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À partir du 23 septembre 2020, Fortnite : Save the World ne sera plus jouable sur macOS.
Epic Games indique qu'il va procéder à des remboursements et précise les conditions d'éligibilité aux joueurs

Le , par Stéphane le calme

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9  0 
En août, Epic a noté que lorsqu'il a donné aux utilisateurs de son application Fortnite le choix de la façon dont ils pouvaient faire des achats, Apple a répliqué en supprimant Fortnite de son App Store. Puis, quand Epic a poursuivi Apple pour s’attaquer à son abus supposé de position dominante sur les magasins d'applications et les paiements intégrés, Apple a riposté avec férocité. Apple a donné à Epic jusqu'au 28 août pour remédier à la situation sous peine de se voir couper son accès à tous les outils de développement nécessaires pour créer des logiciels pour les plateformes d'Apple, y compris pour les offres Unreal Engine Epic aux développeurs tiers.

Epic a décidé de solliciter la cour à ces sujets, lui demandant notamment d'exiger qu'Apple rétablisse Fortnite sur sa vitrine de téléchargement, mais de lui interdire de révoquer son accès aux outils de développement iOS et macOS en représailles de l’introduction de l’introduction d’une nouvelle option de paiement dans Fortnite. Le juge lui a donné gain de cause sur le second volet, mais pas sur le premier, interdisant donc à Apple de bloquer Unreal Engine.

Une fois le délai du 28 août arrivé, Apple a officiellement résilié le compte Epic Games sur l'App Store vendredi 28 août. Cela signifie que l'application n'est plus disponible sur l'iPhone ou l'iPad, même si vous l'avez déjà téléchargée une fois auparavant - et d'autres jeux Epic comme Infinity Blade ne sont plus téléchargeables.

Les utilisateurs sur macOS ont eu un petit sursis. Epic se dit maintenant contraint de désactiver la version macOS de Fortnite: Save the World, la version PvE de Fortnite, distincte du Battle Royale. PvE, l'acronyme de Player Versus Environment, désigne un système où le joueur s'engage dans le combat contre des PNJ (Personnage non-joueur ou personnage non jouable) ; combat contre des monstres, résolutions d'enquêtes, exploration, etc.

Epic explique que Fortnite ne sera bientôt plus jouable sur ce système d'exploitation. En plus de rejeter ouvertement la faute sur Apple, l’éditeur s’est engagé à rembourser les joueurs privés de Fortnite : Save the World alors qu’ils ont dépensé quelques euros pour en profiter. La condition est d'y avoir joué entre le 17 septembre 2019 et le 17 septembre 2020. Les concernés n’auront rien à faire, simplement à attendre que la procédure soit effectuée (d’ici le 2 octobre) :

« Apple empêche Epic de signer des jeux et des correctifs pour une distribution sur Mac, ce qui met fin à notre capacité à développer et à proposer Fortnite: Save the World pour la plateforme. Plus précisément, notre prochaine version v14.20 entraînera des bogues pour les joueurs sur la version 13.40, ce qui entraînera une très mauvaise expérience. Étant donné que nous ne sommes plus en mesure de signer des mises à jour et de publier des correctifs pour ces problèmes, à partir du 23 septembre 2020, Fortnite: Save the World ne sera plus jouable sur macOS.


« Nous émettons un remboursement pour tous les joueurs qui ont acheté des packs Starter ou Founder’s de Save the World (y compris les mises à niveau) et ont joué à Save the World sur macOS entre le 17 septembre 2019 et le 17 septembre 2020. De plus, tout V-Bucks acheté dépensé sur les lamas sur macOS au cours de cette période sera également remboursé. À partir d'aujourd'hui, 17 septembre 2020, les packs de démarrage Save the World ne seront plus disponibles à l'achat sur macOS.

« Notez que cela peut prendre jusqu'au 2 octobre 2020 pour recevoir le remboursement sur votre compte bancaire.

« Aucune action n'est requise de votre part pour recevoir le remboursement et vous conserverez tous les V-Bucks et articles déjà achetés sur votre compte. Les joueurs pourront toujours jouer à Save the World sur PC, PlayStation et Xbox, et grâce à la progression croisée, vos héros, schémas et tout le reste de votre Homebase seront automatiquement transférés sur les plateformes prises en charge.

« Fortnite : Battle Royale reste jouable pour les utilisateurs de Mac pour le moment sur la version v13.40, mais ne reçoit plus de mises à jour de version en raison des actions d'Apple. La dernière version de Fortnite: Battle Royale est disponible sur PlayStation 4, Xbox One, Nintendo Switch, PC, GeForce Now et sur Android via l'application Epic Games sur epicgames.com et le Samsung Galaxy Store ».

Fortnite : Save the World continue donc d’être accessible et mis à jour sur les autres plateformes (Xbox One, PS4, PC). Grâce à la fonctionnalité cross-progression, les joueurs sur macOS peuvent facilement retrouver leur compte sur un autre appareil.

Quant au mode Battle Royale classique, il reste disponible, « mais ne reçoit plus de mises à jour de version en raison des actions d'Apple », explique Epic Games.

Source : Epic

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Avatar de Patrick Ruiz
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 25/10/2020 à 16:30
Des centaines de développeurs d’applications veulent rejoindre la Coalition for App Fairness
Un groupe pour la défense de la liberté de choix et la concurrence loyale sur l’App Store

La Coalition for App Fairness est un groupe pour la défense de la liberté de choix et la concurrence loyale sur l’App Store. Lancé le mois dernier, la coalition initiale de 13 membres parmi lesquels on compte le géant des jeux vidéo Epic Games, la société de rencontres Match Group et le service de streaming musical Spotify est passé à 40 adhérents. À date, il enregistre plus de 400 demandes d’adhésion.

La montée en flèche des membres de la coalition représente un changement de mentalité remarquable, les entreprises et les développeurs individuels prenant le risque de s'exprimer pour tenter de changer la façon dont Apple fonctionne. De nombreux développeurs et petites entreprises dépendent d'Apple pour leur subsistance et n'ont pas les ressources nécessaires pour faire face si Apple supprime leur application ou leur interdit de la mettre à jour. Certains des pairs d'Apple ont également pris position en faveur d'une modification de l'App Store. Au début de ce mois, Microsoft a exprimé son soutien à la coalition en annonçant des lignes directrices pour son Microsoft Store, basées sur les recommandations de la coalition. Et Facebook a publiquement critiqué Apple pour les changements qui rendront plus difficile la publicité des entreprises dans les applications iPhone et iPad. Ces critiques surviennent alors que les grandes entreprises technologiques sont de plus en plus dans le viseur de procédures antitrust.

La coalition d'entreprises, dont beaucoup sont de petits développeurs de logiciels, vise à obtenir d'Apple un assouplissement des règles relatives aux logiciels sur iOS. Par exemple, l'App Store est la seule méthode permettant aux clients d'installer des logiciels sur les iPads, les iPhones et les montres Apple. Et les développeurs de logiciels ne peuvent accepter les paiements de biens numériques sur iOS que d'une seule manière : Le service de paiement d'Apple, qui prélève une commission sur toutes les transactions. Les membres de la coalition veulent d'autres options. La Coalition for App Fairness vise à inciter les législateurs à prendre des mesures contre Apple, soit par le biais d'une nouvelle législation, soit par des actions en justice.


Le détail des griefs contre Apple

« Apple utilise son contrôle du système d'exploitation iOS pour s'attribuer des faveurs en contrôlant les produits et les fonctionnalités qui sont à la disposition des consommateurs. Apple exige des fabricants d'équipements qu'ils limitent les options, oblige les développeurs à vendre par l'intermédiaire de son App Store et va même jusqu'à voler les idées des concurrents », indique la coalition à propos du positionnement de monopole d’Apple.

« Pour la plupart des achats effectués dans son App Store, Apple prélève 30 % du prix d'achat. Aucun autre frais de transaction - quel que soit le secteur d'activité - ne s'en approche.

Cette taxe sur les applications réduit considérablement le pouvoir d'achat des consommateurs et étouffe les revenus des développeurs. C'est particulièrement injuste lorsque cette taxe est imposée à des applications qui sont en concurrence directe avec des applications similaires vendues par Apple. Cela place les entreprises dans une position concurrentielle nettement désavantageuse et fait donc augmenter les prix pour les consommateurs.

Les développeurs constatent qu'une taxe de 15 à 30 % sur l'App Store d'Apple représente une part énorme de leurs revenus et ne peuvent souvent s'y opposer. Ils font valoir que lorsqu'ils sont en concurrence avec l'une des applications d'Applela situation devient encore plus difficile.

Apple a introduit pour la première fois la redevance de 30 % sur les applications en 2011, ce qui a obligé de nombreuses applications à cesser complètement leurs activités. Treehouse, une plateforme de formation en ligne, a développé une application basée sur la lecture, iFlow Reader, qui a été l'une des nombreuses victimes de la nouvelle taxe imposée. "Apple vient de larguer une bombe nucléaire sur nous tous", a déclaré publiquement Treehouse, précisant que les "nouvelles règles draconiennes" avaient rendu "impossible pour quiconque, sauf Apple, de vendre des livres à profit sur iOS".

