe de former un groupe chargé de développer, de produire et de maintenir des logiciels et du matériel de confiance pour les projets d'infrastructures critiques. Enfin, elle donne six mois aux différents ministères pour adopter des mesures qui réduiront la dépendance de la Russie à l'égard des technologies étrangères (essentiellement occidentales).

Ces mesures visent à promouvoir l'utilisation d'équipements radio et de télécommunications nationaux pour les sites d'infrastructures critiques et à mettre en place un régime de surveillance et de contrôle, tout en garantissant la disponibilité de personnel qualifié pour gérer les technologies de confiance prévues. Il faut rappeler que certains logiciels étrangers sont déjà devenus rares en Russie après que de nombreuses entreprises technologiques américaines et européennes ont suspendu leurs ventes pour protester contre la guerre de la Russie en Ukraine. La nouvelle directive du gouvernement devrait accélérer leur "éradication".

Avant cela, en 2019, la Russie avait déjà adopté une loi interdisant la vente d'appareils électroniques, y compris les smartphones, les téléviseurs intelligents et les PC, qui n'étaient pas préinstallés avec des logiciels de fabrication russe. À l'époque, la Russie avait présenté la loi comme facilitant l'utilisation par les Russes ordinaires des gadgets qu'ils achètent. Par ailleurs, la Russie va autoriser les "importations parallèles" (un marché noir), c'est-à-dire l'importation de produits sans l'autorisation du détenteur de la marque, en réponse aux marques internationales qui ont retiré leurs produits en signe de protestation à l'invasion de l'Ukraine.

Lors d'une réunion radiodiffusée mercredi, le Premier ministre Mikhail Mishustin a déclaré que l'objectif de l'adoption des produits du marché parallèle est de satisfaire la demande russe de marques qui ne peuvent être vendues dans le pays sans l'autorisation du détenteur des droits. Selon certaines sources, le service fédéral anti-monopole russe a déclaré que les règles qu'il a rédigées contribueront à promouvoir la concurrence et à faire baisser les prix en augmentant le nombre d'entreprises qui importent des marchandises. Cela intervient après que le pays a autorisé il y a peu le piratage de logiciels étrangers pour contourner les sanctions.

Les produits approuvés pour l'importation parallèle peuvent inclure des marques de créateurs, des médicaments, des films, des émissions de télévision et des jeux ; il n'est pas certain que les logiciels, déjà très piratés, soient concernés.

Source : L'ordonnance du Kremlin (PDF)

Et vous ?

Quel est votre avis sur le sujet ?
Que pensez-vous des nouvelles mesures prises par Moscou pour atténuer les sanctions ?
Que pensez-vous de l'autorisation d'un marché parallèle par Moscou pour l'importation de produits sans l'autorisation du détenteur de la marque ?

Voir aussi

Un développeur de jeux russe demande aux gamers de « hisser le drapeau pirate » suite à la décision du gouvernement russe de légaliser le piratage de logiciels pour contourner les sanctions

Microsoft identifie et atténue de nouveaux malware ciblant l'Ukraine « en 3 heures », une opération qui aurait duré des semaines voire des mois il y a quelques années, selon le VP de la sécurité

La Russie accorde un sursis militaire aux professionnels des hautes technologies, des incitations financières sont proposées pour rester en Russie
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Le 05/05/2022 à 1:39
Face à l'exode des cerveaux, la Russie cherche des informaticiens doués en prison,
selon un rapport

Face à l'exode des cerveaux qui fuient le pays après l'invasion de l'Ukraine, la Fédération de Russie met en place une nouvelle stratégie pour remédier à la pénurie croissante d'experts qualifiés en technologies de l'information : il s'agirait de forcer les personnes douées pour la technologie au sein de la population carcérale du pays à effectuer des travaux informatiques à faible coût pour les entreprises nationales.

Le 27 avril, plusieurs médias russes ont publié des articles indiquant que le service pénitentiaire fédéral russe avait annoncé un plan visant à recruter des spécialistes en informatique dans les prisons russes afin qu'ils travaillent à distance pour des entreprises commerciales nationales.


