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Apple désactive l'accès à son service « Sign in with Apple » pour les jeux de l'éditeur Epic Games
Les gamers ne pourront plus faire usage du système de connexion pour leurs comptes Epic Games

Le , par Patrick Ruiz

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Après avoir supprimé le compte développeur Epic Games et donc empêché les utilisateurs sur iOS et macOS de télécharger des jeux Epic Games ainsi que de recevoir des mises à jour, Apple désactive également l’accès à son service « Sign in with Apple. » La nouvelle est tombée via le compte Twitter de Epic Games : « Apple ne laissera plus les utilisateurs se connecter à leurs comptes Epic Games en utilisant Sign in with Apple à partir du 11 septembre. »


À ceux qui font usage du système de connexion d’Apple pour leurs comptes Epic Games, l’éditeur de jeux recommande de procéder à une mise à jour de leurs comptes avec de nouveaux identifiants, ce, avant le 11 septembre pour conserver l’accès. Epic a élaboré un guide sur la manière de procéder à cette mise à jour. En sus, Epic annonce la possibilité de procéder à une récupération manuelle des comptes passé le délai mentionné. Les gamers dans ce cas devront contacter l’éditeur.

Fortnite, qui est disponible sur de nombreuses plateformes, est très populaire sur iOS. Dans une récente déposition légale, Epic a déclaré qu'il a 116 millions d'utilisateurs enregistrés sur iOS, ce qui représente près d'un tiers des 350 millions d'utilisateurs enregistrés de Fortnite. Ainsi, dans le cas une fraction seulement de ces utilisateurs ne changent pas leurs identifiants de connexion à temps, il y a un risque que de nombreuses personnes perdent l'accès à leurs comptes.

Apple a interdit Fortnite sur l'App Store le 13 août dernier lorsque Epic a introduit un système de paiement in-app qui violait les règles du constructeur de la marque à la pomme. Depuis lors, les deux sociétés se livrent une bataille juridique sur l'avenir de Fortnite dans le magasin ainsi que sur la position d'Epic aux côtés d'Apple en tant que développeur. Le 25 août, Epic a obtenu une ordonnance de restriction temporaire qui empêche Apple de supprimer le compte de développeur d'Epic utilisé en conjonction avec son moteur Unreal, mais Apple a mis sa menace à exécution.

À date, Fortnite est divisé en deux jeux différents en raison de cette bataille légale : la saison 4 du chapitre 2 sur Android, Xbox, PC et la précédente sur iPhone, iPad et Mac. Les gamers sur iPhone, iPad et Mac sont sevrés de la nouvelle mouture.

Source : Epic Games

Et vous ?

Qu’en pensez-vous ?

Voir aussi :

Face au Congrès américain, Jeff Bezos déclare qu'il ne peut pas garantir que les employés d'Amazon n'ont pas accès aux données des vendeurs tiers pour favoriser les produits de son entreprise
Fortnite aurait fait exploser les bénéfices d'Epic Game en 2018 jusqu'à 3 milliards de dollars grâce notamment à la vente de contenus additionnels
Après un bras de fer qui aura duré près de deux ans, Epic abandonne le combat et publie Fortnite sur PlayStore, regrettant que Google rende extrêmement mince la possibilité d'éviter le Play Store
Google assure que Fortnite ne bénéficiera d'aucun traitement de faveur sur le Play Store s'il veut revenir et que sa taxe de 30 % est valable pour tous, Epic dénonce un abus de position dominante

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Avatar de Patrick Ruiz
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 25/09/2020 à 8:26
Epic, Spotify et Tinder forment une coalition pour défendre la liberté de choix et la concurrence loyale sur l’App Store
Et l’écosystème des applications en général

Le pouvoir exact que les propriétaires de magasins d'applications devraient avoir sur les développeurs est une question controversée ces derniers temps. Le cas de la bataille juridique entre Apple et Epic Games en est une illustration. À la réalité la liste de tels affrontements est plus longue. Désormais, tous les développeurs d’applications qui ont fait face à Apple dans les derniers mois coalisent. À date, ils sont une dizaine réunis dans le cadre d’une organisation à but non lucratif dont le but est de défendre la liberté de choix et la concurrence loyale sur l’App Store et l’écosystème des applications en général.

À côté d’Epic Games qui a fait interdire son jeu à succès Fortnite sur l'App Store pour avoir mis en place son propre système de paiement intégré à l'application, on retrouve : Spotify qui a déposé une plainte antitrust contre Apple dans l'UE ; ProtonMail dont le PDG a déclaré qu'Apple tenait les développeurs en otage avec les 30 % de frais ; Basecamp qui a qualifié les politiques d'Apple d'exploitation après que des mises à jour de son application de messagerie Hey ont fait l’objet de blocage pour avoir utilisé la même technique de facturation que Netflix.