Le cofondateur d'Apple, Steve Jobs, dans un courriel interne, a montré peu de sympathie pour le petit développeur. Il l'a dit à d'autres dirigeants d'Apple : "Nous n'avions pas de politique et maintenant nous en avons une et il y aura des morts sur la route à cause de cela. Je ne me sens pas coupable".

Les développeurs et les créateurs veulent qu'Apple ouvre sa plateforme App Store afin que toute entreprise puisse construire des logiciels à ses propres conditions et les diffuser librement. Les utilisateurs devraient également avoir la possibilité d'installer des logiciels, gratuitement, de n'importe où, afin que les règles du jeu soient les mêmes pour tous et qu'il y ait une véritable concurrence dans le domaine du développement et de la distribution de logiciels.

Un marché équitable et équilibré signifierait que chaque fournisseur de logiciel et chaque fournisseur de composants peuvent se faire concurrence sur iOS sans être contraints par des conditions et des limitations qui ont été élaborées par la société qui vient de programmer le système d'exploitation de l'appareil d'un utilisateur. Tout comme chaque partie de l'économie du web est ouverte à la concurrence, chaque partie de l'économie des applications doit être ouverte à la concurrence », indique la coalition pour ce qui est des frais en vigueur sur l’App Store.

« À l'aube de la révolution des ordinateurs personnels, les logiciels étaient quelque chose que l'on achetait dans un magasin, et tant que le système d'exploitation correspondait, ils fonctionnaient sur n'importe quel ordinateur.

C'est pourquoi aujourd'hui, les logiciels pour ordinateurs personnels sont largement disponibles sur le web pour chaque système d'exploitation. L'idée qu'un consommateur ne puisse utiliser que des logiciels vendus par le même fabricant que son ordinateur portable semble ridicule. Sauf que c'est exactement la règle qu'Apple a imposée aux appareils personnels dans des milliards de poches.

Les applications iPhone ne sont disponibles que via l'App Store d'Apple. Si les consommateurs veulent qu'une application fonctionne sur leur appareil mobile, le développeur de l'application doit suivre les règles, les taxes et les exigences d'Apple. Mais si les consommateurs veulent utiliser cette même application depuis leur ordinateur, les règles, les taxes et les exigences ne s'appliquent pas. C'est un château de cartes.

Voici un exemple de la façon dont ce problème se manifeste : Epic produit l'un des jeux vidéo les plus populaires de tous les temps, Fortnite. Si un joueur de Fortnite achetait une mise à jour sur l'App Store, il pourrait se voir facturer 9,99 $. Cependant, cette même mise à jour ne coûte que 7,99 $ lorsqu'elle est achetée directement par l'intermédiaire d'Epic.

Alors pourquoi est-il plus cher pour les joueurs d'acheter une mise à jour de Fortnite sur l'App Store ? Une raison : la taxe sur les applications. Lorsqu'un consommateur paie une mise à niveau Fortnite via son appareil mobile, Apple perçoit sa taxe arbitraire sur l'application. En revanche, lorsque le service est payé directement par Epic, ce dernier peut répercuter les économies réalisées sur les clients - mais voici le hic : Apple indique expressément aux développeurs qu'ils ne sont pas autorisés à informer leurs clients sur les options moins coûteuses, sous peine d'être bannis de l'App Store.

Pensez à cela un peu différemment : une boîte de Cheerios coûte environ 3 $ chez Kroger, mais il arrive que Cheerios offre un coupon qui ramène le prix à 2,50 $ dans tous les magasins qui proposent des Cheerios. Ce que fait Apple, c'est un peu comme si Kroger disait aux Cheerios qu'elles n'ont pas le droit d'offrir des coupons, et que si elles le font, les Cheerios risquent d'être expulsées de l'allée des céréales. Les consommateurs ne toléreraient pas ce type de comportement monopolistique sur leurs céréales, alors pourquoi devraient-ils l'autoriser pour les applications utilisées sur leurs appareils mobiles ?

Qu'il s'agisse de leur ordinateur personnel ou de leur appareil mobile, les consommateurs méritent et doivent s'attendre à un choix illimité en ce qui concerne le lieu, le moment et la manière dont ils achètent les applications ou les logiciels », ajoute la coalition pour ce qui est de la limitation des libertés des utilisateurs.

La vision de la coalition

Les plateformes en ligne les plus populaires au monde et les app stores qui en régissent l'accès sont devenus une passerelle essentielle pour les consommateurs de produits et services numériques du monde entier. Si elles peuvent être bénéfiques lorsqu'elles sont exploitées de manière équitable, elles peuvent également être utilisées par les propriétaires de plateformes pour nuire aux développeurs et aux consommateurs. Alors que les responsables de l'application des lois, les régulateurs et les législateurs du monde entier cherchent à résoudre ces questions importantes, nous les invitons à reconnaître que chaque développeur d'applications, quelle que soit sa taille ou la nature de son activité, a droit à un traitement équitable de la part de ces app stores et des propriétaires de plateformes qui les exploitent, et devrait se voir accorder les droits suivants*:

  • Aucun développeur ne devrait être tenu d'utiliser exclusivement un app store ni de recourir aux services auxiliaires du propriétaire de l'app store y compris les systèmes de paiement ou d'accepter d'autres obligations supplémentaires pour avoir accès à l'App Store.
  • Aucun développeur ne doit être banni de la plateforme ou faire l'objet d'une discrimination fondée sur le modèle commercial d'un développeur, la manière dont il fournit le contenu et les services, ou s'il est en concurrence d'une quelconque manière avec le propriétaire de l'App Store.
  • Chaque développeur devrait disposer en temps utile des mêmes interfaces d'interopérabilité et informations techniques que le propriétaire de l'App Store met à la disposition de ses propres développeurs.
  • Chaque développeur devrait toujours avoir accès aux magasins d'applications tant que son application répond à des normes équitables, objectives et non discriminatoires en matière de sécurité, de confidentialité, de qualité, de contenu et de sécurité numérique.
  • Les données d'un développeur ne doivent pas être utilisées pour le concurrencer.
  • Tout développeur devrait toujours avoir le droit de communiquer directement avec ses utilisateurs par le biais de son application à des fins commerciales légitimes.
  • Aucun propriétaire d'App Store ne doit s'engager dans la publicité de ses propres applications ou services, ou interférer avec le choix des préférences ou des défauts des utilisateurs.
  • Aucun développeur ne devrait être tenu de payer des frais ou des parts de revenus injustes, déraisonnables ou discriminatoires, ni de vendre au sein de son application ce qu'il ne souhaite pas vendre, comme condition d'accès à l'App Store.
  • Aucun propriétaire d'App Store ne doit interdire à des tiers de proposer des boutiques 'applications concurrentes sur sa plateforme, ni décourager les développeurs ou les consommateurs de les utiliser.
  • Tous les App Stores seront transparents en ce qui concerne leurs règles et politiques et leurs possibilités de promotion et de commercialisation, les appliqueront de manière cohérente et objective, notifieront les changements et mettront à disposition une procédure rapide, simple et équitable pour résoudre les litiges.

Microsoft se positionne en exemple en matière de gestion de boutique d’applications

« Pour les développeurs de logiciels, les magasins d'applications sont devenus une passerelle essentielle vers certaines des plateformes numériques les plus populaires au monde. Nous avons, comme d'autres, soulevé des questions et, parfois, exprimé des inquiétudes au sujet des app stores sur d'autres plateformes numériques. Cependant, nous reconnaissons que nous devons prêcher par la pratique », écrivait le géant technologique au début du mois en cours. D’où la publication par ce dernier d’une dizaine de principes :

  • Les développeurs auront la liberté de choisir de distribuer leurs applications pour Windows par l'intermédiaire de notre boutique d'applications. Nous ne bloquerons pas les app stores concurrents sur Windows.
  • Nous n'empêcherons pas à une application de tourner sur Windows sur la base de considérations en lien avec le business model d'un développeur ou de la manière dont il fournit du contenu et des services, notamment si le contenu est installé sur un appareil ou diffusé en continu depuis le cloud.
  • Nous n'empêcherons pas à une application de tourner sur Windows au motif de ce que le développeur d'une application donnée a choisi de faire usage de son propre système de paiement pour le traitement des achats effectués dans son application.
  • Nous donnerons aux développeurs, en temps utile, des informations sur les interfaces d'interopérabilité que nous utilisons sur Windows, comme indiqué dans nos principes d'interopérabilité.
  • Chaque développeur aura accès à notre app store tant qu'il répondra à des normes et exigences objectives, notamment en matière de sécurité, de confidentialité, de qualité, de contenu et de sécurité numérique.
  • Notre app store facturera des frais raisonnables qui reflètent la concurrence à laquelle nous sommes confrontés de la part des autres app stores sur Windows et ne forcera pas un développeur à vendre dans son application ce qu'il ne veut pas.
  • Notre boutique d’applications n'empêchera pas les développeurs de communiquer directement avec leurs utilisateurs par le biais de leurs applications à des fins commerciales légitimes.
  • Notre app store tiendra nos propres applications selon les mêmes normes que les applications concurrentes.
  • Microsoft n'utilisera aucune information ou donnée non publique de son app store concernant l'application d'un développeur pour lui faire concurrence.
  • Notre boutique d’applications sera transparente en ce qui concerne ses règles et politiques et ses possibilités de promotion et de commercialisation, les appliquera de manière cohérente et objective, notifiera les changements et mettra à disposition une procédure équitable pour résoudre les litiges.

