Fortnite est peut-être un jeu virtuel, mais ses effets sont si réels et dangereux,
Que les enfants consultent des médecins pour briser son emprise

Le , par Stan Adkens

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« Fortnite », un jeu de tir en ligne et multijoueurs, a conquis les jeunes joueurs du monde entier, y compris les plus jeunes encore à l’école primaire. Quant aux parents, ils sont pris entre l'acceptation de l'impact de la technologie et la prise en charge de l'indéniable dépendance de ce Nouveau Monde. Les parents qui s'inquiètent du fait que leurs enfants passent trop de temps à jouer à des jeux vidéo, ce n’est pas nouveau. Mais quelques facteurs importants se sont combinés pour rendre d'aujourd'hui plus difficiles d’arrêter de jouer à ces nouveaux jeux. Selon Douglas Gentile, professeur de psychologie à l'Iowa State University et co-auteur du livre « Violent Video Game Effects on Children and Adolescents », une meilleure technologie a rendu les jeux plus interactifs, plus engageants et plus artistiques.

« Ils ne dorment pas. Ils ne vont pas à l'école. Ils abandonnent les activités sociales. Beaucoup d'enfants ont arrêté de faire du sport pour pouvoir le faire ». C’est ainsi que Michael Rich, pédiatre et directeur de la Clinique des médias interactifs et des troubles de l'Internet au Boston Children's Hospital, parlait des effets de « Fortnite : Battle Royale » sur les enfants et les adolescents. « Nous avons un enfant qui a détruit la voiture familiale parce qu'il pensait que ses parents avaient enfermé son appareil à l'intérieur », a dit Rich. « Il a pris un marteau sur le pare-brise », a-t-il ajouté.


Selon le Boston Globe, le jeu « Fortnite » a déjà attiré quelque 200 millions de joueurs depuis seulement un an et demi qu’il est sorti, à cause de la manière dont il a été conçu. Pour ceux qui n’ont encore essayé « Fortnite », Il s’agit d’un challenge où une centaine de concurrents sont lâchés sur une île, où ils courent à la recherche d'armes et de matériaux pour construire des murs, des rampes et des planchers qui peuvent les protéger des autres joueurs. Au fur et à mesure que le jeu progresse, le champ de jeu devient de plus en plus petit, ce qui rapproche les adversaires les uns des autres. Le gagnant est le dernier joueur ou la dernière équipe qui reste dans le jeu.

Mais ce qui stimule plus les jeunes joueurs, c’est le système de récompenses intégré. Selon Ofir Turel, professeur de systèmes d'information et de sciences décisionnelles à la California State University Fullerton, les fabricants de jeux ont pris exemple sur les concepteurs de machines à sous et ont commencé à utiliser un programme de récompense variable.

« Les enfants sont particulièrement vulnérables à ce mécanisme de « récompense variable » parce que leur cerveau est encore déséquilibré », a-t-il expliqué. « Ils ont presque entièrement développé des systèmes cérébraux de traitement des récompenses, mais leurs systèmes d'autocontrôle ne sont pas encore complètement développés », a-t-il ajouté.

A cette manipulation psychologique par les récompenses dans « Fortnite », s’ajoute les couleurs éblouissantes du jeu, ses nombreuses intrigues potentielles, et l'élément d'interaction sociale qui stimule le cerveau et entraîne les joueurs à « désirer » plus, c’est qu’ils sont en contact avec le monde entier.

Les explications du pédiatre Michael Rich n’est que l’un des nombreux récits qui décrivent une dépendance si intense que les parents emmènent les enfants joueurs consulter des médecins et des thérapeutes pour briser l'emprise du jeu, les enfants ayant perdu dans certains cas tellement de poids, car ils refusent de cesser de jouer pour s’alimenter. Il arrive souvent que les médecins pensent au départ que c'est une maladie physique qui les empêche de se nourrir.

La famille même subit des conséquences de l’obsession de leurs enfants, les parents se rejetant la responsabilité de qui a permis à « Fortnite » d'entrer dans la maison, en cherchant désespérément comment maîtriser une situation qui est devenue incontrôlable.