Les griefs contre Apple

« Apple utilise son contrôle du système d'exploitation iOS pour s'attribuer des faveurs en contrôlant les produits et les fonctionnalités qui sont à la disposition des consommateurs. Apple exige des fabricants d'équipements qu'ils limitent les options, oblige les développeurs à vendre par l'intermédiaire de son App Store et va même jusqu'à voler les idées des concurrents », indique la coalition à propos du positionnement de monopole d’Apple.

« Pour la plupart des achats effectués dans son App Store, Apple prélève 30 % du prix d'achat. Aucun autre frais de transaction - quel que soit le secteur d'activité - ne s'en approche.

Cette taxe sur les applications réduit considérablement le pouvoir d'achat des consommateurs et étouffe les revenus des développeurs. C'est particulièrement injuste lorsque cette taxe est imposée à des applications qui sont en concurrence directe avec des applications similaires vendues par Apple. Cela place les entreprises dans une position concurrentielle nettement désavantageuse et fait donc augmenter les prix pour les consommateurs.

Les développeurs constatent qu'une taxe de 15 à 30 % sur l'App Store d'Apple représente une part énorme de leurs revenus et ne peuvent souvent s'y opposer. Ils font valoir que lorsqu'ils sont en concurrence avec l'une des applications d'Applela situation devient encore plus difficile.

Apple a introduit pour la première fois la redevance de 30 % sur les applications en 2011, ce qui a obligé de nombreuses applications à cesser complètement leurs activités. Treehouse, une plateforme de formation en ligne, a développé une application basée sur la lecture, iFlow Reader, qui a été l'une des nombreuses victimes de la nouvelle taxe imposée. "Apple vient de larguer une bombe nucléaire sur nous tous", a déclaré publiquement Treehouse, précisant que les "nouvelles règles draconiennes" avaient rendu "impossible pour quiconque, sauf Apple, de vendre des livres à profit sur iOS".

Le cofondateur d'Apple, Steve Jobs, dans un courriel interne, a montré peu de sympathie pour le petit développeur. Il l'a dit à d'autres dirigeants d'Apple : "Nous n'avions pas de politique et maintenant nous en avons une et il y aura des morts sur la route à cause de cela. Je ne me sens pas coupable".

Les développeurs et les créateurs veulent qu'Apple ouvre sa plateforme App Store afin que toute entreprise puisse construire des logiciels à ses propres conditions et les diffuser librement. Les utilisateurs devraient également avoir la possibilité d'installer des logiciels, gratuitement, de n'importe où, afin que les règles du jeu soient les mêmes pour tous et qu'il y ait une véritable concurrence dans le domaine du développement et de la distribution de logiciels.

Un marché équitable et équilibré signifierait que chaque fournisseur de logiciel et chaque fournisseur de composants peuvent se faire concurrence sur iOS sans être contraints par des conditions et des limitations qui ont été élaborées par la société qui vient de programmer le système d'exploitation de l'appareil d'un utilisateur. Tout comme chaque partie de l'économie du web est ouverte à la concurrence, chaque partie de l'économie des applications doit être ouverte à la concurrence », indique la coalition pour ce qui est des frais en vigueur sur l’App Store.


« À l'aube de la révolution des ordinateurs personnels, les logiciels étaient quelque chose que l'on achetait dans un magasin, et tant que le système d'exploitation correspondait, ils fonctionnaient sur n'importe quel ordinateur.

C'est pourquoi aujourd'hui, les logiciels pour ordinateurs personnels sont largement disponibles sur le web pour chaque système d'exploitation. L'idée qu'un consommateur ne puisse utiliser que des logiciels vendus par le même fabricant que son ordinateur portable semble ridicule. Sauf que c'est exactement la règle qu'Apple a imposée aux appareils personnels dans des milliards de poches.

Les applications iPhone ne sont disponibles que via l'App Store d'Apple. Si les consommateurs veulent qu'une application fonctionne sur leur appareil mobile, le développeur de l'application doit suivre les règles, les taxes et les exigences d'Apple. Mais si les consommateurs veulent utiliser cette même application depuis leur ordinateur, les règles, les taxes et les exigences ne s'appliquent pas. C'est un château de cartes.