Source : Coalition for App Fairness

Et vous ?

Que pensez-vous de cette initiative ? L’industrie du développement informatique en avait-elle besoin ?
Quel commentaire faites-vous des dix exigences formulées par la coalition ? Quelles sont celles qui ne vous paraissent pas équitables pour chacune des parties (propriétaires de boutiques d’applications et développeurs) ?

Voir aussi :

Face au Congrès américain, Jeff Bezos déclare qu'il ne peut pas garantir que les employés d'Amazon n'ont pas accès aux données des vendeurs tiers pour favoriser les produits de son entreprise
Fortnite aurait fait exploser les bénéfices d'Epic Game en 2018 jusqu'à 3 milliards de dollars grâce notamment à la vente de contenus additionnels
Après un bras de fer qui aura duré près de deux ans, Epic abandonne le combat et publie Fortnite sur PlayStore, regrettant que Google rende extrêmement mince la possibilité d'éviter le Play Store
Google assure que Fortnite ne bénéficiera d'aucun traitement de faveur sur le Play Store s'il veut revenir et que sa taxe de 30 % est valable pour tous, Epic dénonce un abus de position dominante
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Avatar de Bousk
Rédacteur/Modérateur https://www.developpez.com
Le 25/10/2020 à 19:49
Citation Envoyé par P_Avril Voir le message
30% c'est le coût de référencement, d’hébergement, de distribution, de "contrôle" d’intégrité et de fiabilité des packages, de la distribution des kits de développement, etc. Ainsi que le coût d'un bonne visibilité sur une plateforme comme l'AppStore.
Apple ne fait aucun référencement, les contrôles sont (quasi-)automatiques et c'est à toi de faire en sorte que ça passe les certifs (payantes) sinon faut la repasser (et repayer).
Les kits de développement c'est le mac que tu es obligé d'acheter. Sans oublier la license développeur à laquelle tu dois souscrire. Rien ne t'est fourni.
La visibilité est inexistantes, le store est noyé sous la masse de contenu et Apple ne fait rien pour ta visibilité propre sans contrepartie.
Donc 30% pour couvrir un peu d'espace disque pour héberger le truc et la bande-passante pour le télécharger... et tu trouves ça normal ?

Citation Envoyé par P_Avril Voir le message
Quand à Microsoft qui se fait parangon de cette cause, je crois rêver...
Sur Windows, tu as le store Microsoft à côté duquel tu peux avoir Steam, Epic store, Uplay, Origin, Battle.Net, GOG, et des centaines d'autres apps qui ont des achats intégrés.
Tu as le choix d'installer ce que tu veux, de la source que tu veux. Il n'y a rien qui impose d'utiliser le Microsoft Store pour diffuser ton application, ou d'utiliser un SDK Microsoft qui prendrait sa part pour supporter des achats in-app.
Donc je vois pas quel troll anti-MS vieux de 30 ans tu espères faire passer ici.
22  1 
Avatar de Bill Fassinou
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 03/10/2020 à 14:41
La décision d'Epic de contourner les politiques de l'App Store d'Apple était malhonnête,
selon un juge américain

La tournure des événements montre que le bras de fer en Apple et Epic annonce un long et difficile procès à venir, une bataille judiciaire qui pourrait remodeler le modèle économique des boutiques d’applications mobiles. Au cours de l’audience de ce lundi, la juge Yvonne Gonzalez Rogers a entendu les arguments sur la demande d'Epic pour une injonction temporaire dans son affaire contre Apple. Elle a critiqué la décision d’Epic de rompre son contrat avec le fabricant d’iPhone, avant d’inviter les deux parties à porter leur différend antitrust devant un jury.

Le 13 août dernier, Epic publiait une mise à jour de Fortnite sur iOS et sur Android intégrant un système de paiement in-app qu’il a conçu lui-même pour outrepasser le système de paiement d’Apple et de Google qui prélève instantanément 30 % de commissions sur tout achat dans les applications. Résultat, Apple a immédiatement retiré Fortnite de l’App Store et a ensuite porté d’autres menaces contre le créateur de jeux. Ces agissements d’Epic et d’Apple ont entraîné ces deux géants dans une bataille juridique depuis le mois d’août, et l’affaire pourrait durer longtemps.

En effet, Epic cherche à obtenir une ordonnance judiciaire temporaire qui obligerait Apple à débloquer Fortnite sur l’App Store, le point principal de l'audience du lundi. Mais après qu’Epic a fait part de ses arguments au juge Rogers, celle-ci a exprimé son scepticisme quant à ces derniers, et en particulier son affirmation selon laquelle il ne constituait pas une menace pour la sécurité d'Apple, car il s'agit d'une société et d'un partenaire bien établi. Il semblerait qu’elle considère qu’Epic a rompu son contrat en tout état de cause et donc qu’il est normal qu’il en subisse les conséquences.

« Epic savait qu'il violait son contrat avec Apple lorsqu'il a publié la mise à jour, mais il l'a quand même fait », a déclaré Rogers, accusant la société de malhonnêteté. « Vous avez fait une chose, vous avez menti par omission, par manque de franchise. C'est la question de sécurité. C'est la question de sécurité ! », a lancé Rogers à Epic, selon un rapport de CNN Business. « Il y a beaucoup de gens dans le public qui vous considèrent comme des héros pour ce que vous avez fait, mais ce n'est toujours pas honnête », a ajouté Rogers. Selon le rapport publié par CNN Business, l’audience s’est déroulée sur Zoom et aura duré environ trois heures.


Mais pendant cette période, il s’avère qu’aucune des questions en suspens dans le procès antitrust en cours d’Epic Games contre Apple n’a été réglée, y compris celle du retour de Fortnite sur l’App Store. À ce propos, le New York Times a rapporté qu’une décision sur ce sujet était attendue dans les prochains jours. De son côté, Apple a justifié les politiques de l'App Store en partie comme un moyen de protéger les utilisateurs contre les risques de sécurité et les logiciels malveillants. Cela dit, l’on a un peu de mal à lier les 30 % de commissions à une initiative de protection de la vie privée.

Les avocats d'Epic ont tous reconnu que la société a violé son accord avec Apple, mais ont affirmé qu'Epic refusait tout simplement de se conformer à un contrat anticoncurrentiel, et que forcer une bataille juridique faisait partie du plan d'Epic. « Quand vous vous attaquez à la plus grande société du monde, et que vous l'attaquez là où vous savez qu'elle va riposter, vous n’allez pas vous allonger dans la rue pour mourir. Vous planifiez très soigneusement la façon dont vous allez réagir », a déclaré lundi Katherine Forrest, l’un des avocats d’Epic Games.

Epic est ferme sur sa position depuis le début de l’affaire, alléguant que le fabricant d’iPhone, par le biais de ses règles de développement, abuse de son emprise sur l'App Store pour nuire à l'innovation, à la concurrence et aux consommateurs sur le marché des ventes d'applications iOS. Selon lui, des dizaines d’utilisateurs de l’iOS ont été lésés par ce qu’il a décrit comme une décision de représailles d'Apple visant à retirer Fortnite de l'App Store. « La décision démontre le contrôle à toute épreuve d'Apple et le maintien d'un monopole illégal », a soutenu Epic.

Epic voit également le système propriétaire de paiement in-app d’Apple tel un système de vente liée illégale. Mais d’après le juge Rogers, il n’y a pas de vente liée avec le système de paiement intégré de la marque à la pomme. « Je ne suis pas particulièrement convaincue », a-t-elle déclaré à propos du mécanisme de paiement au moyen du système proposé par Apple. « Je ne vois simplement pas cela comme un produit séparé et distinct ». Rogers n’a pas non plus retenu l'argument d'Epic disant qu’Apple a porté préjudice à la distribution de Fortnite en raison du contrôle exclusif d'Apple sur son magasin d’applications.