Les Russes condamnés aux travaux forcés purgent leur peine dans l'un des nombreux centres pénitentiaires répartis dans des dizaines de régions russes, généralement dans le centre le plus proche de leur ville natale. Alexander Khabarov, directeur adjoint du service pénitentiaire russe, a déclaré que son agence avait reçu des propositions d'hommes d'affaires de différentes régions visant à faire travailler à distance des informaticiens condamnés dans des centres pénitentiaires pour des sociétés commerciales.

« Cette initiative nous est proposée dans un certain nombre de territoires, dans un certain nombre de domaines par des entrepreneurs qui travaillent dans ce secteur, a déclaré Khabarov à l'agence de presse russe TASS. Nous n'en sommes qu'au stade initial. Si la demande existe, et c'est très probablement le cas, nous pensons que nous ne forcerons pas les spécialistes de ce domaine à travailler dans d'autres industries. »

Après un état des lieux de leur filière suite aux sanctions de Visa et Mastercard, les spécialistes de l’IT de Russie ont signifié en début du mois de mars que ces sanctions les empêchent de partir du pays ou de subvenir à leurs besoins pour ceux qui y sont parvenus puisque dépendant de leurs avoirs sur cartes bancaires.

Selon un rapport de l'Association russe des communications électroniques, entre 50 000 et 70 000 professionnels russes de l'informatique ont quitté le pays à la mi-mars. Les concernés évoquent leur sevrage des services en ligne au travers desquels ils gagnent leur vie.

Selon le site médiatique russe Lenta.ru, depuis le 21 mars, près de 95 000 postes vacants dans le secteur des TI sont restés vacants en Russie. Lenta précise que le nombre de postes non pourvus a en fait diminué de 25 % par rapport au mois précédent, officiellement parce que « de nombreuses entreprises russes revoient actuellement leurs plans et leurs budgets, et certains projets ont été reportés. »

L'Association russe pour les communications électroniques (RAEC) a récemment estimé qu'entre 70 000 et 100 000 personnes quitteront la Russie dans le cadre de la deuxième vague d'émigration des informaticiens de Russie. « L'étude note également que le nombre d'informaticiens qui souhaitent quitter la Russie est en augmentation. Les experts considèrent les États-Unis, l'Allemagne, la Géorgie, Chypre et le Canada comme les pays les plus attrayants pour déménager », rapporte Lenta à propos de l'enquête du RAEC.

En début du mois derniers, un texte octroyant un sursis de l’armée aux informaticiens a été annoncé par le ministère du Développement numérique. Il était également prévu de proposer aux informaticiens des incitations financières pour rester en Russie. Ce ministère a exprimé son opposition ferme à toute mesure leur interdisant de quitter le territoire, indiquant que « de telles mesures peuvent entraîner une augmentation de l’exode des spécialistes et avoir un effet destructeur sur l’industrie dans son ensemble ».

« Nos spécialistes sont très appréciés sur le marché mondial de l’informatique. Nous devons leur offrir des conditions de travail décentes et compétitives, et ne pas entraver leur mobilité ou leur emploi dans des entreprises étrangères », avait ajouté le ministère. La crainte d’une mobilisation générale des hommes russes serait à l’origine de la ruée à l’étranger dans les jours ayant suivi le début de l’offensive en Ukraine. Parmi les Russes réfugiés à l’étranger, il y a de très nombreux informaticiens. Les autorités russes craignent de perdre ce vivier de compétences.

Khabarov a déclaré aux médias russes qu'en vertu de la proposition de recruter des spécialistes en informatique dans les prisons russes, les personnes possédant des compétences informatiques dans ces établissements ne travailleraient que dans des domaines liés aux technologies de l'information, mais ne seraient pas limitées aux entreprises de leur propre région. Selon le service pénitentiaire russe, le salaire moyen des personnes condamnées aux travaux forcés est d'environ 20 000 roubles par mois, soit environ 281 dollars américains.