Voici un exemple de la façon dont ce problème se manifeste : Epic produit l'un des jeux vidéo les plus populaires de tous les temps, Fortnite. Si un joueur de Fortnite achetait une mise à jour sur l'App Store, il pourrait se voir facturer 9,99 $. Cependant, cette même mise à jour ne coûte que 7,99 $ lorsqu'elle est achetée directement par l'intermédiaire d'Epic.

Alors pourquoi est-il plus cher pour les joueurs d'acheter une mise à jour de Fortnite sur l'App Store ? Une raison : la taxe sur les applications. Lorsqu'un consommateur paie une mise à niveau Fortnite via son appareil mobile, Apple perçoit sa taxe arbitraire sur l'application. En revanche, lorsque le service est payé directement par Epic, ce dernier peut répercuter les économies réalisées sur les clients - mais voici le hic : Apple indique expressément aux développeurs qu'ils ne sont pas autorisés à informer leurs clients sur les options moins coûteuses, sous peine d'être bannis de l'App Store.

Pensez à cela un peu différemment : une boîte de Cheerios coûte environ 3 $ chez Kroger, mais il arrive que Cheerios offre un coupon qui ramène le prix à 2,50 $ dans tous les magasins qui proposent des Cheerios. Ce que fait Apple, c'est un peu comme si Kroger disait aux Cheerios qu'elles n'ont pas le droit d'offrir des coupons, et que si elles le font, les Cheerios risquent d'être expulsées de l'allée des céréales. Les consommateurs ne toléreraient pas ce type de comportement monopolistique sur leurs céréales, alors pourquoi devraient-ils l'autoriser pour les applications utilisées sur leurs appareils mobiles ?

Qu'il s'agisse de leur ordinateur personnel ou de leur appareil mobile, les consommateurs méritent et doivent s'attendre à un choix illimité en ce qui concerne le lieu, le moment et la manière dont ils achètent les applications ou les logiciels », ajoute la coalition pour ce qui est de la limitation des libertés des utilisateurs.

La vision de la coalition

Les plateformes en ligne les plus populaires au monde et les app stores qui en régissent l'accès sont devenus une passerelle essentielle pour les consommateurs de produits et services numériques du monde entier. Si elles peuvent être bénéfiques lorsqu'elles sont exploitées de manière équitable, elles peuvent également être utilisées par les propriétaires de plateformes pour nuire aux développeurs et aux consommateurs. Alors que les responsables de l'application des lois, les régulateurs et les législateurs du monde entier cherchent à résoudre ces questions importantes, nous les invitons à reconnaître que chaque développeur d'applications, quelle que soit sa taille ou la nature de son activité, a droit à un traitement équitable de la part de ces app stores et des propriétaires de plateformes qui les exploitent, et devrait se voir accorder les droits suivants :

#1 Aucun développeur ne devrait être tenu d'utiliser exclusivement un app store ni de recourir aux services auxiliaires du propriétaire de l'app store y compris les systèmes de paiement ou d'accepter d'autres obligations supplémentaires pour avoir accès à l'App Store.

#2 Aucun développeur ne doit être banni de la plateforme ou faire l'objet d'une discrimination fondée sur le modèle commercial d'un développeur, la manière dont il fournit le contenu et les services, ou s'il est en concurrence d'une quelconque manière avec le propriétaire de l'App Store.

#3 Chaque développeur devrait disposer en temps utile des mêmes interfaces d'interopérabilité et informations techniques que le propriétaire de l'App Store met à la disposition de ses propres développeurs.

#4 Chaque développeur devrait toujours avoir accès aux magasins d'applications tant que son application répond à des normes équitables, objectives et non discriminatoires en matière de sécurité, de confidentialité, de qualité, de contenu et de sécurité numérique.

#5 Les données d'un développeur ne doivent pas être utilisées pour le concurrencer.

#6 Tout développeur devrait toujours avoir le droit de communiquer directement avec ses utilisateurs par le biais de son application à des fins commerciales légitimes.

#7 Aucun propriétaire d'App Store ne doit s'engager dans la publicité de ses propres applications ou services, ou interférer avec le choix des préférences ou des défauts des utilisateurs.

#8 Aucun développeur ne devrait être tenu de payer des frais ou des parts de revenus injustes, déraisonnables ou discriminatoires, ni de vendre au sein de son application ce qu'il ne souhaite pas vendre, comme condition d'accès à l'App Store.

#9 Aucun propriétaire d'App Store ne doit interdire à des tiers de proposer des boutiques 'applications concurrentes sur sa plateforme, ni décourager les développeurs ou les consommateurs de les utiliser.