Elle a brandi l’argument selon lequel les joueurs de Fortnite sur iOS ont une variété de choix afin d’accéder au jeu même s'il n'est plus disponible l’App Store. « Les jardins clos existent depuis des décennies », a -t-elle déclaré. « Nintendo a eu un jardin clos. Sony a eu un jardin clos. Microsoft a eu un jardin clos. Ce qu’Apple fait n'est pas très différent. Il est difficile d'ignorer l'économie de l'industrie, et c'est ce que vous me demandez de faire », a ajouté Rogers. Pour sa part, Apple a allégué qu’Epic a de grandes ambitions et qu’il veut inciter les gens à voir Apple différemment.

Les avocats du fabricant d’iPhone ont en effet allégué que Tim Sweeney, PDG d’Epic Games, tente de mener une révolte de développeurs qui coupe au cœur du modèle économique d'Apple. « Sweeney essaie d'être le joueur de flûte des autres développeurs », a déclaré Ted Boutrous, un des avocats d’Apple. Il a ajouté qu'Epic veut que les autres aussi « trichent, violent leur accord et introduisent en douce des logiciels pour contourner l'examen de l'application ». « Une conclusion en faveur d'Epic serait un feu vert pour d'autres entreprises et ce serait très dangereux », a-t-il soutenu.

L'affaire entre Epic et Apple est considérée comme un procès qui pourrait faire date, un procès qui teste les frontières du droit antitrust, a déclaré la juge Rogers. Elle n'a pas donné de délai pour une décision sur l'injonction. Elle a également déclaré qu'étant donné son calendrier, l'affaire ne devrait pas être jugée avant juillet 2021. Enfin, elle a déclaré qu’elle préférerait que l'affaire soit jugée devant un jury. « Je sais que je ne suis qu'un tremplin pour vous tous », a-t-elle déclaré lundi.

Source : Reuters

Et vous ?

Qu'en pensez-vous ?

Voir aussi

Apple retire Fortnite de l'App Store après qu'Epic ait tenté de contourner les frais de commissions lors de paiements in-app, Epic traduit Apple en justice pour pratiques anticoncurrentielles

Fortnite se divise en « deux jeux différents » en raison de la bataille légale entre Epic et Apple. La saison 4 du chapitre 2 sur Android, Xbox, PC et la précédente sur iPhone, iPad et Mac

Apple indique à la Cour qu'Epic met en danger tout le modèle économique de l'App Store avec sa demande d'injonction dans laquelle l'éditeur sollicite le retour de Fortnite sur la vitrine iOS

Epic demande à la Cour d'obliger Apple à rétablir Fortnite sur l'App Store. Notant une diminution de 60 % des joueurs sur iOS, l'éditeur se dit prêt à lancer une vitrine de téléchargement concurrente

Apple menace de révoquer l'accès aux outils de développement iOS et macOS d'Epic, en représailles pour avoir introduit une nouvelle option de paiement dans Fortnite
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Avatar de Uther
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 25/10/2020 à 19:18
Que Apple fournisse un service d'hébergement d'application, c'est pas un problème, si les client sont heureux de la situation. Le soucis c'est qu'il est obligatoire.
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Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 25/05/2021 à 7:21
À la fin du procès Epic c Apple, le juge s’interroge sur les implications d'une modification des règles de l'App Store
ainsi que sur la possibilité d'ouvrir des vitrines concurrentes sur iOS

Les éditeurs d'applications et les régulateurs du monde entier regardent le procès opposant Apple à Epic avec attention. Durant cet exercice, la juge fédérale Yvonne Gonzalez Rogers a laissé entendre dans des questions pointues à Apple qu'elle pourrait être réceptive à certaines des allégations de l’éditeur du jeu Fortnite selon lesquelles Apple abuse de son contrôle sur l'App Store et blesse les développeurs.

La semaine dernière, la juge fédérale a déclaré que les bénéfices de l'App Store d'Apple auprès des éditeurs de jeux semblaient « disproportionnés ». Dans une longue série de questions, elle a interrogé le PDG d’Apple, Tim Cook, sur le modèle économique de l'App Store et sur la nature même de sa relation avec les développeurs, mettant Cook au pied du mur sur la concurrence de l'App Store. Au début de son interrogatoire, elle a fait admettre à Cook que les jeux, et en particulier les achats in-app pour les jeux mobiles sur l'iPhone, génèrent la majorité des revenus de l'App Store. À partir de là, Gonzalez Rogers a forcé Cook à répondre à une série de questions de plus en plus inconfortables sur la problématique de savoir si la conduite d'Apple à l'égard des développeurs de jeux est juste et n’est pas anticoncurrentielle.

Sur une hypothétique situation dans laquelle la monnaie V-Bucks du jeu Fortnite était disponible à un prix plus bas sur le Web que dans l'application iOS elle-même, « Quel est le problème de permettre aux utilisateurs d'avoir le choix, en particulier dans un contexte de jeu, de trouver une option moins chère pour le contenu ? » a-t-elle demandé à Cook.

Il a répondu que « si vous autorisez les gens à établir un lien de ce type, vous renoncez essentiellement au rendement total de notre propriété intellectuelle ». Plus tôt dans son témoignage, Cook a déclaré, par analogie, que le fait de permettre aux applications de diriger les consommateurs vers des options d'achat sans commission en dehors de l'App Store « reviendrait à ce qu'Apple aille chez Best Buy, mette un panneau indiquant que vous pouvez aller de l'autre côté de la rue dans l'Apple Store pour acheter un iPhone. Si l'on s'efforce d'effectuer une transaction avec le client [dans l'application], il semble que cela doive se faire dans l'application ».

Selon Cook, les utilisateurs ont « un choix entre de nombreux modèles Android différents et un iPhone » s'ils recherchent un choix. « S'ils voulaient aller chercher un Battle Pass ou des V-Bucks moins chers, et qu'ils ne savent pas qu'ils ont cette option, quel est le problème si Apple leur donne cette option ? ». Les directives de l'App Store d'Apple interdisent aux développeurs d'informer les utilisateurs des options de paiement alternatives, bien que Cook ait clarifié que les développeurs peuvent demander l'adresse e-mail d'un utilisateur et lui vendre ces options par e-mail.

La sécurité mise en avant

Apple a fait valoir que le contrôle de son App Store, le seul moyen pour les consommateurs d'installer des logiciels sur les iPhone, est essentiel pour les promesses de sécurité et de confidentialité de l'entreprise à ses utilisateurs, et un gage de qualité sur un marché aussi concurrentiel. « Nous ne pourrions plus faire la promesse de confidentialité, de sûreté et de sécurité si Epic Games l'emporte », a déclaré Cook. De son côté, Epic Games soutient que la sécurité est une excuse pour prélever des frais et garder un contrôle sur les fabricants de logiciels.

Confronté à des questions sur le niveau de profit que l'App Store génère à partir des 30 % de commission qu'il prélève sur les ventes, il a déclaré : « Nous n'avons pas de compte de résultat séparé pour l'App Store ». Au lieu de cela, il a dit qu'il avait « le sentiment » que c'était rentable – mais qu'il ne pouvait pas partager les chiffres avec le tribunal.

Cook était interrogé sur sa surveillance des décisions de haut niveau concernant les politiques de l'App Store. La juge Yvonne Gonzalez Rogers a également interrogé Cook, posant des questions sur une enquête qui a montré que 39 % des développeurs sont insatisfaits de l'App Store. Cook a déclaré qu'il n'était pas familier avec l'enquête, mais a déclaré qu'il y avait une « friction » parce qu'Apple rejetait 40% des applications chaque semaine.

La juge lui a également demandé s'il était un joueur, ce à quoi il a répondu par la négative.

L'homologue de Cook dans l'affaire (le chef d'Epic Games, Tim Sweeney) était déjà passé à la barre dans les premiers jours de la longue bataille juridique.

Une décision qui est attendue dans quelques mois

Lundi, la juge a demandé à Epic s'il y avait un moyen de répondre à ses préoccupations sans forcer Apple à ouvrir l'iPhone aux magasins d'applications rivaux, comme Epic l'a proposé. Ce serait un changement radical et « les tribunaux ne dirigent pas les entreprises », a-t-elle déclaré. Elle a également noté l'aubaine qu'un changement signifierait pour Epic, dont les propres efforts pour démarrer une boutique d'applications payante concurrente ont été discutés au cours du procès.

« Soyons clairs. Epic est là parce que si une aide est accordée, elle passe d'une entreprise de plusieurs milliards de dollars à une entreprise de plusieurs billions de dollars. Mais elle ne le fait pas par bonté de cœur », a-t-elle déclaré.

L'avocat d'Epic, Gary Bornstein, a maintenu la demande d'Epic depuis le dépôt de l'affaire l'année dernière : forcer Apple à ouvrir l'iPhone aux magasins d'applications concurrents et l'empêcher d'exiger des développeurs qu'ils utilisent son système de paiement intégré. Gonzalez Rogers a déclaré que dans le cadre des changements proposés par Epic, il est probable que la société ne paierait rien à Apple, un fait qui l'a « préoccupée » tout au long du procès.