On ne sait pas exactement combien de « spécialistes de l'informatique » purgent actuellement une peine de prison en Russie, ni ce que cela signifie précisément en termes de compétences et de connaissances informatiques d'un détenu. Selon la BBC, environ la moitié de la population carcérale mondiale est détenue aux États-Unis, en Russie ou en Chine. La BBC précise que la Russie abrite actuellement près de 875 000 détenus, soit environ 615 détenus pour 100 000 citoyens.

Les États-Unis ont un taux d'incarcération encore plus élevé (737/100 000), mais aussi une population carcérale totale bien plus importante de près de 2,2 millions de personnes. Sergei Boyarsky, vice-président du comité de la Douma russe chargé de la politique de l'information, a déclaré que l'idée valait la peine d'être poursuivie si un nombre important de spécialistes en informatique étaient déjà incarcérés en Russie.

« Je sais que nous avons un besoin général de spécialistes en informatique, c'est un marché en pleine croissance, a déclaré Boyarsky, qui fait partie des dirigeants russes sanctionnés par le Trésor américain en réponse à l'invasion russe de l'Ukraine. Boyarsky est à la tête de la branche de Saint-Pétersbourg de Russie Unie, un parti politique fortement pro-Poutine qui détient plus de 70 % des sièges à la Douma d'État russe.

« Puisqu'ils travaillent toujours là-bas, il serait probablement juste de donner aux personnes ayant une profession qui leur permet de travailler à distance de ne pas perdre leurs qualifications, aurait dit Boyarsky à propos des détenus potentiellement qualifiés. « Au minimum, cette proposition mérite attention et discussion s'il y a beaucoup de spécialistes de ce type. »

Source : RBC

Et vous ?

Que pensez-vous de cette initiative ?

Voir aussi :

Les spécialistes de la filière IT de Russie adressent une lettre ouverte à Visa et Mastercard, pour leur signifier que leurs sanctions les empêchent de partir du pays ou de subvenir à leurs besoins

Les professionnels de l'IT de Russie partent du pays en raison de leur sevrage des services en ligne via lesquels ils gagnent leur vie, selon l'Association russe des communications électroniques

La Russie accorde un sursis militaire aux professionnels des hautes technologies, des incitations financières sont proposées pour rester en Russie

L'industrie IT russe fait face à la « fuite des cerveaux » : plus de 50 000 professionnels de l'IT ont quitté le pays, 100 000 autres envisagent de faire de même dans les prochains mois
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Avatar de Patrick Ruiz
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Le 09/06/2022 à 9:56
L'UE travaille sur une éventuelle interdiction de fourniture des services de cloud computing à la Russie
En pleine gestion d’une crise de stockage de données due au retrait des entreprises US

L'Union européenne travaille sur une éventuelle interdiction de fourniture de services de cloud computing à la Russie dans le cadre des nouvelles sanctions contre le Kremlin pour l'invasion de l'Ukraine. Sur le terrain, la manœuvre est en quelque sorte déjà en application étant donné que les principaux fournisseurs de services en nuage en Europe sont des sociétés américaines. La Russie est en pleine gestion d’une crise de stockage de données due au retrait desdites entreprises. Le cloud et l’open source plus que jamais victimes de la guerre en Ukraine.

La semaine dernière, l'Union européenne a procédé à l’adoption d’un nouveau ensemble de sanctions contre la Russie et le Belarus : un embargo pétrolier, des mesures restrictives à l'encontre des banques russes et une interdiction de fournir des services de conseil à Moscou. L’interdiction de fourniture des services de cloud computing à la Russie y figurait, mais n’apparaît plus dans les notes publiés sur le journal officiel de l’UE. La manœuvre est en peaufinage. Néanmoins, sur le terrain, elle est en quelque sorte déjà en application étant donné que les principaux fournisseurs de services en nuage en Europe sont des sociétés américaines. La Russie est en pleine crise de gestion de stockage des données due au retrait progressif desdites entreprises de son territoire.