« L'un des parents en arrivera presque au point d'envisager un divorce », a déclaré Rich Domenico, thérapeute chez LiveWell Therapy Associates. « C'est comme travailler avec des parents qui ont un enfant toxicomane. »

Selon un récent rapport publié par Divorce Online, site Web de ressources sur le divorce au Royaume-Uni, plus de 200 couples ont demandé le divorce en 2018 en invoquant « Fortnite » et la dépendance à d'autres jeux. Selon un porte-parole de Divorce Online, « Ces chiffres représentent environ 5 % des 4 665 demandes que nous avons traitées depuis le début de l’année et sont l’un des plus importants motifs au Royaume-Uni ».

Avec la montée en puissance des médias numériques, la dépendance aux jeux, aux médias sociaux et à d’autres distractions électroniques restera probablement une source importante de problèmes conjugaux. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a établi que le trouble du jeu (autrement appelé dépendance au jeu) constituait un problème de santé publique. Cependant, la décision de l’OMS, qui a été accueillie avec joie par de nombreuses personnes, y compris des parents, a été contestée par plusieurs experts, dont le Dr Peter Etchells, conférencier en psychologie biologique.

Le jeu « Fortnite » d’Epic Games est gratuit, mais plus de 68 % des joueurs font des achats dans le jeu, comme des pioches, des mouvements de danse et des tenues pour personnaliser leurs personnages. Selon le Boston Globe, le joueur moyen qui fait des achats dans le jeu a dépensé 84,67 dollars, selon une étude réalisée en 2018 par la société de services financiers Lendedu. L'un des patients de la clinique du pédiatre Rich, un garçon de Brookline a secrètement utilisé les cartes de crédit de son père pour faire des milliers de dollars d'achats en jeu.


Selon le pédiatre Rich du Boston Children's Hospital, sa clinique n'a pas encore vu un patient aux prises avec « Fortnite » qui n'a pas aussi un autre problème sous-jacent. « En fait, nous caractérisons actuellement le PIMU – Utilisation problématique des médias interactifs – non pas comme un diagnostic, mais comme un syndrome, un groupe de symptômes de diagnostics allant du ADHD (Trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité) à l'anxiété, la dépression ou les troubles de l'humeur qui se manifestent dans les environnements des médias interactifs ».

Selon le Boston Globe, la plupart des fois que Tara McCarthy, nutritionniste clinicienne au Boston Children's Hospital, a écouté ses jeunes patients décrire leur mal, elle a diagnostiqué le jeu « Fortnite. »

Le comportement violent d’un jeune joueur de « Fortnite »

Un cas plus grave de dépendance et de changement de comportement par le jeu est le cas du garçon qui a volé les cartes crédit de son père pour financer les parties de « Fortnite » sur Internet. Lors d'un voyage familial au New Hampshire, à l'été 2018, il a refusé de participer aux activités de la sortie, et pendant que le reste de la famille profitait du lac, il a essayé de s'introduire dans la voiture familiale en brisant le pare-brise avec un marteau pour prendre son appareil électronique.

L'incident a conduit à une hospitalisation de 11 jours, où il a suivi une thérapie et a pu se défaire du jeu « Fortnite ». « C'est difficile pour moi de comprendre pourquoi j'en suis arrivé au point où j'en jouais tant et ce que je ferais pour pouvoir jouer », a dit le garçon après s’être remis de son obsession au jeu.

Maintenant, à 13 ans et délivré de la dépendance de « Fortnite », il est perturbé par ce qu'il voit autour de lui. « Les petits enfants dans le bus scolaire sont passés des cartes Pokeman à Fortnite, » dit-il. « Ils sont au CE2 et CM1 et c'est tout ce dont ils parlent. »

Ce récit de l’impact des jeux sur les enfants contraste avec les résultats de plusieurs études publiées récemment. Une étude publiée en février dernier par l'Université d'Oxford, décrite comme « l'une des plus définitives à ce jour », a conclu que les adolescents qui jouent à des jeux vidéo violents ne seraient pas plus sujets à des comportements agressifs dans le monde réel que leurs pairs non-joueurs. Les chercheurs à l’origine de l’étude ont, par conséquent, conclu que les résultats des études précédentes selon lesquels les jeux violents auraient des effets négatifs auraient été exagérés.