#10 Tous les App Stores seront transparents en ce qui concerne leurs règles et politiques et leurs possibilités de promotion et de commercialisation, les appliqueront de manière cohérente et objective, notifieront les changements et mettront à disposition une procédure rapide, simple et équitable pour résoudre les litiges.

Source : Coalition for App fairness

Et vous ?

Que pensez-vous de cette initiative ? L’industrie du développement informatique en avait-elle besoin ?
Quel commentaire faites-vous des dix exigences formulées par la coalition ? Quelles sont celles qui ne vous paraissent pas équitables pour chacune des parties (propriétaires de boutiques d’applications et développeurs) ?

Voir aussi :

Face au Congrès américain, Jeff Bezos déclare qu'il ne peut pas garantir que les employés d'Amazon n'ont pas accès aux données des vendeurs tiers pour favoriser les produits de son entreprise
Fortnite aurait fait exploser les bénéfices d'Epic Game en 2018 jusqu'à 3 milliards de dollars grâce notamment à la vente de contenus additionnels
Après un bras de fer qui aura duré près de deux ans, Epic abandonne le combat et publie Fortnite sur PlayStore, regrettant que Google rende extrêmement mince la possibilité d'éviter le Play Store
Google assure que Fortnite ne bénéficiera d'aucun traitement de faveur sur le Play Store s'il veut revenir et que sa taxe de 30 % est valable pour tous, Epic dénonce un abus de position dominante
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Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 17/09/2020 à 7:32
Apple affirme que Fortnite était en perte de vitesse sur iOS, l'intérêt de Fortnite ayant diminué de 70 % sur un an.
Cette bataille juridique serait plutôt un coup médiatique

Apple a répondu aux demandes d'Epic visant à ce que le fabricant d'iPhone rétablisse Fortnite sur l'App Store dans de nouveaux dépôts juridiques, affirmant que les blessures de l'entreprise sont « entièrement auto-infligées » et que Fortnite peut revenir sur iOS à tout moment, à condition qu’Epic supprime le système de paiement intégré à l'application qui a déclenché la suppression du jeu en premier lieu.

Apple n’utilise pas de nouveaux arguments. Depuis que l’éditeur a supprimé Fortnite de l'App Store en août, le fabricant d'iPhone a clairement indiqué qu'il serait heureux de revenir au statu quo. Mais ces dépôts offrent plus de détails sur les arguments juridiques sur lesquels Apple s'appuiera dans sa réponse à la demande d'Epic d'une injonction préliminaire et de la restauration de Fortnite aux utilisateurs d'iOS. Une audience complète du tribunal pour trancher cette question est prévue pour le 28 septembre.

Tout au long du dépôt, Apple réitère son argument principal : que la société fournit un service précieux en maintenant l'App Store, et qu'en contournant les règles de l’App Store, Epic a rompu son contrat avec Apple et l'entreprise est libre de lui refuser l’accès à ses services. Mais Apple ajoute également de nouveaux détails. Apple suggère, par exemple, qu'Epic a entamé cette bataille juridique en partie pour attirer l'attention sur une franchise en déclin.

« Pour des raisons n'ayant rien à voir avec les allégations d'Epic contre Apple, la popularité de Fortnite est en déclin. En juillet 2020, l'intérêt pour Fortnite avait diminué de près de 70 % par rapport à octobre 2019. Ce procès (et les gros titres qu'il a générés) semble faire partie d'une campagne de marketing conçue pour redynamiser l'intérêt pour Fortnite. »

Ailleurs, Apple note qu'iOS ne représente pas une grande partie des revenus de Fortnite. Il cite des révélations d'Epic selon lesquelles seulement 10% des consommateurs de Fortnite jouent régulièrement sur l'iPhone, et affirme qu'Epic a déclaré qu'Apple était le « plus petit morceau du gâteau» en matière de revenus. Encore une fois, cela implique qu'Epic ne subit pas de « préjudice irréparable » (comme la société l'a affirmé dans ses propres documents), mais fait tout un plat pour d'autres raisons personnelles.