La Russie est en pleine gestion d’une crise de stockage de données résumée dans un article intitulé On the Weaponisation of Open Source. La décision de systèmes de gestion de bases de données comme MongoDB de couper leurs services en Russie ne passe pas inapercue. MongoDB est un système de gestion de bases de données orienté documents, répartissable sur un nombre quelconque d'ordinateurs et ne nécessitant pas de schéma prédéfini des données. Il permet de manipuler des objets structurés au format BSON (JSON binaire), sans schéma prédéterminé. Il est écrit en C++. Le serveur et les outils sont distribués sous licence SSPL.


Red Hat, un géant des services cloud, a annoncé le 9 mars l’arrête de ses ventes et ses services en Russie et en Biélorussie. « Je suis sûr de parler au nom de tous lorsque je dis que la guerre qui se déroule en Ukraine est déchirante. En tant qu'entreprise, nous sommes unis à toutes les personnes touchées par la violence et nous condamnons l'invasion de l'Ukraine par l'armée russe. Nous ajoutons nos voix à celles qui appellent à la paix et nous continuerons à travailler pour assurer la sécurité de nos associés touchés et de leurs familles de toutes les manières possibles », a déclaré Paul Cormier, président et CEO de Red Hat.

« Bien que les sanctions pertinentes doivent guider nombre de nos actions, nous avons pris des mesures supplémentaires en tant qu'entreprise. À compter d'aujourd'hui, Red Hat interrompt ses ventes et ses services en Russie et en Biélorussie (pour les organisations situées ou ayant leur siège social en Russie ou en Biélorussie). Cela inclut l'arrêt des relations partenaires avec les organisations basées ou ayant leur siège en Russie ou au Belarus », a-t-il ajouté. Le géant des logiciels d'entreprise Oracle et son rival SAP ont tous deux également déclaré qu'ils avaient suspendu toutes leurs opérations en Russie.

Grosso, on dénombre à minima 300 entreprises ayant choisi d’emprunter la voie des sanctions contre la Russie. Selon les médias russes, les autorités sont prêtes, si nécessaire, à racheter la capacité des centres de données commerciaux et à reprendre les ressources informatiques des entreprises qui ont annoncé leur retrait de la Fédération de Russie. Les exploitants de centres de données ont eux-mêmes besoin d'aide : les prix des systèmes de stockage et des serveurs ont explosé, les banques n'accordent pas de prêts et la chaîne logistique est perturbée. Si le gouvernement décide de pressurer le secteur privé, les experts estiment que les services de divertissement seront les premiers à en souffrir. Le ministère du numérique poursuit avec des analyses de la situation.

Source : Reuters

Et vous ?

L’open source, le cloud computing plus que jamais victimes de la guerre en Ukraine : qu’en pensez-vous ?

Voir aussi :

Les grandes entreprises technologiques se retirent de Russie, dont Google, Apple, Samsung, Netflix et Spotify cela pourrait créer une opportunité pour les entreprises chinoises comme Xiaomi

Red Hat interrompt ses ventes et ses services en Russie et en Biélorussie dans un contexte où la Russie envisage de légaliser le piratage de logiciels dans certains cas, afin d'atténuer les sanctions

YouTube et Google Play suspendent tous les services basés sur le paiement en Russie, y compris les abonnements, les sanctions occidentales commencent à poser des problèmes bancaires dans le pays

Oracle et SAP suspendent leurs activités en Russie en raison de l'invasion du pays, les sanctions économiques contre la Russie seraient un mécanisme important dans les efforts pour restaurer la paix
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Avatar de marc.collin
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Le 09/06/2022 à 15:21
la russie doit avoir déjà créer son propre cloud pour ce qui est à risque...

au final elle va juste s'affranchir des européens et américains du point vue logiciel et donc être plus libre, éviter d'être à leur merci....

elle va probablement encore plus se lier avec la chine
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Avatar de Stéphane le calme
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Le 23/06/2022 à 0:13
Microsoft bloque l'installation de Windows 10 et 11 en Russie à partir du site officiel de l'entreprise,
les entreprises technologiques continuent de multiplier les sanctions tandis que Poutine riposte avec des contre-sanctions

Microsoft a bloqué l'installation de Windows 10 et 11 en Russie à partir du site officiel de l'entreprise, ont rapporté dimanche les médias d'État russes. Les utilisateurs du pays ont confirmé que les tentatives de téléchargement de Windows 10 entraînaient un message d'erreur 404.