Une autre étude publiée qui a été menée par des chercheurs de l'Université des sciences et technologies électroniques de la Chine et de l'Université de Macquarie en Australie est allée plus loin. Les chercheurs ont conclu à une corrélation entre le fait de jouer à des jeux vidéo d'action et l'augmentation du volume de matière grise dans le cerveau, ainsi que l'amélioration de la connectivité fonctionnelle du cerveau.

Lynne Karlson, pédiatre généraliste au Floating Hospital for Children du Tufts Medical Center, a suggéré aux parents de limiter le temps de jeu de leurs enfants « avant que cela ne devienne si envahissant ».

Source : The Boston Globe

Et vous ?

Que pensez-vous de ce récit de dépendance des enfants au jeu « Fortnite » ?
Connaissez-vous une personne qui est obsédée par le jeu ? Comment cela se manifeste ?
Quelle solution proposée-vous pour éviter une telle obsession au jeu ?

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Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 02/04/2019 à 10:45
Citation Envoyé par Stan Adkens Voir le message
« Ils ne dorment pas. Ils ne vont pas à l'école. Ils abandonnent les activités sociales. Beaucoup d'enfants ont arrêté de faire du sport pour pouvoir le faire ». C’est ainsi que Michael Rich, pédiatre et directeur de la Clinique des médias interactifs et des troubles de l'Internet au Boston Children's Hospital, parlait des effets de « Fortnite : Battle Royale » sur les enfants et les adolescents. « Nous avons un enfant qui a détruit la voiture familiale parce qu'il pensait que ses parents avaient enfermé son appareil à l'intérieur », a dit Rich. « Il a pris un marteau sur le pare-brise », a-t-il ajouté.
Ça existait déjà avant Fortnite.
Mais plus le temps passe, plus il y a des jeux multi qui rendent accro les enfants.
Quelque part c'est de la faute des parents, il ne fallait pas offrir de smartphone/tablette/PC portable/console dans la chambre.
C'est risqué de laisser un enfant de 10 ans avoir accès à internet dans sa chambre.

Il y a des mères qui laissent leur enfants sécher l'école pour jouer aux jeux-vidéo, y'en a même qui disent "il s'ennuie à l'école parce que c'est trop facile pour lui"...
Avatar de FraisDesRiques
Membre actif https://www.developpez.com
Le 02/04/2019 à 11:00
Les jeux vidéos ne sont pas la source du problème. C'est la société entière qui a pris une mauvaise direction depuis bien longtemps sur la manière dont les individus recherchent le plaisir.
Tout dans la stimulation dopaminique, dans l'émotion, les sensations intenses et immédiates: Jeux vidéos, sports extrêmes, films d'action, télévision, vidéos à la con sur Youtube, surcreries etc... Et rien ou peu de choses qui amènent le corps à produire de la sérotonine, hormone du bonheur, produite quand l'on fait du sport, quand nous avons de bonnes relations avec des amis(es), quand nous nous baladons en pleine nature, quand nous faisons de la méditation etc...

Tout cela amène à un déséquilibre total au sein du cerveau. Car le problème est que domapine et sérotonine sont antagonistes. Si l'un est surproduit, l'autre diminue. Le but étant d'atteindre un équilibre pour être... équilibré, psychiquement et physiquement, ces addictions amènent donc au déséquilibre. Les conséquences pouvant être dramatiques.
De ce fait, nous ne sommes plus capables de nous épanouir autrement que par de la stimulation rapide. Nous perdons ainsi nos capacités au travail, à la concentration et au bien être (le manque de sérotonine amenant directement à la dépression... même si cet état est plus complexe).

Le jeu vidéo en lui même n'est pas le responsable, même si tout est fait pour les rendre ultra addictifs. Mais ils le seraient moins si les utilisateurs étaient éduqués correctement et avait un minimum de connaissance d'eux même.
Il n'y a rien de mauvais à jouer de temps en temps à un bon jeu. Comme il n'est pas grave de boire une fois de temps en temps un bon rhum (whisky, vodak suivant les goûts). C'est l'addiction qui est dangereuse. Car elle est l'opposée du bonheur.