Parallèlement à cet argument, Apple maintient que l'affirmation d'Epic selon laquelle il a subi un « préjudice à la réputation » en raison de la suppression de Fortnite de l'App Store est également trompeuse. Le fabricant d'iPhone affirme que le « Blitzkrieg média préplanifié » d'Epic montre qu'il s'agit en fait d'une attention accueillante créée par cette affaire (le Blitzkrieg - « guerre éclair » - est une tactique à visée opérationnelle militaire offensive visant à emporter une victoire décisive par l'engagement localisé et limité dans le temps d'un puissant ensemble de forces motorisées, terrestres et aériennes dans l'optique de frapper en profondeur la capacité militaire, économique ou politique) :

« Si Epic craignait vraiment de subir une atteinte à sa réputation en raison de ce différend, elle ne s'engagerait pas dans ces efforts élaborés pour en faire la publicité. De toutes les apparences (y compris la campagne #freefortnite), Epic pense que sa conduite ici engendrera de la bonne volonté, renforcera sa réputation et conduira les utilisateurs à Fortnite, et non l'inverse. Ce n’est pas un mal. »


Les arguments d'Apple pour justifier que la Cour ne devrait pas accéder à la demande d'Epic de l'obliger à restaurer Fortnite sur l'App Store

L’éditeur fait valoir que :

« Depuis que Fortnite a fait ses débuts sur l'iPhone en 2018, Apple a fourni à Epic une gamme exceptionnelle d'avantages. Apple a concédé une licence à Epic pour sa suite complète d'outils de développement, qu'Epic a utilisée pour effectuer plus de 200 modifications revues par Apple; à la demande d'Epic, Apple a proposé plus de 140 mises à jour uniques aux utilisateurs finaux et a apporté des modifications systémiques pour améliorer le jeu dans Fortnite. Apple a fourni un énorme soutien marketing en faisant la promotion de Fortnite dans l'App Store, en présentant Fortnite lors d'événements principaux, en envoyant plus de 500 millions de communications marketing sur Fortnite aux utilisateurs finaux et en plaçant même des panneaux d'affichage Fortnite à Times Square aux frais d'Apple. Peut-être plus important encore, Apple a donné à Epic l'accès à son milliard de clients iPhone et a facilité les transactions avec eux à l'aide de l'App Store sûr et sécurisé. Plus de 130 millions de personnes ont téléchargé Fortnite sur l'iPhone, rapportant à Epic plus de 550 millions de dollars grâce à iOS uniquement. Pour tout cela, Epic a payé à Apple seulement 99 $ par an pour une licence de développeur, plus une commission de 30 % sur les achats numériques par les utilisateurs finaux.

« Epic veut maintenant jouer selon des règles différentes - il veut continuer à profiter de ces avantages étendus et coûteux de l'écosystème d'Apple, y compris un accès continu aux clients iPhone d'Apple - gratuitement. Pour éviter de payer Apple, Epic a introduit en contrebande dans Fortnite un ‘correctif’ qui contournait la fonctionnalité de paiement de l'App Store, en violation délibérée de ses promesses contractuelles qui interdisent de tromper le système. Simultanément, le PDG d'Epic, Tim Sweeney, a déclaré la guerre à Apple ‘sur une multitude de fronts: créatif, technique, commercial et juridique’. Apple a raisonnablement répondu en exerçant son droit absolu de supprimer Fortnite de l'App Store et en mettant fin aux privilèges de développeur d'Epic et de ses affiliés, à moins et jusqu'à ce qu'Epic revienne en conformité avec les politiques d'Apple. Epic refuse de le faire et demande à la place à la Cour de rendre une ordonnance extraordinaire portant sur les accords des parties afin qu’Epic puisse utiliser les services d’Apple sans payer de commissions.

« La requête d'Epic devrait être rejetée, car elle n'a pas réussi à répondre à l'un des quatre facteurs traditionnels d'équité nécessaires pour justifier une injonction préliminaire :


« Apple n'est pas en situation de monopole et Epic ne réussira probablement pas sur le fond de son argument selon lequel le modèle commercial intégré de l'iPhone viole les lois antitrust. En effet, aucun tribunal n’a jamais accepté une réclamation comme celle-ci, et la pure nouveauté de la position d’Epic empêche une injonction préliminaire. L'App Store connecte les développeurs d'applications aux utilisateurs d'iPhone pour des transactions commerciales. Apple facture aux développeurs, en plus de frais annuels nominaux, une commission sur les applications payantes et les achats numériques intégrés aux applications par les utilisateurs finaux. Cette approche et cette structure de commission, qui sont courantes dans l'industrie, fournissent à Apple un retour financier sur ses investissements importants dans la création, la sauvegarde et la maintenance de l'écosystème iPhone - qui a alimenté une augmentation exponentielle de la production d'appareils mobiles et d'applications, qui a considérablement bénéficié aux utilisateurs et développeurs, apportant un choix considérablement accru des consommateurs. En termes simples, le modèle économique de l'iPhone est résolument concurrentiel. En conséquence, les théories d’Epic sur le ‘maintien du monopole’ échoueront sur le fond.