Le PDG d'Epic, Tim Sweeney, qui a dirigé la stratégie juridique de l'entreprise et a assisté à l'ensemble du procès, « attaque la manière fondamentale dont Apple génère des revenus », a déclaré Gonzalez Rogers. « Il y a un argument raisonnable selon lequel (Apple) utilise ces bénéfices au profit de l'ensemble de l'écosystème ».

À certains moments, Gonzalez Rogers a remis en question d'autres problèmes, comme une règle Apple interdisant aux développeurs d'utiliser les adresses e-mail collectées auprès des utilisateurs d'iPhone pour commercialiser des moyens d'éviter le système d'achat intégré d'Apple. « Le fait de cacher ces informations par Apple d'une manière qui ne soit pas directement reflétée au consommateur semble être anticoncurrentiel », a-t-elle déclaré.

Tout au long de la journée, les avocats d'Apple ont fait valoir que les demandes globales d'Epic mettraient Apple au même niveau que le système Android, ce qui réduirait essentiellement le choix des consommateurs. « Apple veut garder son produit différencié », a déclaré l'avocate d'Apple Veronica Moye. Quiconque veut des boutiques d'applications tierces "est libre de sortir et d'acheter un appareil Android. La demande est de forcer Apple à retirer un produit concurrent du marché ».

Pour prendre sa décision, la juge devra parcourir 4500 pages de témoignages, un processus qui, selon elle, pourrait prendre des mois.

De quoi est-il question ?

Deux choses principales sont au centre de l'affaire : la commission de 30% qu'Apple prend sur les achats intégrés et le fait qu'aucun autre magasin d'applications n'est autorisé à exister sur l'iPhone et l'iPad pour offrir une alternative.

Epic's Fortnite est l'un des jeux les plus populaires au monde et gagne de l'argent grâce à des achats in-app de costumes de personnages et d'autres objets numériques. Une commission de 30 % sur des millions de ces achats représente beaucoup – mais les règles d'Apple interdisent à l'entreprise de contourner ses méthodes de paiement si une vente est effectuée dans l'application iPhone.

En août de l'année dernière, Fortnite a offert aux joueurs une réduction de 20 % s'ils payaient directement Epic Games, en violation directe des règles d'Apple. Apple a rapidement supprimé l'application de son magasin – tout comme Google, qui applique une politique similaire.

Epic s'était clairement attendu à ce que cela se produise. La firme a immédiatement lancé une guerre médiatique pour mobiliser ses fans et gagner du soutien, dépeignant Apple comme une force dominante qui supprime la liberté de choix. En quelques heures, Epic a déposé des plaintes juridiques préparées aux États-Unis contre Apple et Google.

Mais le débat va au-delà de la réduction de 30 %, évoquant des questions plus larges sur la compétitivité. Epic n'a pas caché le fait qu'il aimerait gérer ses propres magasins d'applications sur iOS et Android, en évitant complètement les systèmes de paiement et de livraison d'Apple et de Google.

Source : Procès antitrust Epic contre Apple

Et vous ?

Êtes-vous pour ou contre la possibilité d'ouvrir des vitrines concurrentes sur iOS ?
Êtes-vous pour ou contre la possibilité de procéder au paiement par son propre système de facturation et d'éviter ainsi de payer une commission à Apple ?
Le modèle commercial de l'App Store devrait-il être revu dans ces cas ?
Les éditeurs d'applications et les régulateurs du monde entier regardent le procès opposant Apple à Epic avec attention. Durant cet exercice, la juge fédérale Yvonne Gonzalez Rogers a laissé entendre dans des questions pointues à Apple qu'elle pourrait être réceptive à certaines des allégations de l’éditeur du jeu Fortnite selon lesquelles Apple abuse de son contrôle sur l'App Store et blesse les développeurs.

La semaine dernière, la juge fédérale a déclaré que les bénéfices de l'App Store d'Apple auprès des éditeurs de jeux semblaient « disproportionnés ». Dans une longue série de questions, elle a interrogé le PDG d’Apple, Tim Cook, sur le modèle économique de l'App Store et sur la nature même de sa relation avec les développeurs, mettant Cook au pied du mur sur la concurrence de l'App Store. Au début de son interrogatoire, elle a fait admettre à Cook que les jeux, et en particulier les achats in-app pour les jeux mobiles sur l'iPhone, génèrent la majorité des revenus de l'App Store. À partir de là, Gonzalez Rogers a forcé Cook à répondre à une série de questions de plus en plus inconfortables sur la problématique de savoir si la conduite d'Apple à l'égard des développeurs de jeux est juste et n’est pas anticoncurrentielle.

Sur une hypothétique situation dans laquelle la monnaie V-Bucks du jeu Fortnite était disponible à un prix plus bas sur le Web que dans l'application iOS elle-même, « Quel est le problème de permettre aux utilisateurs d'avoir le choix, en particulier dans un contexte de jeu, de trouver une option moins chère pour le contenu ? » a-t-elle demandé à Cook.

Il a répondu que « si vous autorisez les gens à établir un lien de ce type, vous renoncez essentiellement au rendement total de notre propriété intellectuelle ». Plus tôt dans son témoignage, Cook a déclaré, par analogie, que le fait de permettre aux applications de diriger les consommateurs vers des options d'achat sans commission en dehors de l'App Store « reviendrait à ce qu'Apple aille chez Best Buy, mette un panneau indiquant que vous pouvez aller de l'autre côté de la rue dans l'Apple Store pour acheter un iPhone. Si l'on s'efforce d'effectuer une transaction avec le client [dans l'application], il semble que cela doive se faire dans l'application ».

Selon Cook, les utilisateurs ont « un choix entre de nombreux modèles Android différents et un iPhone » s'ils recherchent un choix. « S'ils voulaient aller chercher un Battle Pass ou des V-Bucks moins chers, et qu'ils ne savent pas qu'ils ont cette option, quel est le problème si Apple leur donne cette option ? ». Les directives de l'App Store d'Apple interdisent aux développeurs d'informer les utilisateurs des options de paiement alternatives, bien que Cook ait clarifié que les développeurs peuvent demander l'adresse e-mail d'un utilisateur et lui vendre ces options par e-mail.

La sécurité mise en avant

Apple a fait valoir que le contrôle de son App Store, le seul moyen pour les consommateurs d'installer des logiciels sur les iPhone, est essentiel pour les promesses de sécurité et de confidentialité de l'entreprise à ses utilisateurs, et un gage de qualité sur un marché aussi concurrentiel. « Nous ne pourrions plus faire la promesse de confidentialité, de sûreté et de sécurité si Epic Games l'emporte », a déclaré Cook. De son côté, Epic Games soutient que la sécurité est une excuse pour prélever des frais et garder un contrôle sur les fabricants de logiciels.

Confronté à des questions sur le niveau de profit que l'App Store génère à partir des 30 % de commission qu'il prélève sur les ventes, il a déclaré : « Nous n'avons pas de compte de résultat séparé pour l'App Store ». Au lieu de cela, il a dit qu'il avait « le sentiment » que c'était rentable - mais qu'il ne pouvait pas partager les chiffres avec le tribunal.

Cook était interrogé sur sa surveillance des décisions de haut niveau concernant les politiques de l'App Store. La juge Yvonne Gonzalez Rogers a également interrogé Cook, posant des questions sur une enquête qui a montré que 39 % des développeurs sont insatisfaits de l'App Store. Cook a déclaré qu'il n'était pas familier avec l'enquête, mais a déclaré qu'il y avait une « friction » parce qu'Apple rejetait 40% des applications chaque semaine.

La juge lui a également demandé s'il était un joueur, ce à quoi il a répondu par la négative.

L'homologue de Cook dans l'affaire (le chef d'Epic Games, Tim Sweeney) était déjà passé à la barre dans les premiers jours de la longue bataille juridique.

Une décision qui est attendue dans quelques mois

Lundi, la juge a demandé à Epic s'il y avait un moyen de répondre à ses préoccupations sans forcer Apple à ouvrir l'iPhone aux magasins d'applications rivaux, comme Epic l'a proposé. Ce serait un changement radical et « les tribunaux ne dirigent pas les entreprises », a-t-elle déclaré. Elle a également noté l'aubaine qu'un changement signifierait pour Epic, dont les propres efforts pour démarrer une boutique d'applications payante concurrente ont été discutés au cours du procès.

« Soyons clairs. Epic est là parce que si une aide est accordée, elle passe d'une entreprise de plusieurs milliards de dollars à une entreprise de plusieurs billions de dollars. Mais elle ne le fait pas par bonté de cœur », a-t-elle déclaré.

L'avocat d'Epic, Gary Bornstein, a maintenu la demande d'Epic depuis le dépôt de l'affaire l'année dernière : forcer Apple à ouvrir l'iPhone aux magasins d'applications concurrents et l'empêcher d'exiger des développeurs qu'ils utilisent son système de paiement intégré. Gonzalez Rogers a déclaré que dans le cadre des changements proposés par Epic, il est probable que la société ne paierait rien à Apple, un fait qui l'a « préoccupée » tout au long du procès.