Tass (acronyme de Telegrafnoïe aguentstvo Sovietskovo Soïouza, une des principales agences de presse de Russie, avec Rossia Segodnia et Interfax) a signalé que les tentatives de téléchargement d'une image disque Windows 11 (ISO) étaient détournées vers une page de contact du support Microsoft. Le logiciel est cependant disponible avec un réseau privé virtuel (VPN) pour dissimuler l'emplacement d'un ordinateur - comme le sont de nombreuses autres ressources en ligne :

« Les tentatives d'installation de Windows 11 et Windows 10 à partir du site Web de Microsoft échouent. Le correspondant de TASS en était convaincu.

« Une erreur se produit lors de la tentative de téléchargement d'une image disque Windows 11 (ISO) à partir du site Web de l'entreprise. "Erreur : il y a eu un problème avec votre demande. Pour obtenir de l'aide, visitez la page de contact du support Microsoft", indique le message. Cependant, si vous utilisez un VPN, le téléchargement se produit.

« Si vous essayez de télécharger Windows 10, une erreur apparaît également : "404 - Fichier ou répertoire introuvable". Avec une connexion VPN, le téléchargement a lieu ».

D'après les statistiques de Top10VPN, qui publie régulièrement des données sur l'utilisation des réseaux privés virtuels (VPN) dans le monde, la demande de VPN aurait augmenté d'un pourcentage sans précédent de 2 692 % en Russie, Instagram, Facebook et Twitter ayant supprimé l'accès aux applications de l'emplacement :

« La demande de VPN a refait surface en Russie au cours du week-end du 12 au 13 mars, les autorités russes ayant interdit Instagram en représailles à la société mère Meta qui autorisait les appels à la violence contre l'armée russe de rester sur ses plateformes.

« La demande de services VPN a culminé à 2 692 % le 14 mars par rapport à la demande quotidienne moyenne de la semaine précédant l'invasion de l'Ukraine. Ce dernier pic fait suite à trois jours d'intérêt soutenu. Au 31 mars, la demande de VPN s'était atténuée mais restait très élevée à 243 % au-dessus de la normale, tandis que la demande quotidienne moyenne de VPN entre le 15 et le 31 mars était de 617 % supérieure à la normale.

« L'interdiction officielle de Facebook et Twitter le 4 mars avait auparavant alimenté la demande de services VPN, la faisant grimper de plus de 1 000 % par rapport à la valeur de référence pendant deux jours consécutifs.

« Les restrictions sur Facebook et Twitter avaient commencé le week-end du 26 au 27 février avec des vitesses Internet lors de l'accès à ces plateformes si sévèrement limitées qu'elles les rendaient inutilisables, incitant les Russes à se tourner de plus en plus vers les services VPN. La demande de VPN a augmenté au cours de cette semaine et, le 3 mars, elle était supérieure de plus de 750 % à la valeur de référence

« Notre analyse du registre central russe des sites bloqués montre que le Kremlin a bloqué plus de 1 000 sites liés à la guerre depuis l'invasion, y compris les sites en langue russe de BBC News, Deutsche Welle et Voice of America.

« Les autorités russes ont confirmé le 15 mars qu'elles avaient tenté de bloquer le trafic VPN et qu'elles continueraient à le faire.».


Début mars, Microsoft a annoncé qu'il suspendrait les nouvelles ventes de produits et services Microsoft dans le pays en raison de l'invasion de l'Ukraine et « conformément aux décisions de sanctions gouvernementales ».