« Epic ne peut pas non plus démontrer de préjudice irréparable, ce qui est une raison suffisante pour rejeter sa requête en injonction préliminaire. Epic a allumé un incendie et a versé de l'essence dessus, et demande maintenant à la Cour une aide d'urgence pour l'éteindre, même si Epic peut le faire elle-même en un instant en adhérant simplement aux conditions contractuelles qui ont régi avec profit sa relation avec Apple depuis des années. Cette Cour avait raison lorsqu'elle avait précédemment jugé que ‘les blessures auto-infligées ne sont pas des blessures irréparables’. Epic a créé la situation actuelle en déclenchant son ‘correctif’, sachant qu'Apple invoquerait ses droits contractuels pour protéger les clients iPhone. Apple est légalement et équitablement en droit de rompre les liens avec un parti qui persiste à enfreindre les règles et les affiliés de ce parti; en conséquence, Apple a supprimé Fortnite de l'App Store et expulsé Epic du programme pour développeurs. Apple a adopté cette approche des milliers de fois avec d'autres développeurs et leurs affiliés. Il n'y a aucune raison pour que cette Cour accorde une réparation extraordinaire lorsque Epic lui-même peut éviter tout autre préjudice - à lui-même, aux joueurs de Fortnite ou à des tiers - en appuyant sur une touche, et "maintenir ses accords avec Apple ... pendant que ce litige se poursuit."

« L'équilibre des difficultés favorise Apple. Le ‘correctif’ d’Epic n’était pas simplement une rupture de contrat ouverte, mais un abus de confiance fondamental. Apple promet à ses clients que l'App Store sera un endroit sûr et digne de confiance pour que les clients découvrent et téléchargent des applications. En insérant des fonctionnalités secrètes et non examinées dans une application, Epic menace la relation entre les clients Apple et iPhone. Permettre à Epic de continuer à offrir Fortnite et Unreal Engine sans se conformer aux exigences d'Apple mettrait en danger la confidentialité et la sécurité des clients iPhone, ainsi que la stabilité et l'intégrité de l'écosystème iPhone.

« Enfin, l'intérêt public justifie le refus d'une injonction parce qu'Epic est responsable de nuire à la communauté même qu'elle prétend protéger. Si Epic était vraiment préoccupé par la préservation de l'accès des utilisateurs d'iPhone à Fortnite ou de l'accès des développeurs à Unreal Engine, il désactiverait le ‘correctif’ et se conformerait aux politiques d'Apple en attendant la résolution de ses réclamations. Au lieu de cela, Epic tient ses propres clients en otage pour obtenir un effet de levier dans un différend commercial. En revanche, Apple protège un milliard d'utilisateurs d'iPhone menacés par les actions d'Epic (et l'injonction demandée). Cette Cour devrait sanctionner une telle activité non autorisée et dangereuse et ne devrait pas priver Apple de la capacité de protéger ses utilisateurs contre de telles attaques, en particulier étant donné le stade très précoce de ce litige ».

Source : Apple

Et vous ?

Que pensez-vous des arguments avancés par Apple ?
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Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 17/09/2020 à 8:50
Apple demande à la Cour de l'autoriser à bloquer le compte développeur derrière Unreal Engine,
l'éditeur indique qu'il craint qu'Epic puisse s'en servir comme « cheval de Troie »

Alors que la bataille juridique entre Epic Games et Apple se dirige vers une audience le 28 septembre, le fabricant d'iPhone s’oppose à la demande d'Epic d'une injonction préliminaire qui ramènerait Fortnite sur l'App Store iOS. Dans une motion de 37 pages déposée mardi, Apple affirme qu'elle doit conserver la capacité de punir « l'un des actes de sabotage les plus flagrants qu'Apple ait connus avec n'importe quel développeur ».

« Epic a allumé un incendie et a versé de l'essence dessus, et demande maintenant à la Cour une aide d'urgence pour l'éteindre, même si Epic peut le faire lui-même en un instant en adhérant simplement aux conditions contractuelles qui ont régi avec profit sa relation avec Apple pendant des années », indique Apple qui précise « Epic est un saboteur, pas un martyr ».

Le raisonnement d'Apple pour garder Fortnite hors de l'App Store sans modifications repose en grande partie sur des arguments autour de la protection de la sécurité de l'iPhone. Lorsque Apple a créé l'App Store iOS pour la première fois, indique l’éditeur, « plutôt que de recréer Internet, Apple a choisi de créer un endroit sûr et fiable pour que ses clients iPhone découvrent et téléchargent des applications, convaincus qu'elles fonctionneront de manière transparente et sécurisée ».