Le PDG d'Epic, Tim Sweeney, qui a dirigé la stratégie juridique de l'entreprise et a assisté à l'ensemble du procès, « attaque la manière fondamentale dont Apple génère des revenus », a déclaré Gonzalez Rogers. « Il y a un argument raisonnable selon lequel (Apple) utilise ces bénéfices au profit de l'ensemble de l'écosystème ».

À certains moments, Gonzalez Rogers a remis en question d'autres problèmes, comme une règle Apple interdisant aux développeurs d'utiliser les adresses e-mail collectées auprès des utilisateurs d'iPhone pour commercialiser des moyens d'éviter le système d'achat intégré d'Apple. « Le fait de cacher ces informations par Apple d'une manière qui ne soit pas directement reflétée au consommateur semble être anticoncurrentiel », a-t-elle déclaré.

Tout au long de la journée, les avocats d'Apple ont fait valoir que les demandes globales d'Epic mettraient Apple au même niveau que le système Android, ce qui réduirait essentiellement le choix des consommateurs. « Apple veut garder son produit différencié », a déclaré l'avocate d'Apple Veronica Moye. Quiconque veut des boutiques d'applications tierces "est libre de sortir et d'acheter un appareil Android. La demande est de forcer Apple à retirer un produit concurrent du marché ».

Pour prendre sa décision, la juge devra parcourir 4500 pages de témoignages, un processus qui, selon elle, pourrait prendre des mois.

De quoi est-il question ?

Deux choses principales sont au centre de l'affaire : la commission de 30% qu'Apple prend sur les achats intégrés et le fait qu'aucun autre magasin d'applications n'est autorisé à exister sur l'iPhone et l'iPad pour offrir une alternative.

Epic's Fortnite est l'un des jeux les plus populaires au monde et gagne de l'argent grâce à des achats in-app de costumes de personnages et d'autres objets numériques. Une commission de 30 % sur des millions de ces achats représente beaucoup - mais les règles d'Apple interdisent à l'entreprise de contourner ses méthodes de paiement si une vente est effectuée dans l'application iPhone.

En août de l'année dernière, Fortnite a offert aux joueurs une réduction de 20 % s'ils payaient directement Epic Games, en violation directe des règles d'Apple. Apple a rapidement supprimé l'application de son magasin - tout comme Google, qui applique une politique similaire.

Epic s'était clairement attendu à ce que cela se produise. La firme a immédiatement lancé une guerre médiatique pour mobiliser ses fans et gagner du soutien, dépeignant Apple comme une force dominante qui supprime la liberté de choix. En quelques heures, Epic a déposé des plaintes juridiques préparées aux États-Unis contre Apple et Google.

Mais le débat va au-delà de la réduction de 30 %, évoquant des questions plus larges sur la compétitivité. Epic n'a pas caché le fait qu'il aimerait gérer ses propres magasins d'applications sur iOS et Android, en évitant complètement les systèmes de paiement et de livraison d'Apple et de Google.

Source : Procès antitrust Epic contre Apple

Et vous ?

Êtes-vous pour ou contre la possibilité d'ouvrir des vitrines concurrentes sur iOS ?
Êtes-vous pour ou contre la possibilité de procéder au paiement par son propre système de facturation et d'éviter ainsi de payer une commission à Apple ?
Le modèle commercial de l'App Store devrait-il être revu dans ces cas ?
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Avatar de yahiko
Rédacteur/Modérateur https://www.developpez.com
Le 25/10/2020 à 22:43
Apple utilise son écosystème en vase clos pour tuer dans l'œuf toute concurrence. Il s'agit de pratiques anticoncurrentielles caractérisées et personne ne s'en offusque.

Et contrairement à Apple qui est dans le déni, une fois n'est pas coutume, Microsoft montre l'exemple avec sa charte sur les boutiques d'application qui démontre le souci permanent de la firme de Redmond en matière d'équité.

J'espère que le mouvement Coalition for App Fairness va se développer pour faire plier Apple, et que ce mouvement pourra s'appuyer sur la longue histoire de Microsoft en matière d'ouverture de ses applicatifs et de la promotion de la concurrence
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Avatar de Patrick Ruiz
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 25/09/2020 à 8:26
Epic, Spotify et Tinder forment une coalition pour défendre la liberté de choix et la concurrence loyale sur l’App Store
Et l’écosystème des applications en général

Le pouvoir exact que les propriétaires de magasins d'applications devraient avoir sur les développeurs est une question controversée ces derniers temps. Le cas de la bataille juridique entre Apple et Epic Games en est une illustration. À la réalité la liste de tels affrontements est plus longue. Désormais, tous les développeurs d’applications qui ont fait face à Apple dans les derniers mois coalisent. À date, ils sont une dizaine réunis dans le cadre d’une organisation à but non lucratif dont le but est de défendre la liberté de choix et la concurrence loyale sur l’App Store et l’écosystème des applications en général.

À côté d’Epic Games qui a fait interdire son jeu à succès Fortnite sur l'App Store pour avoir mis en place son propre système de paiement intégré à l'application, on retrouve : Spotify qui a déposé une plainte antitrust contre Apple dans l'UE ; ProtonMail dont le PDG a déclaré qu'Apple tenait les développeurs en otage avec les 30 % de frais ; Basecamp qui a qualifié les politiques d'Apple d'exploitation après que des mises à jour de son application de messagerie Hey ont fait l’objet de blocage pour avoir utilisé la même technique de facturation que Netflix.


Les griefs contre Apple

« Apple utilise son contrôle du système d'exploitation iOS pour s'attribuer des faveurs en contrôlant les produits et les fonctionnalités qui sont à la disposition des consommateurs. Apple exige des fabricants d'équipements qu'ils limitent les options, oblige les développeurs à vendre par l'intermédiaire de son App Store et va même jusqu'à voler les idées des concurrents », indique la coalition à propos du positionnement de monopole d’Apple.

« Pour la plupart des achats effectués dans son App Store, Apple prélève 30 % du prix d'achat. Aucun autre frais de transaction - quel que soit le secteur d'activité - ne s'en approche.

Cette taxe sur les applications réduit considérablement le pouvoir d'achat des consommateurs et étouffe les revenus des développeurs. C'est particulièrement injuste lorsque cette taxe est imposée à des applications qui sont en concurrence directe avec des applications similaires vendues par Apple. Cela place les entreprises dans une position concurrentielle nettement désavantageuse et fait donc augmenter les prix pour les consommateurs.

Les développeurs constatent qu'une taxe de 15 à 30 % sur l'App Store d'Apple représente une part énorme de leurs revenus et ne peuvent souvent s'y opposer. Ils font valoir que lorsqu'ils sont en concurrence avec l'une des applications d'Applela situation devient encore plus difficile.

Apple a introduit pour la première fois la redevance de 30 % sur les applications en 2011, ce qui a obligé de nombreuses applications à cesser complètement leurs activités. Treehouse, une plateforme de formation en ligne, a développé une application basée sur la lecture, iFlow Reader, qui a été l'une des nombreuses victimes de la nouvelle taxe imposée. "Apple vient de larguer une bombe nucléaire sur nous tous", a déclaré publiquement Treehouse, précisant que les "nouvelles règles draconiennes" avaient rendu "impossible pour quiconque, sauf Apple, de vendre des livres à profit sur iOS".

Le cofondateur d'Apple, Steve Jobs, dans un courriel interne, a montré peu de sympathie pour le petit développeur. Il l'a dit à d'autres dirigeants d'Apple : "Nous n'avions pas de politique et maintenant nous en avons une et il y aura des morts sur la route à cause de cela. Je ne me sens pas coupable".

Les développeurs et les créateurs veulent qu'Apple ouvre sa plateforme App Store afin que toute entreprise puisse construire des logiciels à ses propres conditions et les diffuser librement. Les utilisateurs devraient également avoir la possibilité d'installer des logiciels, gratuitement, de n'importe où, afin que les règles du jeu soient les mêmes pour tous et qu'il y ait une véritable concurrence dans le domaine du développement et de la distribution de logiciels.

Un marché équitable et équilibré signifierait que chaque fournisseur de logiciel et chaque fournisseur de composants peuvent se faire concurrence sur iOS sans être contraints par des conditions et des limitations qui ont été élaborées par la société qui vient de programmer le système d'exploitation de l'appareil d'un utilisateur. Tout comme chaque partie de l'économie du web est ouverte à la concurrence, chaque partie de l'économie des applications doit être ouverte à la concurrence », indique la coalition pour ce qui est des frais en vigueur sur l’App Store.


« À l'aube de la révolution des ordinateurs personnels, les logiciels étaient quelque chose que l'on achetait dans un magasin, et tant que le système d'exploitation correspondait, ils fonctionnaient sur n'importe quel ordinateur.