Quelques jours plus tard, le vice-Premier ministre ukrainien Mykhailo Fedorov a appelé l'entreprise à faire plus et à bloquer l'accès à ses produits dans la région : « Pendant 10 jours de guerre, la Russie a tiré plus de 400 missiles de croisière sur l'Ukraine - des jardins d'enfants, des hôpitaux et des bâtiments résidentiels ont été détruits. Microsoft, Bill Gates, Satya Nadella, aidez-nous à arrêter cela - bloquez l'accès à Azure, Skype, GitHub depuis la Russie ».


Ce mois-ci, Microsoft a annoncé qu'il procédait à des réductions substantielles de ses activités en Russie, notamment la suppression de plus de 400 emplois en Russie.

Federov a régulièrement incité les grandes entreprises technologiques sur Twitter à arrêter de faire des affaires en Russie. Beaucoup – y compris SAP, Oracle, Dell, Sony Interactive Entertainment, AMD, Intel, Ericsson, etc. – se sont retirés ou ont considérablement réduit leurs opérations.

Voici un aperçu de ce qui s'est passé dans la sphère informatique depuis le 24 février.

Les entreprises suivantes ont arrêté les publicités ou supprimé la possibilité de les monétiser en Russie :

  • 25 février : Meta a interdit aux médias d'État russes de diffuser des publicités ou de monétiser dans le monde entier ;
  • 25 février : Twitter a temporairement interrompu les publicités en Ukraine et en Russie afin de mettre en avant les "informations critiques pour la sécurité publique" ;
  • 2 mars : Snap a mis en pause les publicités sur l'application Snapchat en Russie, en Biélorussie et en Ukraine ;
  • 3 mars : Alphabet a suspendu toutes les publicités en Russie, couvrant la recherche, YouTube et les partenaires d'édition ;
  • 7 mars : Apple a suspendu les publicités sur l'App Store en Russie ;
  • 10 mars : Google Play et YouTube ont suspendu les fonctions de monétisation et les services de paiement en Russie ;
  • 23 mars : Google a déclaré qu'il ne laisserait pas les chaînes, les sites Web ou les applications de YouTube vendre des publicités qui rejettent la guerre.

Certaines entreprises ont restreint ou étiqueté les chaînes d'information d'État russes, notamment RT et Sputnik, et la désinformation russe, ou ont mis fin aux liens avec les moteurs de recherche russes :
  • 28 février : Roku a supprimé RT de son magasin de chaînes ;
  • 28 février : TikTok a interdit aux organisations d'information soutenues par l'État d'accéder à leurs comptes ;
  • 1er mars : Meta a restreint l'accès aux médias d'État russes RT et Sputnik dans l'UE ;
  • 1er mars : DuckDuckGo a mis en pause sa relation avec le moteur de recherche russe Yandex ;
  • 2 mars : Reddit a interdit les liens vers les médias russes soutenus par l'État sur l'ensemble de son site ;
  • 3 mars : Spotify a supprimé tout le contenu de Sputnik et de RT ;
  • 4 mars : Telegram a interdit les médias d'État russes suite à la pression de l'Europe pour supprimer les chaînes ;
  • 8 mars : Instagram a déclassé les posts des médias d'État russes sur ses flux, en abaissant leur priorité dans la file d'attente des Stories et en donnant un avertissement aux gens avant qu'ils ne partagent à nouveau du contenu provenant de médias contrôlés par l'État ;
  • 10 mars : DuckDuckGo a décidé de déclasser les informations provenant des sites associés à l'État russe ;
  • 11 mars : YouTube a bloqué l'accès aux chaînes associées aux médias d'État russes dans le monde entier.

Les entreprises suivantes ont cessé leurs ventes en Russie :
  • 1er mars : Apple a coupé la Russie de "toutes les ventes de produits" ;
  • 3 mars : CD Projekt Group, développeur des jeux The Witcher, a interrompu toutes les ventes de ses produits en Russie et en Biélorussie ;
  • 4 mars : Samsung a interrompu ses expéditions de produits vers la Russie, suspendant les exportations de produits tels que les puces, les smartphones et l'électronique grand public ;
  • 4 mars : Microsoft a suspendu les nouvelles ventes de produits et de services en Russie ;
  • 4 mars : Activision Blizzard a arrêté les nouvelles ventes de ses jeux en Russie ;
  • 5 mars : Epic Games a annoncé qu'il "arrête le commerce" en Russie ;
  • 9 mars : Sony a suspendu les ventes de logiciels et de matériel en Russie.