Selon Apple, Epic a sapé cette approche sécurisée en violant les termes contractuels de son accord de développement et en insérant sa propre option de paiements directs dans la version iOS de Fortnite via un «correctif», qu'Apple n'a pas pu examiner avant sa mise en ligne. Pour cette raison, Apple déclare qu'il n'a pas été en mesure de garantir qu'Epic « n'avait pas apporté de modifications au système de paiement ou contourné les fonctions de sécurité de l'iPhone ou les protections de la vie privée », comme il le fait habituellement.

« Apple promet à ses clients que l'App Store sera un endroit sûr et digne de confiance pour que les clients découvrent et téléchargent des applications », écrit la société. « En insérant des fonctionnalités secrètes et non examinées dans une application, Epic menace la relation entre les clients Apple et iPhone ».

Si Epic réussit ici, avertit Apple, rien n'empêchera les autres développeurs de saper également la commission de 30 % des achats intégrés d'Apple. « Epic insiste sur le fait que les autres développeurs ne suivront pas son exemple parce qu'ils craindront des ‘représailles’. Mais personne ne craindra la réponse d'Apple si cette Cour accorde l'injonction qu'Epic demande et déclare que tous les développeurs peuvent faire fi des règles d'Apple sans conséquence tant qu'ils prétendent que les règles d'Apple sont anticoncurrentielles ».


Apple s’attaque toujours à Unreal Engine

Fortnite mis à part, Apple fait également valoir qu'il doit conserver le droit de fermer tous les comptes de développeur iOS d'Epic. Cela inclut les comptes derrière le développement d'Unreal Engine sur iOS, qui sont actuellement protégés par une ordonnance d'interdiction.

En effet, Apple avait menacé de couper l’accès à Epic à tous les outils de développement iOS et Mac, un abonnement nécessaire pour distribuer des applications sur des appareils iOS ou utiliser des outils de développement Apple, si l'entreprise ne « remédie pas à vos violations » de l'accord dans un délai de deux semaines (le délai prenait fin le 28 août). Mais une décision de justice en faveur d’Epic l’en a empêché. Apple s’est donc « contenté » de fermer uniquement le compte développeur Epic Games, laissant le compte Epic International derrière Unreal Engine toujours en activité.

Bien résolu à infliger la « punition » jusqu’au bout, Apple déclare vouloir fermer tous les comptes d'Epic en partie pour empêcher ce qu'il appelle un « jeu shell » d'applications transférées d'un compte développeur à un autre. Apple déclare également voir désormais Unreal Engine d'Epic comme une « menace potentielle » : « comme indiqué, Unreal Engine est l’un des autres secteurs d’activité d’Epic qu’Epic contrôle et propose aux développeurs. Unreal Engine se présente comme un deuxième ‘cheval de Troie’ potentiel qui permettrait à Epic de mettre à exécution ses menaces pour saper l'App Store et insérer d'autres fonctionnalités non autorisées. La suppression de l'accès d'Epic à ces outils de développement réduit ce risque ».

Grâce à Unreal Engine, Apple fait valoir qu'Epic pourrait « insérer des logiciels malveillants ou d'autres fonctionnalités non autorisées telles que des mécanismes de paiement direct alternatifs » dans « les applications non Epic disponibles sur l'App Store et reposant sur Unreal Engine... Il est facile de voir qu’une application malveillante affectant le fonctionnement d’une fraction importante des iPhone dans le monde pourrait considérablement perturber les systèmes de téléphonie locaux ou même mondiaux, ainsi que de larges segments d’Internet lui-même ». Et de préciser que « Ces risques signifient qu'Apple, en tant que gestionnaire de logiciels fonctionnant sur environ un milliard d'appareils dans le monde, a besoin de politiques et de pratiques qui protègent contre de telles attaques potentielles sans entraver inutilement le flux des logiciels d'application vers les téléphones de ses clients. »

Aussi farfelues que puissent être ces affirmations de sabotage mondial d'Internet via le moteur de jeu, le point principal d'Apple est qu'il ne peut plus donner à Epic le bénéfice du doute en ce qui concerne la sécurité de son iPhone et les obligations du contrat de développement iOS. « Apple n'attend pas d'être dupé une seconde fois avant de mettre fin à ses échanges avec une filiale pour les mauvaises actions de ses dirigeants », écrit la société.