Un article qui résume bien mieux ces phénomènes: https://www.lexpress.fr/actualite/sc...e_1988298.html
Avatar de arond
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 02/04/2019 à 11:04
Est ce que quelqu'un peut retirer la première image svp parce que quelqu'un qui joue à un jeu de tire sur pc avec une manette part avec un telle désavantage que personne n'oserait le faire. Preuve encore que les journalistes qui ont fait cette photo ne comprennent rien au jeu vidéo.
Avatar de sebastiano
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 02/04/2019 à 11:08
Ca devient gonflant ces études à la c** sur la nocivité des jeux vidéos.

Un enfant mange trop d'épinards, devient accroc, ne se nourrit plus que de ça, tombe malade... on va accuser le lobby des fabricants d'épinards ?

Comme le dit Ryu, ce n'est pas la faute des JV. Les parents n'ont qu'à contrôler ce que font leurs progénitures.

A la maison, pas de consoles ni de tablettes, et mes filles préfèrent largement jouer au parc avec leurs amis qu'avec des manettes.

Génération perdue qui ne comprend pas les enjeux de l'éducation et est capable de tout foutre sur le dos de Sony, Nintendo & co.
Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 02/04/2019 à 11:28
Citation Envoyé par sebastiano Voir le message
Ca devient gonflant ces études à la c** sur la nocivité des jeux vidéos.
Ce n'est pas une étude c'est un article de presse pour dire qu'il arrive à des enfants d'avoir des problèmes à cause de certains jeuxvidéo.
Et c'est vrai, il y a des enfants/adolescents qui jouent toute la nuit et ne vont pas à l'école...

Citation Envoyé par sebastiano Voir le message
Un enfant mange trop d'épinards, devient accroc, ne se nourrit plus que de ça, tombe malade... on va accuser le lobby des fabricants d'épinards ?
Les épinards ne sont pas tellement addictif, alors que le jeuxvidéo peut l'être.

Citation Envoyé par sebastiano Voir le message
Les parents n'ont qu'à contrôler ce que font leurs progénitures.
Le problème c'est aussi la technologie, si il y a des smartphones, des tablettes et du wifi ça peut devenir n'importe quoi.

Citation Envoyé par sebastiano Voir le message
A la maison, pas de consoles ni de tablettes, et mes filles préfèrent largement jouer au parc avec leurs amis qu'avec des manettes.
Ouais enfin un peu de console de temps en temps ça ne fait pas de mal non plus...
Sur Switch ya un jeu Mario et un jeu Zelda qui ont l'air sympa
Avatar de sebastiano
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 02/04/2019 à 11:36
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Ce n'est pas une étude c'est un article de presse pour dire qu'il arrive à des enfants d'avoir des problèmes à cause de certains jeuxvidéo.
Et c'est vrai, il y a des enfants/adolescents qui jouent toute la nuit et ne vont pas à l'école...

Les épinards ne sont pas tellement addictif, alors que le jeuxvidéo peut l'être.

Le problème c'est aussi la technologie, si il y a des smartphones, des tablettes et du wifi ça peut devenir n'importe quoi.

Ouais enfin un peu de console de temps en temps ça ne fait pas de mal non plus...
Sur Switch ya un jeu Mario et un jeu Zelda qui ont l'air sympa
Parce que tu n'es pas addict aux épinards. Une personne lambda peut devenir addic à n'importe quoi. Il y en a qui ne peuvent plus se passer de sport (même si ça leur bousille les articulations), d'autres du chocolat, d'autres du soda... c'est sans limites.

Un peu de console de temps en temps ne fait pas de mal, mais pour des enfants de moins de 6 ans, le mieux c'est pas de console du tout. Ils auront tout le temps de découvrir les joies du jeu vidéo modéré en temps utile.