C'est pourquoi aujourd'hui, les logiciels pour ordinateurs personnels sont largement disponibles sur le web pour chaque système d'exploitation. L'idée qu'un consommateur ne puisse utiliser que des logiciels vendus par le même fabricant que son ordinateur portable semble ridicule. Sauf que c'est exactement la règle qu'Apple a imposée aux appareils personnels dans des milliards de poches.

Les applications iPhone ne sont disponibles que via l'App Store d'Apple. Si les consommateurs veulent qu'une application fonctionne sur leur appareil mobile, le développeur de l'application doit suivre les règles, les taxes et les exigences d'Apple. Mais si les consommateurs veulent utiliser cette même application depuis leur ordinateur, les règles, les taxes et les exigences ne s'appliquent pas. C'est un château de cartes.

Voici un exemple de la façon dont ce problème se manifeste : Epic produit l'un des jeux vidéo les plus populaires de tous les temps, Fortnite. Si un joueur de Fortnite achetait une mise à jour sur l'App Store, il pourrait se voir facturer 9,99 $. Cependant, cette même mise à jour ne coûte que 7,99 $ lorsqu'elle est achetée directement par l'intermédiaire d'Epic.

Alors pourquoi est-il plus cher pour les joueurs d'acheter une mise à jour de Fortnite sur l'App Store ? Une raison : la taxe sur les applications. Lorsqu'un consommateur paie une mise à niveau Fortnite via son appareil mobile, Apple perçoit sa taxe arbitraire sur l'application. En revanche, lorsque le service est payé directement par Epic, ce dernier peut répercuter les économies réalisées sur les clients - mais voici le hic : Apple indique expressément aux développeurs qu'ils ne sont pas autorisés à informer leurs clients sur les options moins coûteuses, sous peine d'être bannis de l'App Store.

Pensez à cela un peu différemment : une boîte de Cheerios coûte environ 3 $ chez Kroger, mais il arrive que Cheerios offre un coupon qui ramène le prix à 2,50 $ dans tous les magasins qui proposent des Cheerios. Ce que fait Apple, c'est un peu comme si Kroger disait aux Cheerios qu'elles n'ont pas le droit d'offrir des coupons, et que si elles le font, les Cheerios risquent d'être expulsées de l'allée des céréales. Les consommateurs ne toléreraient pas ce type de comportement monopolistique sur leurs céréales, alors pourquoi devraient-ils l'autoriser pour les applications utilisées sur leurs appareils mobiles ?

Qu'il s'agisse de leur ordinateur personnel ou de leur appareil mobile, les consommateurs méritent et doivent s'attendre à un choix illimité en ce qui concerne le lieu, le moment et la manière dont ils achètent les applications ou les logiciels », ajoute la coalition pour ce qui est de la limitation des libertés des utilisateurs.

La vision de la coalition

Les plateformes en ligne les plus populaires au monde et les app stores qui en régissent l'accès sont devenus une passerelle essentielle pour les consommateurs de produits et services numériques du monde entier. Si elles peuvent être bénéfiques lorsqu'elles sont exploitées de manière équitable, elles peuvent également être utilisées par les propriétaires de plateformes pour nuire aux développeurs et aux consommateurs. Alors que les responsables de l'application des lois, les régulateurs et les législateurs du monde entier cherchent à résoudre ces questions importantes, nous les invitons à reconnaître que chaque développeur d'applications, quelle que soit sa taille ou la nature de son activité, a droit à un traitement équitable de la part de ces app stores et des propriétaires de plateformes qui les exploitent, et devrait se voir accorder les droits suivants :

#1 Aucun développeur ne devrait être tenu d'utiliser exclusivement un app store ni de recourir aux services auxiliaires du propriétaire de l'app store y compris les systèmes de paiement ou d'accepter d'autres obligations supplémentaires pour avoir accès à l'App Store.

#2 Aucun développeur ne doit être banni de la plateforme ou faire l'objet d'une discrimination fondée sur le modèle commercial d'un développeur, la manière dont il fournit le contenu et les services, ou s'il est en concurrence d'une quelconque manière avec le propriétaire de l'App Store.

#3 Chaque développeur devrait disposer en temps utile des mêmes interfaces d'interopérabilité et informations techniques que le propriétaire de l'App Store met à la disposition de ses propres développeurs.

#4 Chaque développeur devrait toujours avoir accès aux magasins d'applications tant que son application répond à des normes équitables, objectives et non discriminatoires en matière de sécurité, de confidentialité, de qualité, de contenu et de sécurité numérique.

#5 Les données d'un développeur ne doivent pas être utilisées pour le concurrencer.

#6 Tout développeur devrait toujours avoir le droit de communiquer directement avec ses utilisateurs par le biais de son application à des fins commerciales légitimes.

#7 Aucun propriétaire d'App Store ne doit s'engager dans la publicité de ses propres applications ou services, ou interférer avec le choix des préférences ou des défauts des utilisateurs.

#8 Aucun développeur ne devrait être tenu de payer des frais ou des parts de revenus injustes, déraisonnables ou discriminatoires, ni de vendre au sein de son application ce qu'il ne souhaite pas vendre, comme condition d'accès à l'App Store.

#9 Aucun propriétaire d'App Store ne doit interdire à des tiers de proposer des boutiques 'applications concurrentes sur sa plateforme, ni décourager les développeurs ou les consommateurs de les utiliser.

#10 Tous les App Stores seront transparents en ce qui concerne leurs règles et politiques et leurs possibilités de promotion et de commercialisation, les appliqueront de manière cohérente et objective, notifieront les changements et mettront à disposition une procédure rapide, simple et équitable pour résoudre les litiges.

Source : Coalition for App fairness

Et vous ?

Que pensez-vous de cette initiative ? L’industrie du développement informatique en avait-elle besoin ?
Quel commentaire faites-vous des dix exigences formulées par la coalition ? Quelles sont celles qui ne vous paraissent pas équitables pour chacune des parties (propriétaires de boutiques d’applications et développeurs) ?

Voir aussi :

Face au Congrès américain, Jeff Bezos déclare qu'il ne peut pas garantir que les employés d'Amazon n'ont pas accès aux données des vendeurs tiers pour favoriser les produits de son entreprise
Fortnite aurait fait exploser les bénéfices d'Epic Game en 2018 jusqu'à 3 milliards de dollars grâce notamment à la vente de contenus additionnels
Après un bras de fer qui aura duré près de deux ans, Epic abandonne le combat et publie Fortnite sur PlayStore, regrettant que Google rende extrêmement mince la possibilité d'éviter le Play Store
Google assure que Fortnite ne bénéficiera d'aucun traitement de faveur sur le Play Store s'il veut revenir et que sa taxe de 30 % est valable pour tous, Epic dénonce un abus de position dominante
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Avatar de L33tige
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 26/10/2020 à 12:54
Citation Envoyé par P_Avril Voir le message
Un datacenter coute très très très cher!!! Et lorsque tu télécharge une appli Epic, Matchgroup ou autre le package ne "descend" pas d'un DC xyz mais bien d'un DC Apple.

Ce qui est grotesque c'est que tu ne comprends pas que les AppStore d'aujourd'hui sont les supermarchés d'hier.
Oui et puis c'est vrai qu'il y à du transport dans le datacenter, ou encore des programmes qu'il faut racheter pour éviter qu'ils pourrissent, ou encore quand quelqu'un télécharge un jeu il faut en reuploader un derrière, cherche pas, un datacenter ça coute quedal si tu divise le cout total par le nombre d'applis stockées. C'est tout l'intérêt de ce genre d'infrastructures
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Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 03/05/2021 à 11:17
L'App Store avait des bénéfices de près de 78 % au cours de l'exercice 2019,
selon le témoignage d'un expert-comptable en faveur d'Epic Games Inc

Un témoin expert d'Epic Games a déclaré que l'App Store d'Apple avait des marges d'exploitation supérieures à 70 % au cours des exercices 2018 et 2019, selon de nouveaux documents judiciaires. Ned Barnes a déclaré que les informations du groupe de planification et d'analyse financière d'entreprise d'Apple montrent que l'App Store avait une marge opérationnelle de 77,8 % en 2019 et de 74,9 % en 2018.

Les chiffres sont proches des calculs de Barnes sur les bénéfices de l'App Store, a-t-il déclaré, et «réfutent également les critiques de mon rapport formulées par certains témoins experts Apple selon lesquelles il n'est pas possible de calculer de manière fiable ou utile les marges d'exploitation de l'App Store.» Barnes a également déclaré qu'Apple suivait ses bénéfices sur l'App Store depuis plusieurs années.

« Moi, Ned Barnes, suis directeur général du Berkeley Research Group, un cabinet de conseil financier et économique. Je suis un expert-comptable agréé et un examinateur agréé en matière de fraude. J'ai plus de 25 ans d'expérience en tant que juricomptable et consultant économique dans l'analyse des questions de comptabilité, de finances, de dommages et d'évaluation. Dans le cadre de ma pratique professionnelle, je suis régulièrement amené à examiner et analyser les données des états financiers à diverses fins, y compris l'analyse financière liée à des problèmes antitrust présumés. Je comprends que ce document fournit un témoignage à utiliser dans ce litige comme si j'étais devant le tribunal pour témoigner en personne, et que mon témoignage est donné sous peine de parjure.