Source : Apple
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Avatar de intelligide
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 18/09/2020 à 0:17
Citation Envoyé par P_Avril Voir le message
Tu ne m'a pas compris. Rien n'oblige un éditeur de logiciel d'adopter le modèle imposé par Apple. C'était mon propos.
Si un éditeur doit s’étendre afin de toucher un plus grand public, il est oblige d'adopter les modalités d'Apple. Si tu développes un application mobile, je doutes que tu puisses te permettre de mettre les personnes possédant un iphone ou autre produit a la pomme sur le carreau (Les ventes mobiles d'Apple représente 15% de PdM, ce qui fait environ 40 millions de ventes par trimestre). De ce fait, si des utilisateurs sont mécontents a cause d'un manque de support pour leur device, c'est la responsabilité de l’éditeur que l'on met en cause et jamais celle d'Apple. De part cette pression exerce par les demandes utilisateurs, les éditeurs se voit contraints d’éditer sur Apple. Et ça, la marque a la pomme en profite. Imagines-tu l'AppStore sans Spotify, Deezer, Meetic, Netflix ?

Citation Envoyé par P_Avril Voir le message
Tu me parle d'Histoire, j'ai connu et exploite toujours des technos dont tu ne serais même pas capable, sans formation, d'afficher ne serais-ce que le système de fichier d'une machine par le biais d'une commande "exotique" (ex: IBM z/OS).

Ne me parle pas d'Histoire de l'informatique. Je la connait très bien pour l'avoir vécue. J'avais probablement un clavier sous les doigts lorsque tu étais enfant.

Renseignes-toi par exemple sur la naissance de MS-DOS. Et tu auras du grain à moudre.
1. Je ne parle pas d'histoire de l'informatique, mais de l'histoire du proces Apple vs Epic
2. L'argument d’autorité et d'ancienneté sont tous deux des arguments fallacieux.
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Avatar de Acheumeuneu
Membre régulier https://www.developpez.com
Le 20/09/2020 à 8:52
Apple vient de se tirer une balle dans le pied et la plaie restera ouverte jusqu'à agonie complète car qui joue à FortNite ? Sa prochaine génération de clients qu'Apple vient de perdre...
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Avatar de psancho
Membre à l'essai https://www.developpez.com
Le 10/09/2020 à 9:10
prendre 30% sur le volume des ventes est normal.
payer 3% d'impôt sur le chiffre d'affaire n'est pas normal.
c'est le sens de l'équité chez les GAFA...
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Avatar de alexetgus
Membre actif https://www.developpez.com
Le 10/09/2020 à 6:56
C'est l'occasion rêvée de créer un compte chez Epic !

Comme quoi, quand il s'agit de fric, Apple se fout royalement de ses clients...
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Avatar de pierre-y
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 10/09/2020 à 7:45
On ne le sent pas trop l'engagement d'apple sur la liberté d'expression.
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Avatar de P_Avril
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 20/09/2020 à 1:02
Citation Envoyé par intelligide Voir le message
Si un éditeur doit s’étendre afin de toucher un plus grand public, il est oblige d'adopter les modalités d'Apple. Si tu développes un application mobile, je doutes que tu puisses te permettre de mettre les personnes possédant un iphone ou autre produit a la pomme sur le carreau (Les ventes mobiles d'Apple représente 15% de PdM, ce qui fait environ 40 millions de ventes par trimestre).
15%... Merci pour les pouces rouges mais quel éditeur investirait des efforts R&D pour atteindre 15% des utilisateurs de smartphone? Le feriez vous sur vos propres deniers?

C'est un bel exemple de syndrome de Stockholm, que de croire que servir à Apple des applications rubis sur ongle assurera sa pérennité, et par extension celle des développeurs tiers.

A moins de développer des apps "premium" (ex: Tesla), c'est à dire pour cibler un public disposé à débourser entre 500€ (pour un iphone très bas de gamme) et 1300€ (pour un smartpone de luxe) le reste de la population n'en a rien à foutre. Donc grosso merdo 85% des utilisateurs de smartphone se moquent des "caprices" d’Apple.
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Avatar de P_Avril
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 20/09/2020 à 2:21
Citation Envoyé par intelligide Voir le message
Les 15% de PdM représente 40 millions de ventes par trimestre, ce qui n'est absolument pas négligeable. Fornite a réalisé 100 millions de dollars de recette sur iOS sur trois mois en 2018...
Ce sacro saint PdM... La preuve. Tu parles de 2018 tandis que le revenu d'Epic s'est effondré, concernant les ventes sous les OS Apple ces derniers mois.

C'est justement la preuve qu'Apple n'est pas fiable, à moins de jouer selon ses règles.
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