Déjà qu'ils sont soumis à des écrans de TV absolument partout (centres commerciaux, musées...).
Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 02/04/2019 à 11:47
Citation Envoyé par sebastiano Voir le message
Parce que tu n'es pas addict aux épinards. Une personne lambda peut devenir addic à n'importe quoi. Il y en a qui ne peuvent plus se passer de sport (même si ça leur bousille les articulations), d'autres du chocolat, d'autres du soda... c'est sans limites.
Normalement la dépendance ça vient avec des histoires d'hormones dans le cerveau et de récompenses.
Donc oui il est tout à fait possible de devenir accro au sport. (endorphine, dopamine, etc)
Tous les sports n’abîment pas les articulations (genre le vélo ça va), mais sinon je conseille de prendre des Peptide de Collagène avant d'avoir mal. (tout le monde devrait prendre du Peptan, les gens ont souvent des carences en collagène)

Mais sinon ouais ce qui donne du plaisir peut rendre accro, donc ça marche pour le soda, théoriquement ça doit fonctionner avec les épinards, mais ça doit être rare...

Citation Envoyé par sebastiano Voir le message
Un peu de console de temps en temps ne fait pas de mal, mais pour des enfants de moins de 6 ans, le mieux c'est pas de console du tout. Ils auront tout le temps de découvrir les joies du jeu vidéo modéré en temps utile.
Perso à 6 ans je jouais à la NES, mais bon j'avais des frères et sœurs plus grand que moi.
Bon c'est vrai que 6 ans c'est tôt encore, mais bon c'était pour dire que la NES c'était moins dangereux qu'une tablette connecté au wifi.
Avatar de Sebajuste
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 02/04/2019 à 11:51
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message

Les épinards ne sont pas tellement addictif, alors que le jeuxvidéo peut l'être.
C'est à la fois vrai et faux... Tout dépend ici de ce que l'on entend par "jeux vidéo", c'est là que la différence est subtile...

Si on considère le jeux vidéo en tant que gameplay, graphisme, univers, etc... le jeu vidéo n'est pas addictif. Fortnite, c'est juste des joueurs qui se battent dans une arène avec un seul vainqueur. Ce genre de jeu n'a jamais rendu addictif.

Si par contre, on y intègre le système de récompense, de lootbox, et du hasard... là on tombe dans le "jeu" et toutes les mécaniques associées. Les réglages du % de chance d'avoir telles récompenses ne sont jamais définies au hasard. Et c'est ça qui rend addict !
Mais pour moi, on est plus dans le jeu vidéo là... on est au casino !

Les parents sont en bonne partie responsable, car ça prouve (encore!) qu'ils ne s’intéressent pas à ce qu'il achète / laisse jouer pour leurs enfants (encore plus vrai quand le jeux vidéo est un free-to-play, à l’instar de Fortnite).
S'ils savaient qu'il intègre des fonctionnalités de jeu, la donne ne serait peut-être pas la même.
Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 02/04/2019 à 12:02
Citation Envoyé par Sebajuste Voir le message
Si on considère le jeux vidéo en tant que gameplay, graphisme, univers, etc... le jeu vidéo n'est pas addictif. Fortnite, c'est juste des joueurs qui se battent dans une arène avec un seul vainqueur. Ce genre de jeu n'a jamais rendu addictif.
Quand tu joues à un RPG et que tu bas des ennemis, tu reçois des points d’expérience et pour le cerveau c'est une récompense. (ya des gens qui ont beaucoup joué aux MMORPG)
Depuis le moment où ya eu des scores dans les jeux d'arcade, il y a une histoire de récompense.
Même dans Pac Man quand il y a un fruit, c'est une récompense.

Ça marchait déjà comme ça avec les jeux d'argents :

Dossier Jeu : Addiction sans drogue : le cerveau prend goût au jeu
Avatar de Sarénya
Membre régulier https://www.developpez.com
Le 02/04/2019 à 12:20
Citation Envoyé par Sebajuste Voir le message
Si par contre, on y intègre le système de récompense, de lootbox, et du hasard... là on tombe dans le "jeu" et toutes les mécaniques associées. Les réglages du % de chance d'avoir telles récompenses ne sont jamais définies au hasard. Et c'est ça qui rend addict !
Mais pour moi, on est plus dans le jeu vidéo là... on est au casino !
Fortnite n'a rien qui le rapproche du hasard pour l'obtention des récompenses, pas de loot box et toute récompenses de progression est connue dès le début, pas de surprise/hasard.
Il est encore bien loin des pratiques utilisées par énormément de jeux mobiles.
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