Les entreprises suivantes ont interrompu leurs activités en Russie, cessé d'y prendre de nouveaux clients ou coupé la Russie de leurs services :
  • 28 février : Netflix a déclaré qu'il n'ajouterait aucune chaîne russe à son service ;
  • 1er mars : Mastercard et Visa ont bloqué l'accès des banques russes à leurs réseaux ;
  • 3 mars : Spotify a fermé son bureau en Russie pour une durée indéterminée ;
  • 3 mars : PayPal a suspendu ses services en Russie, affectant également son service de transfert d'argent Xoom ;
  • 4 mars : Amazon Web Services (AWS) a cessé d'accepter de nouveaux clients en Russie ;
  • 4 mars : Cogent Communications, un fournisseur de services Internet basé aux États-Unis, a interrompu ses services aux clients russes ;
  • 6 mars : TikTok a suspendu les diffusions en direct et le téléchargement de nouveaux contenus en Russie ;
  • 6 mars : Netflix suspend totalement ses services en Russie ;
  • 7 mars : les sociétés de technologie d'entreprise EPAM Systems et Luxoft ont annoncé qu'elles coupaient leurs liens avec la Russie ;
  • 7 mars : WeWork a cessé ses activités en Russie, interrompant ses plans d'expansion et se séparant de ses opérations dans la région ;
  • 9 mars : Lumen, un fournisseur de services Internet basé aux États-Unis, a cessé ses activités en Russie ;
  • 9 mars : Sony a interrompu les opérations du Playstation Store dans le pays ;
  • 9 mars : Bumble a cessé ses activités en Russie et a retiré ses applications des boutiques Apple et Google dans le pays ;
  • 9 mars : Amazon a cessé d'expédier des produits depuis son site de vente au détail et a restreint l'accès à Amazon Prime en Russie ;
  • 16 mars : Qualcomm a déclaré qu'il cesserait de vendre des produits aux entreprises russes ;
  • 25 mars : Spotify a annoncé qu'il allait "suspendre complètement" son service en Russie ;
  • 5 avril : Intel a suspendu toutes ses opérations commerciales en Russie.

D'autres entreprises telles que Taiwan Semiconductor Manufacturing Company (TSMC), Nvidia, l'allemand SAP, Oracle, Nokia IBM, Cisco font également partie du lot. Du point de vue des Russes, le fait que TSMC se soit également joint à l'interdiction risque de peser encore plus lourd. En effet, les sociétés russes de semiconducteurs telles que Baikal, MCST, Yadro et STC Module conçoivent elles-mêmes leurs puces, mais les font produire par le fabricant sous contrat taïwanais.

En réponse, le président russe Vladimir Poutine a menacé de sanctions de représailles, y compris « une interdiction d'exporter des produits ou des matières premières fabriqués ou extraits en Russie lorsqu'ils sont livrés à des individus sous sanctions, ou par des individus sous sanctions d'autres individus ».

La Russie empêche également l'exportation de millions de tonnes de blé d'Ukraine, une action que le chef de la politique étrangère de l'UE, Josep Borrell, a condamnée en la catégorisant de « véritable crime de guerre » visant à « militariser la faim ».

Sources : Tass, Top10VPN

Voir aussi :

Poutine veut éradiquer les logiciels de Microsoft de la Russie de peur qu'ils soient utilisés par les États-Unis pour infiltrer les systèmes russes
La Russie voudrait remplacer les logiciels de Microsoft, IBM et Oracle par des solutions open source, elle évoque des « risques de sécurité »
L'armée russe serait en passe de remplacer Windows par Astra Linux sur ses systèmes, l'OS souverain nouveau symbole d'indépendance technologique ?
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