« J'ai été retenu par les avocats d'Epic Games pour rechercher et calculer la marge opérationnelle et le pourcentage de marge opérationnelle de l'App Store, qui mesurent en général la rentabilité en soustrayant les coûts des revenus. Dans mon rapport d'expert daté du 16 février 2021, en utilisant le témoignage d'Apple et les informations financières dont je disposais à l'époque, j'ai calculé que le pourcentage de marge opérationnelle de l'App Store était de 79,6 % pour chacun des exercices 2019 et 2018. Je comprends que la veille de la date limite de mon rapport d'expertise, Apple a produit des documents supplémentaires que j'ai obtenus et examinés après avoir soumis mon rapport. Ces documents montrent qu'Apple a calculé que son propre pourcentage de marge opérationnelle pour l'App Store était de 77,8 % pour l'exercice 2019 et de 74,9 % pour l'exercice 2018. Ces calculs, qui ont été préparés par le groupe d’analyse et de planification financière d’entreprise («FP&A») d’Apple et produits à partir des fichiers du PDG d’Apple, Tim Cook, sont cohérents et confirment le caractère raisonnable des calculs présentés dans mon rapport d’expert. Ils réfutent également les critiques de mon rapport formulées par certains témoins experts Apple selon lesquelles il n'est pas possible de calculer de manière fiable ou utile les marges d'exploitation de l'App Store.

« On m’a également demandé de rechercher et de calculer les marges d’exploitation d’autres marchés en ligne sélectionnés en fonction des paramètres qui m’ont été fournis par le Dr David Evans, un des experts d’Epic en économie antitrust. Le Dr Evans a défini un marché en ligne comme une plateforme de commerce électronique sur laquelle les vendeurs / commerçants se connectent avec des acheteurs / consommateurs dans le cadre de transactions de vente de biens. Le Dr Evans m'a demandé d'identifier les entreprises dont l'activité principale consiste à exploiter des marchés en ligne ou qui maintiennent des segments d'exploitation distincts qui génèrent des revenus importants en exploitant des marchés en ligne. En appliquant ces paramètres à ma recherche indépendante d'informations accessibles au public, j'ai identifié cinq sociétés de marché en ligne ou entreprises dont les segments d'activité reflètent les opérations de marché en ligne qui publient des résultats financiers suffisamment distincts pour ces opérations et qui ont réalisé des opérations de marché en ligne rentables dans au moins l'un des les cinq dernières années. J'ai calculé les pourcentages de marge opérationnelle de ces marchés en ligne comme suit


Apple a vivement contesté cette interprétation des données. Le responsable de la conformité d’Apple a déclaré lors d’une audition devant le Congrès le mois dernier que « nous n’avons pas de déclaration de profits et pertes distincte pour l’App Store », Tim Cook a fait des déclarations similaires sur l’App Store et sa structure.

Un porte-parole d'Apple a déclaré samedi que les chiffres de Barnes étaient incorrects : « Les calculs des experts d'Epic sur les marges d'exploitation de l'App Store sont tout simplement faux et nous sommes impatients de les réfuter devant les tribunaux. »

La question de savoir combien de bénéfices Apple tire de l'App Store est au centre du procès en cours entre Apple et Epic Games. Epic fait valoir que l'App Store ne fournit aucun service réel, mais permet simplement à Apple de puiser de l'argent des développeurs. Epic poursuit Apple pour violations des lois antitrust pour ces motifs, après avoir lancé un système de paiement in-app non autorisé pour Fortnite plus tôt cette année. Mais Apple insiste sur le fait que le processus d'examen de l'App Store est un élément central des efforts plus larges de sécurité de la plateforme autour d'iOS.

Les documents judiciaires montrent que le témoin expert d'Apple, Richard Schmalensee, a également contesté les chiffres de Barnes / Epic. « L'estimation de Barnes de la marge opérationnelle de l'App Store n'est pas fiable, car elle examine isolément un segment de l'écosystème iOS d'une manière qui augmente artificiellement la marge opérationnelle apparente de ce segment », a déclaré Schmalensee dans son témoignage écrit direct. « Lorsque l’on considère l’écosystème des appareils et des services d’Apple dans son ensemble, la marge d’exploitation tombe à un niveau insignifiant. »

Schmalensee a en outre déclaré que « cela n'a aucun sens » d'essayer de mesurer la rentabilité de l'App Store de manière isolée, car il fait partie de la plateforme iOS et repose sur l'ensemble de la propriété intellectuelle d'Apple. « Comme en témoigneront les principaux dirigeants d'Apple, Apple ne calcule pas les P&L par produits et services, car ils le considèrent comme un exercice improductif », selon Schmalensee.

Sources : témoin Epic, témoin Apple

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Membre actif https://www.developpez.com
Le 28/10/2020 à 17:17
Citation Envoyé par P_Avril Voir le message
Chapeau bas, sachant que la règle des 30% est la même chez Google.

Quels téléphones utilisez-vous? Quel proportion de vos développements est elle soumise à cette règle des 30%?
Bah, ca tombe bien, Epic Games lutte aussi contre Google. Mais la différence est qu'Android autorise l'installation de stores tiers.

Citation Envoyé par P_Avril Voir le message
Quels téléphones utilisez-vous? Quel proportion de vos développements est elle soumise à cette règle des 30%?
J'ai un iphone et je fais du développement de jeu mobile avec Unreal (Tu sais, le moteur que Apple voulait abattre). Je pense que je suis assez légitime pour resserrement a cette lutte.

Citation Envoyé par P_Avril Voir le message
Allez-vous cramer des palettes devant les supermarchés lorsque vous êtes informés qu'un kilo de porc est acheté 2€ à l’éleveur?
Encore une fois, c'est un mauvais exemple. Car l’éleveur ne paie pas le transport, la mise en rayon, le stockage, etc... qui sont de très loin plus cher que la distribution numérique. De plus, il y a des opérations de transformations (en steak hache ou autre) qui sont a la charge du distributeur et non de l’éleveur.

Citation Envoyé par P_Avril Voir le message
Observez vous les règles de libre marché ou bien êtes vous tous des anarchistes?
Libre marché ne veut pas dire totale liberté. Même le libre marché a des règles contre la concurrence déloyale, arnaques, etc... De plus, tu utilises le terme d'anarchiste sans savoir de quoi tu parles. Dans le cas présent, c'est Apple et ton "libre marché" qui sont anarchistes (et donc toi tu promeut l'anarchie) car ils ne veulent pas de règles et avoir la liberté totale de faire ce qu'ils veulent avec leurs produits.

Enfin, ce n'est pas parce que d'autres font la même chose que ça devient légale ou morale.

Citation Envoyé par P_Avril Voir le message
En ce qui me concerne j'aime télécharger puis utiliser une appli qui me garantisse un taux de vérole proche du zero.
Si tu ne veux pas de risque en téléchargeant un application, libre a toi de continuer a telecharger sur l'App store, mais laisse au moins aux autres le choix d'utiliser un autre store sur iOS.

Citation Envoyé par P_Avril Voir le message
J'aime aussi garder à l'esprit que les meilleurs apps sont aussi les plus visibles, donc les plus taxées.
Alors, en fait, non. Ce ne sont pas les meilleurs apps qui sont visibles, mais les plus rentables.

Citation Envoyé par P_Avril Voir le message
Le 30% n'est pas arbitraire, il a été jaugé et calculé, ne vous en déplaise.
Clairement, j'aimerais avoir la preuve, parce que perso, les 30 %, c'est ce que prend les intermediaires des ventes physique de jeu. Je doute grandement que ce soit vraiment calcule.

Citation Envoyé par P_Avril Voir le message
PS: J'ai aussi noté sur ce topic que nombre de devs non aucune idée précise du cout d'un data-center. Ainsi que de la maintenance afférente. Allez demander aux ops l'effet que ça fait de retirer des SSD encore fonctionnels pour éviter les RMA, etc.
Bah, donnes nous le cout, Donnes nous des preuves. Si tu avances des arguments, c'est a toi d'avancer les preuves.

Citation Envoyé par P_Avril Voir le message
Il est aisé de brailler le cul bien assis sur sa chaise.
Tu veux qu'on aille faire des manifs inutiles devant les locaux d'Apple ?

Citation Envoyé par P_Avril Voir le message
Militez pour ce monde où 30% de commission est de trop. Mais migrez vers des distro Linux alors.
J'y suis deja en parti, mais ca n'a rien a voir avec le debat

Faut vraiment que tu revoie ton argumentation. Tu te plains de te prendre des pouces rouges mais tes arguments sont bidons et non sourcés, facile a demonter ou sans fondement. Avances des arguments valides stp si tu veux vraiment participer efficacement a des débats.
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